Obama passe le flambeau

Le président américain Barack Obama a exhorté mercredi les électeurs à se... (AFP)

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La Presse Canadienne
Philadelphie

Le président américain Barack Obama a exhorté mercredi les électeurs à se ranger derrière la candidate démocrate Hillary Clinton en affirmant qu'elle est la plus apte à continuer son travail.

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Barack Obama a souligné que Hillary Clinton était prête à assurer son rôle de commandante en chef, rappelant qu'ils ont oeuvré main dans la main lors des périodes difficiles. AFP, Mandel Ngan

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M. Obama a été ovationné par les délégués démocrates qui, à son arrivée devant le micro, ont scandé le slogan qui a contribué à sa victoire en 2008: «Yes, we can!».

«Ce soir, je vous demande de faire pour Hillary Clinton, ce que vous aviez fait pour moi. Je vous demande de l'appuyer de la même façon que vous m'aviez appuyé. Parce ce je parlais de vous quand je parlais d'espoir», a-t-il déclaré.

«Je suis prêt à passer le témoin et à apporter ma contribution à titre de citoyen. Je vous demande de vous joindre à moi pour rejeter le cynisme, de rejeter la peur, d'invoquer ce qu'il y a de mieux en nous et d'élire Hillary Clinton à titre de présidente des États-Unis et démontrer à la terre entière que nous continuons à croire en la promesse d'une grande nation.»

À la fin du discours du président, Hillary Clinton a réservé une surprise à ses partisans en venant rejoindre M. Obama sur la scène.

Parlant pendant plus de 45 minutes, faisant preuve de son grand talent d'orateur charismatique, le président a donné son appui plein et entier à son ancienne rivale de 2008 et mis en garde les électeurs contre le danger que représente une élection du candidat républicain populiste Donald Trump.

Après avoir affirmé que les États-Unis sont plus prospères qu'il y a huit ans, avant son arrivée à la Maison-Blanche, le président a souligné qu'il fallait perfectionner l'Union.

S'il a reconnu l'existence d'un malaise économique et sécuritaire qui a contribué à la progression de Donald Trump parmi les électeurs, il a rappelé que le pays n'était pas défini par cette insécurité. «L'Amérique que je connais est courageuse, optimiste et ingénieuse. L'Amérique que je connais est décente et généreuse», a-t-il déclaré.

M. Obama a souligné que Mme Clinton est prête à assurer son rôle de commandante en chef, rappelant qu'ils ont oeuvré main dans la main lors des périodes difficiles.

«Même au milieu d'une crise, elle écoute les gens, elle garde son calme, elle traite tout le monde avec respect, a-t-il dit. Peu importe les difficultés, peu importe les efforts de ceux qui tentent de la mettre à terre, elle ne lâchera jamais.»

Le président a attendu pas moins de 20 minutes avant de prononcer le nom de Donald Trump. Les huées n'ont pas tardé.

«Ne huez pas, votez», a-t-il répondu du tac au tac.

Il a repris le slogan de l'organisation de Donald Trump pour dire que «l'Amérique est déjà exceptionnelle, l'Amérique est déjà forte».

«Et je vous l'assure: notre force et notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump», s'est-il exclamé.

Usant de tout son talent d'orateur et des... (AFP, Saul Loeb) - image 2.0

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Usant de tout son talent d'orateur et des astuces de rhétorique fignolés au cours de sa longue carrière politique, Joe Biden a tour à tour moqué et vilipendé le milliardaire Donald Trump, candidat officiel des républicains à la Maison-Blanche. Le vice-président américain a été présenté par sa femme Jill.

AFP, Saul Loeb

Les adieux de Biden

Au cours de la soirée, le vice-président de Barack Obama, Joe Biden, a fait ses adieux à la vie politique. Il a soulevé la foule en se montrant sévère envers Donald Trump, «un homme qui ne comprend rien à la classe moyenne».

M. Biden s'est adressé directement aux Blancs de la classe ouvrière en les mettant en garde contre les fausses promesses et l'exploitation du sentiment d'insécurité des Américains. «Il n'y a qu'une seule personne qui peut vous aider, il n'y a qu'une seule personne dans cette course qui est là pour vous. C'est Hillary Clinton.»

Il a aussi rendu hommage à Barack Obama qu'il a décrit «comme l'un de nos meilleurs présidents que nous avons eus.»

Le colistier de Mme Clinton, Tim Kaine, est également monté sur scène pour accepter sa nomination à titre de candidat à la vice-présidence. L'homme a raconté son parcours politique et vanté ses réussites à titre de gouverneur et de sénateur de la Virginie. Il a aussi lancé un appel aux électeurs républicains déçus par la candidature de Donald Trump. «Si vous cherchez le parti de (Abraham) Lincoln, il y a une place pour vous au sein du Parti démocrate.»

Sécurité

Le programme de la soirée de mercredi a mis l'accent sur les compétences de Mme Clinton en matière de sécurité nationale.

L'ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense, Leon Panetta, est venu sur scène pour vanter les mérites de celle qu'il a côtoyée au sein du cabinet Obama. Il a vertement dénoncé les propos du candidat républicain qui invitait la Russie à rendre publics des courriels de Mme Clinton.

«Donald Trump, qui veut être président des États-Unis, demande à un de nos adversaires d'utiliser ses services de renseignement ou des pirates informatiques afin d'influencer notre élection», a-t-il déclaré à la convention.

Les démocrates ont aussi défendu un meilleur contrôle des armes à feu.

L'ancienne représentante de l'Arizona, Gabby Giffords, gravement blessée... (AFP, Robyn Beck) - image 3.0

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L'ancienne représentante de l'Arizona, Gabby Giffords, gravement blessée par un tireur en 2001, s'est adressée à la convention démocrate: «Parler est difficile pour moi mais, en janvier, je veux pouvoir dire ces trois mots : madame la présidente».

AFP, Robyn Beck

Moment émouvant: l'ancienne représentante de l'Arizona, Gabby Giffords, qui a été gravement blessée par un tireur en 2001, s'est adressée à la convention. «Parler est difficile pour moi mais en janvier, je veux pouvoir dire ces trois mots: Madame la présidente.»

S'il y a une personnalité dont l'appui pourrait propulser la popularité de Mme Clinton, c'est bien l'ancien maire de New York, Michael Bloomberg. Le républicain devenu indépendant, qui avait lui-même envisagé de se lancer dans la course à la présidence, lui a donné son appui. «Il faut choisir une personne saine et compétente, a-t-il lancé. Mme Clinton comprend qu'il ne s'agit pas d'une télé-réalité, mais de la réalité.»

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