Clinton se fait discrète

Hillary Clinton discute avec Ellen Degeneres pendant une... (AP, Andrew Harnik)

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Hillary Clinton discute avec Ellen Degeneres pendant une pause commerciale lors de l'enregistrement de l'émission de télévision The Ellen Show, jeudi.

AP, Andrew Harnik

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

À moins d'un mois de l'élection présidentielle américaine, la favorite se fait volontairement discrète. Hillary Clinton n'a plus de réunions prévues pendant plusieurs jours, laissant Donald Trump se débattre seul dans un cycle infernal de polémiques.

Le républicain continue sa furieuse campagne pour répliquer au déluge d'accusations de comportement déplacé ou d'agression sexuelle formulées par plusieurs femmes depuis le week-end dernier, après l'exhumation d'une vidéo accablante de 2005.

Le milliardaire républicain accuse les médias de se liguer contre lui, et son entourage prévoit de contre-attaquer vendredi. L'homme d'affaires a menacé de poursuites judiciaires le New York Times, qui a publié deux témoignages détaillés de femmes accusant Donald Trump d'attouchements.

«Avant la fin de la journée, des preuves seront rendues publiques pour remettre en cause ces allégations», avait promis Mike Pence, le colistier de Donald Trump, sur la chaîne CBS.

Sûre de son avantage

Par contraste, la candidate démocrate à la Maison-Blanche fait campagne quasiment comme une présidente sortante, sûre de son avantage. Il y a quatre ans jour pour jour, le candidat républicain Mitt Romney faisait deux grandes réunions. La même semaine, il en faisait 11 au total. Hillary Clinton? Seulement cinq, rassemblées entre lundi et mercredi.

Depuis jeudi, elle participe à des réunions de collectes de fonds sur la côte ouest, et a accordé une entrevue pour l'émission d'Ellen DeGeneres à Los Angeles. «Je ne veux pas que les gens croient que cette élection est finie, car tout a été si imprévisible jusqu'à présent. Mais je ne tiens rien pour acquis. Nous devons travailler très dur dans les trois prochaines semaines et demie», a-t-elle dit à la présentatrice vedette.

Son calendrier dit l'inverse. Sa prochaine apparition publique pourrait n'être que le troisième et dernier débat contre Donald Trump, mercredi prochain à Las Vegas.

Le Parti républicain restait profondément divisé sur l'attitude à adopter face à leur porte-flambeau.

De nombreux élus inquiets pour leur réélection au Congrès le 8 novembre ont pris leurs distances avec Donald Trump, mais certains ont fait marche arrière en affirmant qu'ils voteraient malgré tout pour lui afin de stopper Hillary Clinton, ou d'empêcher la Cour suprême de tomber à gauche, puisque le successeur de Barack Obama pourrait y nommer un ou plusieurs juges.

«Ça suffit»

Le président républicain de la Chambre des représentants, l'ambitieux Paul Ryan, était vivement critiqué par la frange la plus à droite du monde conservateur pour sa dénonciation offusquée de Donald Trump.

Il tente de sauver sa majorité au Congrès en avertissant les électeurs du risque de dérive «progressiste» posé par le Parti démocrate. Son message: votez républicain aux législatives qui auront lieu en même temps que la présidentielle.

«Il est important de prendre du recul en considérant les véritables enjeux de cette élection», devait-il déclarer vendredi dans un discours. «Derrière l'ignominie (de la campagne) se trouve un débat de longue date entre deux philosophies de gouvernement: l'une respecte les principes fondateurs de notre pays, comme la liberté et l'égalité, et l'autre chercher à la remplacer.»

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