Ça passe ou ça casse pour Trump en Floride

Donald Trump, qui promet de faire mentir les... (AP, Stephen M. Dowell)

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Donald Trump, qui promet de faire mentir les sondages prédisant sa défaite, aura finalement consacré trois jours d'affilée à courtiser les électeurs du «Sunshine State». Il a notamment animé une réunion de campagne à Sanford, près d'Orlando.

AP, Stephen M. Dowell

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Agence France-Presse
Coconut Creek, Floride

Hillary Clinton et Donald Trump ont jeté mardi toutes leurs forces dans la bataille pour la Floride, État crucial que le candidat républicain ne peut se permettre de perdre.

La candidate démocrate a tenu une réunion à Coconut Creek, avant de partir vers Miami pour une collecte de fonds. Mercredi, elle continuera de sillonner la Floride, à Lake Worth et Tampa.

De son côté, après deux réunions de campagne lundi à St. Augustine et Tampa, M. Trump en a animé une autre mardi à Sanford, près d'Orlando, et il devait poursuivre dans la foulée à Tallahassee, la capitale de l'État, avec une assemblée à 18h.

Attaques sur l'«Obamacare»

Le candidat populiste a concentré ses attaques sur l'«Obamacare», le système de couverture santé voulu par le président Barack Obama, au sujet duquel les Américains ont appris qu'ils devraient payer l'année prochaine en moyenne 25 % de plus pour les primes d'assurance. «Je vous débarrasserai de cette loi catastrophique et la remplacerai par des options offrant le choix, la liberté, de façon abordable», a assuré M. Trump.

Le milliardaire, qui promet de faire mentir les sondages prédisant se défaite, aura finalement consacré trois jours d'affilée à courtiser les électeurs du «Sunshine State».

La péninsule ensoleillée du sud-est des États-Unis a souvent été décisive pour la présidentielle américaine. Personne n'a oublié que là s'est jouée l'élection ultra-controversée de 2000, finalement attribuée à George W. Bush au détriment d'Al Gore.

Seize ans plus tard, la Floride sera pour Donald Trump synonyme de ça passe ou ça casse. La perte de cet État enterrerait ses derniers espoirs et ouvrirait pour sa rivale démocrate une autoroute vers la Maison-Blanche.

Le camp de sa rivale est tout aussi conscient de l'enjeu. «On ne prévoit pas de perdre en Floride. C'est le premier de tous les lots», a déclaré mardi Jennifer Palmieri, directrice de la communication de l'équipe Clinton.

Le président Obama a de son côté fait savoir mardi qu'il retournerait vendredi en Floride soutenir son ex-secrétaire d'État.

«J'adore la Floride»

Trump, qui possède le complexe hôtelier Mar-a-Lago à Palm Beach, aime présenter la Floride comme son deuxième lieu de résidence.

«J'adore la Floride», a-t-il répété lundi. «J'y suis tout le temps.»

Mais cette déclaration d'amour n'empêche pas les nuages de s'accumuler pour lui et, dans cette région littorale fréquemment menacée par les ouragans, M. Trump est menacé d'être balayé par Hillary Clinton.

Les derniers sondages portant sur la Floride accordent en moyenne une avance de quatre points à l'ancienne secrétaire d'État, qui peut compter sur l'important soutien des Américains d'origine hispanique.

Selon les experts, une forte participation des électeurs pourrait se traduire par un raz-de-marée démocrate. À l'inverse, seul un bas taux de participation permettrait à Donald Trump de renverser la vapeur et créer la surprise.

«Plus la participation sera forte, plus nous ferons entendre quel pays nous sommes et quel avenir nous souhaitons bâtir ensemble», a d'ailleurs lancé mardi Hillary Clinton à Coconut Creek.

Mais là n'est pas le seul motif d'inquiétude pour le camp républicain. Les votes par correspondance, qui sont traditionnellement un point fort du Grand Old Party en Floride, en sont un autre. Les premières tendances montrent en effet une nette hausse de la participation des démocrates par rapport à 2012, même si le Parti républicain, qui s'appuie sur des légions d'électeurs retraités conditionnés à voter ainsi de façon anticipée, reste en tête.

Le scrutin rend les écoles nerveuses

Les revendications, les menaces et les débats émotifs suscités par la course présidentielle aux États-Unis ont amené certaines communautés à déplacer les bureaux de scrutin hors des écoles et à annuler les cours le jour de l'élection. Certains intervenants craignent que la rhétorique parfois haineuse de la campagne ne provoque des altercations et même de la violence dans les couloirs des écoles, ce qui pourrait mettre en danger les étudiants.

«Si quelqu'un pouvait s'asseoir ici et dire qu'il ne croit pas qu'il s'agit d'une élection controversée, alors il ne suit pas beaucoup [la campagne]», a affirmé Ed Tolan, chef de police à Falmouth, une petite communauté du Maine. M. Tolan a décidé d'annuler les cours le 8 novembre et de renforcer la sécurité ce jour-là.

Rumeurs de fraudes

Certaines de ces inquiétudes tiennent leur source des allégations de fraude électorale martelées par le candidat républicain, Donald Trump, qui a appelé ses partisans à surveiller les bureaux de scrutin. Les intervenants des écoles redoutent des affrontements qui pourraient éclater entre les soi-disant observateurs et les électeurs.

Alpay Blakir est soulagé que son fils de 8 ans ne soit pas à l'école le 8 novembre prochain alors que son école servira de bureau électoral. «Si ce sera aussi chaotique qu'ils le prédisent, c'est une bonne chose. Les enfants devraient être tenus à l'écart», a-t-il soutenu.

Les écoles sont souvent choisies pour héberger des bureaux de scrutin puisqu'elles disposent de grands stationnements et qu'elles sont souvent situées au centre d'un district. Il est difficile d'évaluer combien de bureaux de scrutin ont déménagé hors des écoles étant donné que le système électoral américain est très décentralisé.

Or, plusieurs représentants locaux ont confirmé que les bureaux avaient déménagé ou que des classes avaient été annulées - notamment en Illinois, au Maine, au Nebraska, au New Hampshire, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin.  AP

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