Dissidence mal accueillie de Ted Cruz

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Ted Cruz quitte la scène après son allocation, pendant laquelle il a été hué.

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Jérôme Cartillier, Brigitte Dusseau
Agence France-Presse
Cleveland, Ohio

Le sénateur texan Ted Cruz a causé un grand émoi à la convention républicaine en ne soutenant pas explicitement la candidature de Donald Trump mercredi soir.

L'occasion était belle pour celui qui a été le principal rival de M. Trump au cours des primaires de faire amende honorable et de soutenir officiellement le candidat républicain à l'élection présidentielle de novembre.

Mais M. Cruz n'a pas flanché. Au cours d'un discours vantant les valeurs profondes de la droite, où il a parlé de la tuerie de Dallas, il a exhorté les Américains à «voter selon leur conscience», à voter pour ceux qui, selon eux, défendront le mieux la liberté et la Constitution, les enjoignant à ne pas rester à la maison et d'aller exercer leur droit de vote. Toutefois, il ne leur a jamais demandé explicitement de voter pour Donald Trump.

Comprenant ce qui se passait sur la scène, la délégation new-yorkaise a alors scandé «Nous voulons Trump! Nous voulons Trump!» sans réussir à convaincre le sénateur Cruz d'appuyer la candidature de Donald Trump.

Plusieurs partisans républicains ont hué le sénateur à la fin de son discours. Au même moment, Donald Trump faisait une apparition remarquée dans les estrades de l'amphithéâtre, comme s'il voulait retirer les feux de la rampe à son ancien adversaire.

Lors des élections primaires, Ted Cruz - qui était également dans la course à l'investiture - n'avait pas ménagé ses paroles quant à son adversaire controversé, le qualifiant de «menteur pathologique» et de «totalement amoral».

À son arrivée à Cleveland, le sénateur du Texas avait les yeux rivés sur sa propre carrière, organisant un rassemblement de centaines de ses partisans qui l'ont accueilli en scandant «2020! 2020!» - ce qui laisse entendre qu'ils ne souhaiteraient pas un second mandat à M. Trump s'il devait être élu.

Mike Pence à la vice-présidence

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Le colistier de Donald Trump, le conservateur Mike Pence, a formellement accepté mercredi l'investiture de candidat républicain à la vice-présidence pour l'élection de novembre, lors d'un discours à Cleveland.

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Le colistier de Donald Trump, le conservateur Mike Pence, a formellement accepté mercredi l'investiture de candidat républicain à la vice-présidence pour l'élection de novembre, lors d'un discours à Cleveland.

«Je suis profondément honoré par votre confiance, et au nom de ma famille, j'accepte votre nomination pour faire campagne et devenir le vice-président des États-Unis d'Amérique», a déclaré Mike Pence, 57 ans, ancien élu du Congrès et gouverneur de l'Indiana depuis 2013.

Ce conservateur très populaire au sein de la droite religieuse est relativement peu connu au niveau national. Il avait été choisi par Donald Trump la semaine dernière. Les délégués à la convention républicaine de Cleveland avaient ratifié ce choix mardi par acclamation, conformément à la tradition.

«Cet homme est connu pour sa forte personnalité, un style haut en couleurs et un grand charisme», a dit Mike Pence de Trump, plaisantant: «J'imagine qu'il voulait équilibrer le ticket».

«Vous avez désigné pour la présidence un homme qui n'abandonne jamais, qui ne renonce jamais, un battant, un gagnant. Jusqu'à présent, il a dû se battre seul contre tous, mais cette semaine, ce parti uni vient en renfort et le 8 novembre, je sais que nous élirons Donald Trump comme 45e président des États-Unis d'Amérique», a déclaré Mike Pence.

Le fossé entre le soutien enthousiaste de Mike Pence et la réticence de Ted Cruz est emblématique de la tourmente dans laquelle s'embourbe la convention républicaine, qui se tient à Cleveland jusqu'à jeudi.

Difficile à concevoir 

Un jour après l'officialisation de la candidature de M. Trump, certains délégués éprouvent toujours de la difficulté à concevoir que c'est bel et bien lui qui arborera les couleurs du parti lors de la présidentielle de novembre.

Un autre adversaire malheureux de Donald Trump lors des primaires, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker, a semblé reconnaître qu'il était plus motivé par la crainte de voir la démocrate Hillary Clinton gagner l'élection de novembre que par une quelconque admiration pour le candidat républicain.

«Permettez-moi d'être clair et net : un vote pour quiconque autre que Donald Trump est un vote pour Hillary Clinton», a-t-il dit.

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