Clinton tente de stopper sa chute dans les sondages

Levant le pouce en direction des photographes sur... (AFP, Brendan Smialowski)

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Levant le pouce en direction des photographes sur le tarmac, Hillary Clinton est repartie jeudi sur le terrain pour la première fois depuis sa pneumonie.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
WHITE PLAINS, N. Y.

Souriante et plaisantant, Hillary Clinton est repartie jeudi sur le terrain pour la première fois depuis sa pneumonie, désireuse de reprendre l'offensive après quatre jours d'absence et une chute dans les sondages face à Donald Trump.

Levant le pouce en direction des photographes sur le tarmac, Mme Clinton est montée dans son avion. Direction: la campagne qu'elle avait dû abandonner dimanche après l'annonce soudaine de sa maladie.

«Je vais très bien, merci beaucoup», a lancé, tout sourire, la candidate démocrate à la Maison-Blanche aux journalistes qui voyagent avec elle.

L'enjeu est de mobiliser à nouveau l'électorat de gauche et reconquérir au moins une partie de l'avance acquise après les conventions d'investiture de juillet. L'érosion est nette dans plusieurs sondages : de six points d'avance à la mi-août, en moyenne, elle est tombée à moins de deux aujourd'hui.

«J'ai toujours dit que ce serait une élection serrée», a réagi jeudi l'ancienne secrétaire d'État, dans sa deuxième entrevue téléphonique depuis son malaise de dimanche. La voix assurée, elle a longuement discuté de plusieurs sujets d'actualité.

«Je suis contente d'avoir enfin suivi les conseils de mon médecin et pris quelques jours de repos», a-t-elle dit dans le Tom Joyner Morning Show.

Sonnette d'alarme

Son porte-parole, Brian Fallon, a quant à lui déclaré à MSNBC qu'il espérait que l'écart serré mobiliserait les électeurs: pour «les démocrates et les indépendants et certains républicains qui ont décidé que Donald Trump n'est pas qualifié pour être président des États-Unis, et commençaient à penser que les choses vont de soi, j'espère que ces sondages vont leur servir de sonnette d'alarme».

La candidate démocrate à la Maison-Blanche a participé jeudi à une réunion publique à Greensboro, en Caroline du Nord, puis a prononcé un discours à Washington dans la soirée.

Hillary Clinton tente pour ce retour sous les projecteurs de parler d'elle-même plus que de Donald Trump, qui a eu le champ libre toute la semaine, dans le but implicite de rattraper les électeurs qui disent ne plus lui faire confiance.

Ressort-elle affaiblie de ces quelques jours de repos forcé et de polémiques? «Dans les campagnes présidentielles, il se passe parfois des choses imprévisibles», philosophait le porte-parole qui l'accompagne dans tous ses déplacements.

L'incident médical de dimanche l'a forcée à annuler une tournée dans l'ouest du pays et à publier un nouveau bulletin de santé, mercredi. Selon son médecin, l'ancienne première dame, qui aura 69 ans le 26 octobre, est apte à assumer la fonction présidentielle.

Fondations en question

Avec le retour prévu de la démocrate, Donald Trump a abandonné ses airs de gentleman et ouvertement remis en cause le niveau d'énergie de sa rivale, lors d'un rassemblement mercredi soir à Canton, en Ohio.

Après avoir relevé qu'elle était alitée, le milliardaire a demandé à ses partisans, évoquant la chaleur de la salle: «Vous pensez qu'Hillary Clinton serait capable d'être là pendant une heure?»

Politiquement, Hillary Clinton doit surtout effacer sa gaffe sur les électeurs «pitoyables» de Donald Trump. C'est ainsi qu'elle a qualifié la moitié des partisans de son adversaire vendredi dernier lors d'une réception de collecte de fonds à New York, déclenchant un tollé à droite.

Dans le jeu de miroirs de cette campagne électorale, les deux camps utilisent les mêmes techniques de harcèlement. Sur la santé, mais aussi sur les fondations créées par chaque famille.

Les républicains ont longtemps dénoncé les conflits d'intérêts de la fondation caritative Clinton. Aujourd'hui, ce sont les démocrates qui critiquent l'opacité de la comptabilité de la fondation Trump, accusée d'être un outil d'influence politique au service de l'homme d'affaires. La justice de New York s'intéresse à des transactions douteuses.

«Je romprai tous mes liens et ce seront mes enfants et mes directeurs qui géreront l'entreprise», s'est de nouveau engagé Donald Trump, jeudi.

Reste enfin le refus de Donald Trump de publier sa déclaration de revenus, une tradition à laquelle se plient tous les candidats, mais pas une obligation légale.

Trump en «excellente santé», selon son médecin

Le candidat républicain Donald Trump est «en excellente santé», a annoncé jeudi son médecin traitant, détaillant les résultats d'un récent examen médical.

Ce courrier d'une page, transmis par l'équipe de campagne de Trump, précise qu'il pèse 107 kilos (236 livres) pour 1 m 90 (6'3''), détaille son taux de cholestérol (169), triglycérides (61), sa tension artérielle (11,6/7). Il ajoute que sa dernière coloscopie date de juillet 2013 et était normale, tout comme une radio des poumons en avril 2016 et un électrocardiogramme en décembre 2014.

«En résumé, M. Trump est en excellente santé», écrit le médecin Harold Bornstein, le même qui en 2015 avait écrit à la hâte quatre paragraphes pour affirmer que M. Trump serait le président élu en meilleure santé de l'histoire.

La santé des candidats à l'élection du 8 novembre est devenue un enjeu de la campagne, après l'annonce dimanche que Hillary Clinton souffrait d'une pneumonie, soignée depuis par antibiotiques.  AFP

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