Donald Trump rattrapé par ses propos machistes

Une affiche à l'effigie du candidat républicain à... (AP, Evan Vucci)

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Une affiche à l'effigie du candidat républicain à la présidentielle américaine est vue dans un ascenseur de la Trump Tower à New York, le 7 octobre.

AP, Evan Vucci

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

À deux jours d'un débat crucial contre Hillary Clinton, Donald Trump a été forcé de présenter vendredi des excuses après la découverte de propos vieux de 11 ans, mais particulièrement dégradants sur les femmes, et condamnés par des ténors républicains.

La fin de la semaine a également vu la publication par WikiLeaks de messages de proches d'Hillary Clinton et d'extraits de discours confidentiels.

«Quand on est une star, elles nous laissent faire. On fait tout ce qu'on veut», dit Donald Trump à un présentateur de télévision, enregistrés à leur insu dans un car avant une émission. Un pouvoir qui inclut, selon le candidat à la Maison-Blanche, la possibilité d'«attraper» les femmes par le sexe, dit-il en employant un terme beaucoup plus cru.

À l'époque, il n'est qu'un homme d'affaires et vedette de télévision à la réputation de coureur de jupons. Il vient d'épouser sa troisième femme, Melania Knauss.

La vidéo a été obtenue et diffusée par le Washington Post et date de 2005. Son authenticité n'a pas été contestée par Donald Trump, qui a pris la décision rarissime de présenter immédiatement ses excuses.

«C'était des plaisanteries de vestiaire, une conversation privée il y a des années. Bill Clinton m'a dit des choses bien pires sur des terrains de golf, sans comparaison. Je m'excuse auprès de tous ceux qui sont blessés», a déclaré le candidat.

Dans la vidéo, le magnat raconte aussi à son acolyte une tentative infructueuse de séduire une femme non nommée.

«J'ai essayé, mais j'ai échoué, je l'admets», dit Donald Trump. «J'ai essayé de me la faire, elle était mariée», ajoute-t-il, en employant un mot vulgaire pour l'acte sexuel.

La conversation continue, puis les deux hommes semblent apercevoir une actrice qui les attend à l'extérieur. «Il faut que je prenne des Tic-Tac au cas où je l'embrasse», dit Donald Trump. «Je suis automatiquement attiré par les belles... je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n'attends même pas».

«On n'est pas en train d'élire un catéchiste», a défendu l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski.

Mais, arrivant à la fin d'une semaine éprouvante pour Donald Trump, en difficulté dans les sondages, la vidéo a consterné jusque dans son camp.

Ryan écoeuré

«Je suis écoeuré par ce que j'ai entendu aujourd'hui», a déclaré Paul Ryan, l'homme fort du Congrès, dans un communiqué cinglant, en l'enjoignant à démontrer «qu'il a plus de respect pour les femmes que cette vidéo ne le suggère».

Et le chef républicain d'annoncer que Donald Trump ne participerait plus à un rassemblement auquel il avait été convié dans son État du Wisconsin samedi - une «désinvitation» proche du camouflet.

«Aucune femme ne mérite d'être décrite dans ces termes ou qu'on lui parle de cette manière. Jamais», a déclaré dans un communiqué cinglant le président du parti républicain, Reince Priebus, pourtant allié à Donald Trump.

La vidéo arrive opportunément pour le camp démocrate, qui s'est fait une spécialité de diffuser en boucle une compilation de déclarations de Donald Trump parlant des femmes. «C'est horrible. Nous ne pouvons pas permettre à cet homme de devenir président», a aussitôt réagi Hillary Clinton sur Twitter.

Les élus de Chicago veulent priver Trump de sa plaque

Les élus de Chicago ne sont pas contents de la façon dont Donald Trump dépeint leur ville: ils veulent le priver de sa plaque de rue en débaptisant «Trump Plaza», qui se trouve devant le gratte-ciel du milliardaire.

Lors du premier débat présidentiel, Donald Trump avait évoqué les milliers de fusillades que connaît Chicago chaque année et se demandait «C'est où ça? Un pays déchiré par la guerre? Mais qu'est-ce qu'on fait?»

De fait, il y a eu 3324 victimes de fusillades depuis le début de l'année et 568 morts par balle, selon une compilation du Chicago Tribune. C'est un record pour les grandes villes américaines.

Mais Chicago c'est aussi une «skyline» avec des gratte-ciel très élégants, le rivage aménagé du lac Michigan est d'une beauté saisissante et la vie culturelle et intellectuelle de la ville est vibrionnante.

La comparaison avec une zone de guerre a donc eu du mal à passer, mais il faudra au moins un mois au conseil municipal avant de voter sur le dévissage de la plaque. D'ici là l'élection, qui se tient le 8 novembre, sera peut-être passée. AFP

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