Le torchon brûle entre Trump et le Parti républicain

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La guerre de mots entre Donald Trump et les dirigeants du Parti républicain s'est poursuivie, mardi, le candidat accusant notamment le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan d'avoir «manqué de loyauté».

AFP, Dominick Reuter

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Associated Press
Washington

Le Parti républicain était menacé d'implosion mardi sous les coups répétés de Donald Trump accusant ses pairs de torpiller sa candidature, tandis que le président Barack Obama faisait campagne pour Hillary Clinton afin de l'aider à conforter son avantage.

Le milliardaire républicain a accusé l'homme fort du Congrès, Paul Ryan, d'avoir «manqué de loyauté» quand il a annoncé lundi qu'il ne le défendrait plus, de peur de perdre non seulement la course à la Maison-­Blanche, mais aussi le contrôle du Congrès.

La campagne du républicain a subi un tournant depuis la publication vendredi d'une vidéo de 2005 où il tient des propos dégradants à l'égard des femmes, perdant le soutien de plusieurs ténors du parti ainsi que des points dans les sondages.

Le magnat de l'immobilier s'est cependant réjoui «qu'on lui ait enlevé les menottes». «Je peux maintenant me battre pour l'Amérique comme je veux», a affirmé le candidat qui, un temps, avait songé à se présenter comme indépendant et a des relations notoirement difficiles avec la direction du parti.

Bride lâchée, Trump s'en est pris au très respecté sénateur John McCain, le qualifiant de «grossier». Il «m'a supplié de le soutenir pendant ses primaires. Je l'ai fait et il a gagné, puis il m'a lâché à cause des remarques de vestiaire!» s'est fâché le controversé candidat de 70 ans.

Des partisans de Donald Trump dérangent un discours... (AP) - image 2.0

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Des partisans de Donald Trump dérangent un discours de Paul Ryan au Wisconsin.

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Ton belliqueux

Son équipe de campagne a elle aussi adopté un ton belliqueux dans une publicité s'en prenant à la santé de Mme Clinton. Entre défilés nord-coréens et prisonniers du groupe État islamique, on y voit l'ancienne secrétaire d'État qui tousse puis qui chancelle après son malaise le 11 septembre.

Le candidat a certes tenté, lors de sa très violente joute télévisée dimanche contre sa rivale démocrate, de recoller les morceaux de deux semaines de controverses continues sur ses impôts et son comportement machiste, le président du parti, Reince Priebus, lui réitérant son soutien.

Mais la victoire à la présidentielle s'annonce difficile, a reconnu Donald Trump lui-même mardi, en accusant son propre camp. «C'est dur de bien faire quand Paul Ryan et les autres vous apportent zéro soutien!»

Il a même estimé que les démocrates étaient «beaucoup plus loyaux entre eux» que les républicains.

La pression montait parallèlement pour que d'autres déclarations compromettantes de Donald Trump soient rendues publiques, notamment celles qu'il aurait tenues quand il a animé l'émission de téléréalité The Apprentice.

Donald Trump a prévenu que si d'autres vidéos de lui étaient exhumées, il continuerait à parler des frasques sexuelles de Bill Clinton, comme il l'avait fait lors du débat présidentiel, où il avait invité des accusatrices de l'ancien président.

Gore entre dans la campagne

L'ancienne Première dame a chaleureusement accueilli Al Gore,... (AFP) - image 3.0

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L'ancienne Première dame a chaleureusement accueilli Al Gore, avec lequel les relations étaient plutôt froides durant la présidence de son mari.

AFP

Les fractures ouvertes au sein du Parti républicain tranchaient avec la démonstration de force de la famille démocrate, qui sillonnait mardi les régions les plus disputées de la carte électorale.

L'ancienne première dame est sur une pente ascendante depuis deux semaines. Elle a accru son avance dans les sondages, recueillant en moyenne 44,7 % des intentions de vote contre 40 % pour Donald Trump.

Al Gore, candidat malheureux à la présidentielle de 2000, a lancé mardi un avertissement aux éventuels abstentionnistes du prochain scrutin : «Votre voix compte vraiment, vraiment, vraiment.»

«J'en suis la preuve vivante», a plaisanté l'ancien vice-président de Bill Clinton, lors d'une réunion publique à Miami, en Floride, en compagnie de Hillary Clinton, faisant référence à sa défaite en en 2000 contre George W. Bush, élection dont le résultat n'avait été confirmé par la Cour suprême des États-Unis que 35 jours après la tenue du scrutin.

Al Gore, dont les relations avec Hillary Clinton étaient froides lorsque Bill Clinton occupait la Maison-Blanche, n'a apporté son soutien à l'ancienne première dame qu'au dernier moment, cet été, et il ne s'est pas rendu au congrès démocrate.

Après de nouveaux piratages, l'équipe Clinton dénonce l'axe Trump-WikiLeaks-Moscou

Le président de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta, a accusé mardi Julian Assange, le créateur du site WikiLeaks, de faire le jeu de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, accusant Moscou d'avoir piraté ses courriels dans le même but.

WikiLeaks a publié depuis vendredi des milliers de messages piratés du compte personnel de John Podesta, sur la messagerie Gmail. Sans révélation tonitruante, cette fuite massive lève toutefois un coin de voile sur les secrets de fabrication de la candidate Clinton.

Détail révélateur, selon lui, les messages ont été publiés vendredi soir, peu après l'exhumation par le Washington Post d'une vidéo-choc de Donald Trump datant de 2005 et le montrant en train de tenir des propos salaces sur les femmes.

«Ce n'est pas une coïncidence que quelques minutes après la sortie de la vidéo, ils aient décidé que ce serait leur réplique pour détourner l'attention du public des choses ignobles dites par Donald Trump dans cette vidéo», a dit John Podesta aux journalistes qui l'accompagnaient dans l'avion de la candidate, entre Miami et New York.

«Je n'ai aucun moyen de savoir si M. Assange a tenté d'aider M. Trump, ou s'il y avait une coordination. Je trouve seulement que la coïncidence est très curieuse que cela se soit produit au moment où la température approchait l'ébullition» pour Donald Trump, a poursuivi John Podesta.

Le FBI a confirmé à M. Podesta enquêter sur ce piratage dans le cadre des investigations en cours sur le piratage du parti démocrate, et relevé que les services de renseignements américains avaient officiellement accusé vendredi dernier Moscou d'être derrière le pirate en question, baptisé Guccifer 2.0.

Ce haut responsable de l'équipe d'Hillary Clinton a pointé du doigt un proche de Donald Trump, Roger Stone, comme assurant le lien entre Julian Assange et Donald Trump.

Comme le font de nombreux démocrates, il accuse Donald Trump de défendre une politique étrangère «plus proche de celle de la Russie que des États-Unis», en voulant pour preuve les déclarations du républicain hostiles à l'OTAN, ou son indulgence face à l'annexion russe de la Crimée.

Les messages de ce grand professionnel de la politique, ancien des Maisons-Blanches de Bill Clinton et Barack Obama, sont décortiqués par les médias américains depuis vendredi.

On y découvre de longs échanges des conseillers de la candidate sur le dosage idéologique d'un discours pour satisfaire la gauche du parti démocrate (sur la finance) ou la formulation d'un tweet (sur l'affaire de son serveur privé), un jeu d'équilibriste permanent et habituellement caché à la vue du public.  Avec AFP

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