Donald Trump choisit Mike Pence comme colistier

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Le gouverneur Mike Pence et le candidat Donald Trump lors d'un ralliement en Indiana cette semaine.

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Julie Pace, Jill Colvin
Associated Press
Washington

Le probable candidat républicain à la présidence des États-Unis, Donald Trump, a annoncé sur Twitter, vendredi, qu'il avait choisi le gouverneur de l'Indiana, Mike Pence, comme colistier en vue de l'élection de novembre.

M. Trump en fera officiellement l'annonce lors d'une conférence de presse samedi matin.

L'homme d'affaires avait prévu révéler le ticket présidentiel républicain vendredi midi à Manhattan, mais a reporté la conférence de presse à la suite de l'attaque qui a fait au moins 84 morts à Nice jeudi soir.

Âgé de 57 ans et conservateur convaincu, Mike Pence a effectué six mandats au Congrès avant d'être élu gouverneur. Il pourra donc servir de guide à M. Trump au capitole.

Mike Pence bénéficie d'une certaine popularité auprès des chrétiens évangéliques, surtout depuis qu'il a signé une loi qui, selon ses détracteurs, autoriserait les entreprises de l'Indiana à refuser de servir des clients homosexuels pour des raisons religieuses.

Ce dernier souhaitait se faire réélire comme gouverneur de l'Indiana, mais les lois de l'État l'obligeaient à abandonner la course avant vendredi midi s'il désirait prendre part à la présidentielle. Les formulaires pour retirer sa candidature ont été soumis immédiatement après l'annonce de M. Trump sur Twitter, soit quelques minutes avant l'heure limite.

Mike Pence en quelques phrases

Mike Pence, colistier de Donald Trump pour l'élection présidentielle de novembre, est un héraut de la droite conservatrice américaine, notamment sur les questions de société. Mais il n'a pas toujours été d'accord avec son nouveau chef.

Voici quelques-unes des positions de cet homme de 57 ans, qui était gouverneur de l'Etat de l'Indiana depuis 2013.

Avortement

«En promulguant cette loi, nous faisons un pas important pour protéger ceux qui ne sont pas nés, tout en ajoutant une exception en cas de danger pour la vie de la mère. Je promulgue cette loi en priant pour que Dieu continue à bénir ces précieux enfants, mères et familles».

Fer de lance du combat contre l'avortement depuis ses années d'élu parlementaire, Mike Pence a mis en place en mars dernier dans son État une loi très restrictive contre l'avortement, notamment dans le cas où un foetus serait potentiellement porteur de trisomie. Le texte a été bloqué par la justice fédérale.

Droits des gays et lesbiennes

«J'estime que le mariage est une union entre un homme et une femme, et je suis déçu que la Cour suprême ait refusé de reconnaître le rôle traditionnel des Etats dans la définition de l'institution du mariage dans ce pays. Notre administration continuera toutefois à respecter l'État de droit et appliquera l'arrêt de la Cour».

Fervent opposant au mariage homosexuel, Mike Pence a dû s'incliner après la légalisation nationale décidée par la Cour suprême en juin 2015.

Il s'était auparavant, en mars 2015, attiré les foudres des défenseurs des droits des gais et lesbiennes en signant une loi dite de liberté religieuse, qui aurait selon eux permis à des commerces de refuser des clients gais. «La liberté de religion est la première des libertés», avait-il alors fait valoir, rejetant toute volonté de discrimination.

Libre-échange

«Le commerce crée des emplois, mais le commerce améliore aussi la sécurité. Il est temps que nous appelions à l'adoption rapide du partenariat transpacifique».

Ce tweet, écrit en septembre 2014, illustre l'un des désaccords de fond entre Mike Pence et Donald Trump. Le candidat républicain à la Maison Blanche, au discours protectionniste, a en effet dénoncé l'accord de libre-échange signé par Barack Obama avec 11 pays de la région Asie-Pacifique afin de protéger les emplois américains. Mais Mike Pence appartient à l'aile plus libérale du parti républicain.

Musulmans

«Proposer d'interdire aux musulmans d'entrer aux États-Unis est insultant et anticonstitutionnel».

Mike Pence avait vivement dénoncé, dans un autre tweet, la proposition de Donald Trump en décembre dernier de fermer les frontières aux musulmans. Un désaccord qu'il minimisait mardi, interrogé par des journalistes.

Mais en tant que gouverneur, il avait annoncé en novembre qu'il suspendait, à l'instar d'une vingtaine d'autres Etats américains, l'accueil de Syriens dans son Etat de l'Indiana, par crainte qu'un jihadiste ne se cache parmi eux.

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