Après avoir persisté et signé, Trump plaide le sarcasme

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Alors qu'ils baisse dans les intentions de vote, Trump se montre plus inquiet.

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Josh Lederman
Associated Press
Orlando

Après avoir allégué maintes fois que le président Barack Obama avait littéralement fondé le groupe armé État islamique (EI), Donald Trump a changé de ton, vendredi, affirmant que ses propos étaient teintés de sarcasme.

Dans un message publié au petit matin sur Twitter, le candidat républicain a reproché au réseau CNN d'avoir rapporté «si sérieusement» ses propos sur le président. Il a ajouté en lettres majuscules que le réseau n'avait pas saisi son sarcasme.

Seulement quelques heures plus tôt, le milliardaire disait, sans sarcasme apparent, que le président Obama était le fondateur de l'EI et que Hillary Clinton était «le joueur le plus utile» des extrémistes. M.Trump a répété ces allégations au moins des dizaines de fois dans trois villes depuis mercredi.

En fait, le candidat républicain avait refusé de préciser en entrevue s'il était sérieux ou sarcastique. Jeudi, lorsque l'animateur de radio conservateur Hugh Hewitt a expliqué que le candidat voulait dire que les politiques de Barack Obama avaient préparé le terrain à l'émergence du groupe extrémiste, M. Trump a rejeté cette analyse.

Rares inquiétudes

Donald Trump a rétorqué qu'il croyait vraiment que M. Obama était le fondateur de l'EI.

La controverse a pris toute la place dans la campagne de M. Trump, qui tentait plutôt de promouvoir ses propositions en matière d'économie.

Pour une rare fois, jeudi, le coloré candidat a montré des signes d'inquiétude à quelques mois de l'élection présidentielle de novembre. L'avance des démocrates s'est accrue dans les derniers sondages, et plusieurs républicains influents ont fait savoir qu'ils ne voteraient pas pour le candidat de leur propre parti.

On ne sait pas encore pourquoi M. Trump a décidé de rectifier le tir, vendredi. Mais cette dernière controverse a une fois de plus remis en question sa relation avec la vérité et sa capacité à devenir le commandant en chef des États-Unis.

«Je ne pense pas que les insultes et l'intimidation sont des moyens de faire le travail», a déclaré Hillary Clinton, qui exposait jeudi son plan économique à Warren, au Michigan.

Clinton accentue la pression pour que Trump révèle ses revenus réels

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Hillary et Bill Clinton

AFP

La candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, a publié vendredi sa déclaration de revenus pour l'année 2015, critiquant son adversaire républicain Donald Trump qui refuse toujours de se conformer à cette tradition vieille de plusieurs décennies.

Au fil de leur carrière politique, les Clinton ont publié toutes leurs déclarations de revenus depuis 1977, un fait que les démocrates mettent en avant avec insistance.

Bill et Hillary Clinton ont déclaré 10,6 millions de dollars de revenus en 2015. Ils ont payé 3,6 millions de dollars d'impôt fédéral, selon le document mis en ligne sur hillaryclinton.com.

«Donald Trump se cache derrière de fausses excuses et renie ses promesses passées de publier ses déclarations fiscales», a déclaré Jennifer Palmieri, directrice de la communication de l'équipe de campagne Clinton. «Que cherche-t-il à cacher?»

Les démocrates sous-entendent que le magnat de l'immobilier pourrait payer pas ou peu d'impôt, et gagner moins que ce qu'il affirme.

Le candidat républicain refuse de publier sa déclaration en prétextant le contrôle fiscal dont il est la cible depuis 15 ans. Il affirme que le dépôt obligatoire d'un document de transparence financière auprès de la commission électorale FEC, en mai dernier, est suffisant.

Ce document donne seulement une estimation de ses actifs, dettes et revenus. Donald Trump affirme être à la tête d'une fortune de plus de 10 milliards de dollars, mais ce montant n'a pas pu être vérifié indépendamment. Le magazine Forbes estime sa fortune à environ 4,5 milliards de dollars.

Dans une enquête parue vendredi, le New York Times explique qu'il est possible que Donald Trump profite de nombreuses niches fiscales pour réduire fortement le montant de ses impôts. Ce fut d'ailleurs le cas en 1978 et 1979, quand il ne paya aucun impôt fédéral sur le revenu, selon des documents qu'il avait dû rendre publics en 1981 pour obtenir une licence de casino.

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