Clinton se pose en rassembleuse optimiste

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Lors de son passage à Cleveland, vendredi, Hillary Clinton a accusé son adversaire de «menacer la démocratie».

AFP, Robyn Beck

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Associated Press
Cleveland

Hillary Clinton a accusé vendredi Donald Trump d'être une «menace» pour la démocratie et s'est posée en rassembleuse optimiste, à 18 jours de l'élection présidentielle américaine.

La démocrate a fait monter la pression contre son adversaire républicain dans les États clés de la présidentielle avec une publicité chargée en émotions. Donald Trump s'est pour sa part engagé à miser le tout pour le tout dans les trois dernières semaines de campagne pour être fier du résultat, quel qu'il soit.

Les candidats à la présidence se sont repliés sur leurs arguments habituels, vendredi, après qu'ils eurent participé conjointement à un événement caritatif, la veille. Le gala de jeudi soir est par ailleurs devenu le théâtre d'attaques personnelles - une véritable métaphore pour cette course à la Maison-Blanche impitoyable.

Pub avec Khirz Khan

La nouvelle publicité télévisée de Mme Clinton présente Khirz Khan, le père endeuillé qu'avait fustigé M. Trump après son apparition à la convention démocrate. Dans cette publicité d'une minute, M. Khan raconte l'histoire de son fils, le capitaine Humayun Khan, qui a perdu la vie au combat, en Irak. Il y interpelle directement le candidat républicain, lui demandant si son fils - un musulman - aurait sa place dans «ses États-Unis».

Du côté du camp républicain, l'attention s'est tournée vers Michelle Obama, qui est devenue une précieuse alliée de Mme Clinton. La première dame, l'une des démocrates les plus appréciées au pays, a longtemps dédaigné les apparitions dans le cadre de campagnes électorales. Plus récemment, elle a cependant multiplié les discours, critiquant avec virulence le comportement de Donald Trump face aux femmes.

Lors d'un rassemblement en Caroline du Nord, le magnat de l'immobilier a fait ressurgir un commentaire grinçant qu'elle avait émis alors que son mari faisait campagne, en 2008.

Michelle Obama avait alors dit: «Si tu ne peux pas gérer ta propre maison, tu ne peux certainement pas gérer la Maison-Blanche», faisant référence aux relations extraconjugales de Bill Clinton.

Donald Trump, normalement débordant d'assurance, s'est montré sincère quant à la possibilité qu'il perde les élections - une perspective qui s'avère de plus en plus probable tandis que la candidate démocrate creuse son avance dans les États qui comptent de nombreux électeurs indécis.

M. Trump dit consigner le plus d'événements possible à son agenda d'ici à ce que les Américains soient appelés aux urnes. Il pense ainsi qu'il n'aura ménagé aucun effort pendant cette campagne, même s'il sort perdant du scrutin du 8 novembre prochain.

L'ancienne vedette de la téléréalité s'était attiré les foudres de son adversaire, mercredi, en affirmant à l'occasion du troisième et dernier débat qu'il ne concéderait pas forcément la victoire.

Menace pour la démocratie

Lors de son passage à Cleveland, vendredi, Mme Clinton l'a accusé de «menacer la démocratie», ajoutant que les Américains savent distinguer le «leadership» de la dictature.

M. Trump s'est défendu en précisant qu'il se réserve le droit de contester les résultats s'il juge qu'ils ne sont pas assez clairs. Le milliardaire a déjà suggéré que l'élection présidentielle était truquée contre lui, invitant ses partisans à surveiller les bureaux de vote.

Ranimant la controverse, le Kremlin cherche à envoyer des délégués russes dans trois États le jour du vote, afin d'«étudier l'approche américaine en matière d'organisation et de déroulement du scrutin».

Des piratages informatiques dans le camp démocrate ont soulevé des inquiétudes quant à d'éventuelles perturbations russes dans le processus électoral. Ces craintes formulées par Washington ont alimenté les allégations selon lesquelles le président Vladimir Poutine appuie le candidat républicain.

Alors que le vote par anticipation est déjà entamé dans plus de 30 États, Hillary Clinton cherche à attirer les électeurs qui hésitent toujours à donner leur voix à Donald Trump.

En visite en Ohio, l'ancienne secrétaire d'État s'est dite consciente que certains électeurs s'interrogent toujours à son sujet. Elle a affirmé vouloir répondre à leurs questions afin de mériter leur vote. Avec AFP

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