Cinq moments clés du deuxième débat

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Les deux candidats à la présidentielle américaine se sont opposés dimanche.

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Agence France-Presse

Les deux candidats à la présidentielle américaine se sont opposés dimanche dans un débat à la virulence inédite dans l'histoire politique américaine.

En voici les cinq moments clés :

Trump lance une bombe

Dans un rebondissement qui annonçait le ton exceptionnellement corrosif des échanges à venir, Donald Trump a organisé une courte conférence de presse, juste avant le débat, avec trois femmes accusant Bill Clinton de les avoir agressées sexuellement, et une quatrième assurant que Hillary Clinton avait aidé à faire libérer son violeur présumé quand elle était jeune avocate.

«M. Trump a peut-être dit des grossièretés, mais Bill Clinton m'a violée et Hillary Clinton m'a menacée», a accusé l'une des femmes, Juanita Broaddrick.

Les quatre femmes ont ensuite assisté, à l'invitation du camp Trump, au débat dans le public où se trouvait aussi Bill Clinton. Et le milliardaire a repris leurs accusations dès le début des échanges.

«Bill Clinton a abusé de femmes», a lancé Donald Trump. «Il n'y a jamais eu dans l'histoire de la politique de cette nation quelqu'un qui ait autant abusé des femmes.»

À son arrivée, l'ancien président a salué l'épouse de Donald Trump et ses enfants, leur serrant la main. La fille des Clinton, Chelsea, a évité ces échanges de politesse en prenant sa place quelques minutes plus tard. Les deux candidats, eux, ne se sont pas serrés la main à l'ouverture du débat.

Discussions de vestiaires

Donald Trump a minimisé ses propos datant de 2005, dans lesquels il se vante d'un comportement relevant du harcèlement sexuel et qui bouleversent sa campagne depuis vendredi.

«Je ne crois pas que vous ayez compris. Il s'agissait de discussions de vestiaires. Je n'en suis pas fier, je me suis excusé auprès de ma famille et des Américain», a répondu le milliardaire au modérateur Anderson Cooper qui l'avait accusé de s'être «vanté d'avoir agressé sexuellement des femmes».

La démocrate Hillary Clinton a elle asséné que les propos du milliardaire ne l'avaient pas surprise.

«Il est évident pour tous ceux qui l'ont entendu que c'est tout à fait lui», a-t-elle lancé. «Nous l'avons vu insulter des femmes, nous l'avons vu noter les femmes, sur leur apparence, les classer de un à dix. Nous l'avons vu embarrasser des femmes».

«Vous seriez en prison»

Passant au sujet de l'affaire des emails privés de Hillary Clinton, lorsqu'elle était chef de la diplomatie américaine, Donald Trump a promis de nommer un procureur spécial s'il était élu président pour mener l'enquête sur son opposante.

«Si je gagne, je vais donner l'ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu'il n'y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées», a-t-il affirmé.

Hillary Clinton a réagi,- «c'est vraiment bien que quelqu'un ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargé des lois de notre pays» -, Donald Trump répondant du tac au tac «parce que vous seriez en prison».

La Russie en campagne

Hillary Clinton a accusé la Russie d'essayer d'influencer les élections américaines de novembre en faveur de Donald Trump.

«Jamais dans l'histoire de notre pays nous sommes nous retrouvés dans une situation où un adversaire, un pouvoir étranger, fait tant d'efforts pour influencer le résultat de cette élection», a-t-elle déclaré, affirmant que ces efforts étaient en faveur du candidat républicain.

Washington a ouvertement accusé vendredi Moscou d'essayer d'interférer, grâce à des piratages informatiques, dans le processus électoral américain, nouveau développement spectaculaire dans l'escalade des tensions entre les deux pays sur nombre de dossiers, Syrie en tête.

Le Kremlin a qualifié ces accusations de «foutaises».

Un peu de douceur

Dans un rare moment d'accalmie pour boucler une heure et demie d'un débat tendu, un spectateur a demandé aux candidats de citer un point positif chez leur adversaire.

Hillary Clinton a botté en touche, citant les enfants du milliardaire, «incroyablement capables et dévoués, et je pense que ça en dit long sur Donald».

Le milliardaire a répondu plus personnellement à propos de sa rivale: «Elle n'abandonne pas, elle ne lâche jamais et je respecte cela, je le dis franchement».

«Je suis en désaccord avec la plupart de ce pour quoi elle se bat mais c'est une battante», a-t-il conclu, les deux adversaires se serrant ensuite finalement la main.

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