Al Gore de retour, pour aider Hillary Clinton

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L'ancienne Première dame est sur une pente ascendante depuis deux semaines, mais ne veut rien laisser au hasard.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
White Plains

Il y a seize ans, Al Gore perdait l'élection présidentielle américaine à quelques centaines de voix près. Mardi, c'est cette cruelle leçon qu'il livrera aux Américains qui hésitent à voter pour Hillary Clinton.

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En plus d'être un excellent porte-parole sur le climat, une priorité politique d'Hillary Clinton, Al Gore permettra peut-être de toucher les jeunes électeurs qui préféraient l'idéalisme de Bernie Sanders au froid pragmatisme de la candidate démocrate.

Robin van Lonkhuijsen, archives anp/AFP

L'ancien vice-président de Bill Clinton revient mardi sur les lieux du crime, en Floride, l'État où l'élection présidentielle de 2000 a plongé dans le chaos. Les premiers résultats furent si serrés que des dépouillements nouveaux furent ordonnés, dans une atmosphère de guérilla judiciaire, avant que la Cour suprême ne déclare vainqueur le républicain George W. Bush 35 jours après l'élection.

Depuis, Al Gore s'est retiré de la politique, trouvant une nouvelle cause dans la lutte contre le réchauffement climatique.

C'est pour toutes ces raisons que l'équipe Clinton a appelé ce co-lauréat 2007 du Nobel de la paix, aujourd'hui âgé de 68 ans (il a cinq mois de moins qu'Hillary Clinton).

L'entourage de la démocrate confirme sa «triple utilité»: il est un excellent porte-parole sur le climat, une priorité politique d'Hillary Clinton; il permettra peut-être de toucher les jeunes électeurs qui préféraient l'idéalisme de Bernie Sanders au froid pragmatisme de la candidate; et il est la preuve vivante que chaque voix compte.

«Souvenez-vous d'Al Gore», a lancé vendredi dernier l'actuel vice-président américain, le démocrate Joe Biden, en campagne en Pennsylvanie. «Ne vous réveillez pas le 9 novembre en découvrant qu'on a perdu la Pennsylvanie à 2000 voix près».

L'ancienne Première dame est sur une pente ascendante depuis deux semaines, mais ne veut rien laisser au hasard.

L'état-major démocrate s'affole face à la relative popularité du candidat libertarien Gary Johnson. Selon les sondages, il recueille en moyenne 7% des intentions de vote, principalement grâce aux moins de 30 ans, ce qui en ferait le candidat tiers le plus haut depuis Ross Perot dans les années 1990.

«La vérité est qu'Hillary Clinton ou son adversaire sera élu président cette année. Et si vous votez pour quelqu'un d'autre qu'Hillary, ou si vous ne votez pas du tout, alors vous donnez un coup de pouce à l'adversaire d'Hillary», a averti Michelle Obama en septembre.

Les derniers milles du marathon

Mardi, c'est une armada présidentielle qui fera campagne dans les régions les plus disputées de la carte électorale.

Pendant qu'Hillary Clinton et Al Gore se retrouveront en réunion à l'université Miami Dade College à, l'ancien président Bill Clinton sillonnera la Floride pour une tournée en autocar. Et Barack Obama ira lui-même en Caroline du Nord, à Greensboro, pour un discours.

Le président américain sortant a tout intérêt à voir lui succéder en janvier 2017 Hillary Clinton, qui a promis de défendre son bilan et d'approfondir ses réformes progressistes, notamment sur la santé, l'immigration et l'environnement.

«Si vous votez pour le candidat d'un parti qui n'a aucune chance de l'emporter, c'est un vote pour Trump», a dit Barack Obama le 28 septembre dans une émission de radio.

Parti républicain fracturé

La démonstration de force de la famille démocrate, toute la semaine, tranche avec les fractures ouvertes au sein du parti républicain.

Alors que les démocrates déroulent méthodiquement leur plan pour faire inscrire les électeurs sur les listes et maximiser la participation jusqu'au 8 novembre, l'équipe Trump se disperse pour éteindre de multiples départs de feu, après deux semaines de controverses continues sur les impôts du candidat et son comportement machiste.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a admis lundi que la Maison Blanche était sans doute perdue, et que sa mission était désormais de conserver la majorité républicaine du Congrès pour établir un contre-pouvoir à une présidente Hillary Clinton.

«Je finirai peut-être en boitant, mais j'irai jusqu'à la fin», a pourtant lancé, d'un air de défi, Donald Trump lundi soir devant des milliers de partisans chauffés à blanc en Pennsylvanie.

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