Obama monte au créneau pour son ex-rivale, Hillary Clinton

Le président Barack Obama et la candidate Hillary... (Photothèque Le Soleil, AP, Chuck Burton)

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Le président Barack Obama et la candidate Hillary Clinton durant un événement public, à Charlotte, N.C., le 5 juillet.

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Jerome CARTILLIER
Agence France-Presse
PHILADELPHIE, Pennsylvanie, États-Unis

Barack Obama arrive mercredi à Philadelphie pour défendre le bilan de ses huit années au pouvoir, barrer la route à Donald Trump et propulser son ancienne rivale Hillary Clinton à la Maison-Blanche.

À l'avant-dernier jour de la convention démocrate, le premier président noir de l'histoire des États-Unis devrait aussi faire passer un message simple depuis le Wells Fargo Center: le temps d'une femme présidente est venu.

Première femme présidente ?

Hillary Clinton, qui a été formellement désignée mardi pour porter les couleurs démocrates lors de l'élection du 8 novembre, a insisté sur la dimension historique de cette nomination.

«Si des petites filles sont restées debout ce soir pour regarder, je voudrais leur dire que je deviendrais peut-être la première femme présidente, mais que l'une d'entre vous sera la prochaine», a-t-elle lancé depuis New York, dans une vidéo retransmise à «Philly».

Selon la Maison-Blanche, Barack Obama travaille sur ce discours depuis plusieurs semaines. Or ce rendez-vous, sous l'oeil de dizaines de millions d'Américains, aura une saveur particulière pour lui.

Il fera écho au discours prononcé en 2004 lors d'une convention qui allait la propulser sur le devant de la scène, aux primaires tendues de 2008 face à Hillary Clinton et ses années de Maison-Blanche.

À six mois de son départ, le 44e président des États-Unis s'appuiera sur sa solide cote de popularité de fin de mandat pour tenter de rassembler une famille démocrate secouée par l'âpre duel entre Hillary Clinton et le sénateur Bernie Sanders qui a laissé des traces.

Il devrait souligner combien son ancienne secrétaire d'État a «l'intelligence, la capacité de jugement et la solidité pour lui succéder dans le bureau ovale», selon son porte-parole Eric Scultz.

«Rivaux puis amis»

«Il n'y a jamais eu un homme ou une femme qui soit aussi qualifié pour ce poste. Jamais !», avait-il lancé début juillet lors de leur première réunion de campagne commune à Charlotte, en Caroline du Nord.

Soucieuse de s'appuyer autant que possible sur le président sortant - puissant atout pour que la base démocrate se rende aux urnes -, Hillary Clinton avait décrit l'évolution de leur relation en ces termes: «Rivaux politiques, puis partenaires, puis amis».

Mais c'est sur sa dénonciation du candidat républicain que Barack Obama est aussi attendu à Philadelphie.

Une élection présidentielle américaine offre souvent un contraste saisissant entre deux visions de l'Amérique. Cette année, ce contraste prend des proportions presque comiques.

Politiquement, humainement, difficile d'imaginer deux personnages publics plus dissemblables que Barack Obama et Donald Trump.

La structure ou l'impulsivité

Obama l'universitaire aime les longs raisonnements structurés, a le goût du discours. Trump l'homme d'affaires est impulsif, est spécialiste des formules courtes, souvent agressives, parfois vulgaires.

Le président devrait s'employer à expliquer pourquoi le magnat de l'immobilier n'a pas, selon lui, les épaules pour endosser le rôle de commandant-en-chef.

La présidence est un métier «sérieux» - de la lutte contre le groupe État islamique au combat contre les inégalités sociales et raciales - incompatible avec la rhétorique du milliardaire populiste, répète-t-il depuis plusieurs mois.

Les milliers de délégués rassemblés à «Philly» ont eu un avant-goût de cette ligne d'attaque mardi, lors du discours très applaudi de Michelle Obama.

«Lorsque quelqu'un est cruel ou se comporte comme une brute, vous ne vous abaissez pas à son niveau», a-t-elle asséné. «Notre devise: s'ils visent bas, visez haut!».

Bill Clinton, président de 1993 à 2001, a une nouvelle fois démontré mardi soir son aisance au pupitre, racontant son histoire avec «Hillary» et louant, par touches successives, la détermination et la farouche «volonté de changement» qui anime cette dernière.

Désamorcer «l'effet Bill»

Donald Trump, soucieux de capter un peu de lumière médiatique, avait, par avance, tenté de désamorcer «l'effet Bill».

«Quoi qu'il dise et quelle que soit la manière dont il le dira, les médias malhonnêtes diront qu'il a été incroyable», a-t-il tweeté quelques minutes avant le début du discours. jca/jh

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