Obama galvanise les troupes démocrates en Floride

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«Quand j'ai dit que le sort de la république était entre vos mains, je ne plaisantais pas», a dit le président Obama à Chapel Hill, ville étudiante de Caroline du Nord, l'un des États qui peuvent faire basculer l'élection.

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Agence France-Presse
Washington

À cinq jours d'une élection présidentielle américaine qui suscite curiosité et perplexité à travers le monde, le camp démocrate, Barack Obama en tête, se mobilisait jeudi derrière Hillary Clinton, qui a vu fondre son avance sur Donald Trump dans les sondages.

Inquiète d'une possible apathie électorale, en particulier au sein de la communauté afro-américaine, l'équipe de campagne de la candidate a fait une annonce-choc : lundi soir, à la veille de l'ouverture des bureaux de vote, Bill et Hillary Clinton, Barack et Michelle Obama se retrouveront ensemble sous les projecteurs à Philadelphie, ville chargée de symboles.

M. Obama s'est chargé, lui, avec un réel enthousiasme et un plaisir évident, de galvaniser les troupes dans ce qui sera peut-être l'État le plus crucial du scrutin du 8 novembre : la Floride.

«Il y a des moments où le cours de l'histoire peut changer. Ils ne se présentent pas si souvent [...] celui-ci en est un», a lancé à Miami le 44e président des États-Unis, qui quittera le pouvoir le 20 janvier. Évoquant ses adversaires de 2008 et de 2012 (John McCain et Mitt Romney), il a souligné combien la situation était différente avec Donald Trump. «Il s'agit de quelqu'un qui abîmerait notre démocratie», a-t-il affirmé.

M. Obama a longuement ironisé sur l'homme d'affaires new-yorkais, son parcours, son attitude, son style : «Vous ne voulez pas confier les armes nucléaires à quelqu'un qui prend la mouche à cause d'un sketch humoristique de Saturday Night Live

Le dernier sondage CBS-New York Times publié jeudi crédite l'ancienne secrétaire d'État, 69 ans, d'un score de 45 % contre 42 % pour l'homme d'affaires de New York, 70 ans. Le précédent sondage, publié mi-octobre, lui donnait une avance de neuf points.

L'écart entre les deux candidats s'amenuisent. Ici, un... (AFP) - image 2.0

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L'écart entre les deux candidats s'amenuisent. Ici, un singe placé entre deux pancartes à l'effigie des candidats tente de prédire le résultat des élections. Il a choisi Trump.

AFP

Le sondage confirme une division très nette au sein de l'électorat : Mme Clinton a un solide avantage de 14 points chez les femmes, M. Trump une nette avance de 11 points chez les hommes.

Fébriles à l'idée d'une présidence Trump, les Bourses asiatiques et européennes étaient orientées légèrement à la baisse jeudi après déjà un net repli mercredi.

«Les marchés vont continuer à observer à la loupe tous les rebondissements de la campagne et la moindre inflexion dans les sondages», a noté Kit Juckes, analyste à la Société Générale.

Repère encourageant cependant pour Hillary Clinton, qui espère devenir la première femme présidente de l'histoire, 24 ans après l'élection de son mari Bill : les modèles du New York Times et du site FiveThirtyEight lui prédisent toujours la victoire, avec respectivement 86 % et 67 % de probabilité.

En 2012 à la même époque, Barack Obama, qui visait un deuxième mandat, et Mitt Romney étaient au coude-à-coude dans les sondages : le président démocrate l'avait finalement emporté avec une confortable avance de quatre points.

Facteur intéressant dans un festival d'invectives et d'accusations que les deux candidats se renvoient à la figure, plus de 6 Américains sur 10 affirment avoir fait leur choix et assurent que la cascade de «révélations» plus ou moins fracassantes de ces derniers jours ne les fera pas changer d'avis.

Melania Trump, le retour

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Melania Trump, épouse de l'homme d'affaires, a fait jeudi son retour en pleine lumière dans la campagne, avec un discours visant à adoucir l'image du candidat républicain.

AP

Longtemps à la peine dans les sondages, Donald Trump, qui a trouvé un second souffle depuis la relance vendredi de l'enquête du FBI sur les courriels non sécurisés d'Hillary Clinton, est de nouveau revenu en Floride, où la victoire de George W. Bush s'était jouée à quelques centaines de voix en 2000. Hillary Clinton «ne devrait même pas être autorisée à être à la présidence», a-t-il lancé à Jacksonville, revenant très longuement sur l'affaire des courriels. Le magnat de l'immobilier s'en est aussi pris directement à Barack Obama, qui a fait campagne lui aussi dans cette ville dans l'après-midi : «Il est ici en campagne pour Hillary-la-crapule, pourquoi n'est-il pas à son bureau en train de créer des emplois pour les Américains?»

Quasi-muette depuis son discours lors de la convention républicaine de juillet, Melania Trump, épouse de l'homme d'affaires, a fait jeudi son retour en pleine lumière dans la campagne, avec un discours visant à adoucir l'image du candidat républicain. Promettant, si elle devenait première dame, de défendre avec passion «les femmes et les enfants», l'ancienne mannequin d'origine slovène s'est aussi attardée sur l'évolution de la société américaine. «Nous devons trouver une meilleure façon de nous parler, d'être en désaccord, de nous respecter», a déclaré l'épouse du candidat populiste qui multiplie depuis des mois insultes, attaques et menaces envers son opposante, les médias, et ses détracteurs en général. «Notre culture est devenue trop agressive, trop brutale, en particulier envers les enfants et les adolescents», a-t-elle ajouté.

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