Mode d'emploi des grand-messes républicaines et démocrates

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La convention républicaine aura lieu au Quicken Loans Arena, à Cleveland.

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Brigitte Dusseau
Agence France-Presse
New York

Grand-messes politiques américaines qui reviennent tous les quatre ans, les conventions républicaines et démocrates sont particulièrement attendues cette année, dans un climat politique tendu, avec de nombreuses manifestations prévues.

Celle des républicains se tient du 18 au 21 juillet à Cleveland (nord), celle des démocrates du 25 au 28 à Philadelphie (est).

À quoi servent-elles avant l'élection présidentielle du 8 novembre, que s'y passe-t-il et quelle est leur importance?

DÉSIGNATION OFFICIELLE DU CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE :

Les délégués élus du parti et les super-délégués (membres de l'appareil du parti) vont voter, État par État, pour désigner officiellement leur candidat à l'élection présidentielle.

Le vote, ponctué de discours, dure généralement plusieurs heures, mais les délégués sont tenus de voter sur la base du résultat des élections primaires qui se sont terminées début juin, ce qui élimine tout suspense.

Donald Trump chez les républicains, et Hillary Clinton chez les démocrates, ont en effet engrangé lors des primaires une majorité des délégués de leur parti, assurant ainsi leur désignation.

Les conventions avalisent aussi le choix du vice-président annoncé par le candidat à la présidence quelques jours avant la convention.

RATIFICATION DU PROGRAMME :

Le programme du parti, simple déclaration de principes, est aussi ratifié à la convention, après des travaux préliminaires en amont, ainsi que les règles du parti. Généralement, il reste peu de surprises à attendre.

Mais cette année, si le programme démocrate a déjà été adopté, le programme républicain est tout sauf finalisé.

SPECTACLE TÉLÉVISÉ :

Grand-messe patriotique avec ballons et confettis tricolores, chapeaux extravagants et marchandises multiples à la gloire du candidat, les conventions sont devenues depuis les années 80 des chorégraphies largement prévisibles, formatées pour la télévision, désormais relayées par les réseaux sociaux.

Avec cette année quand même un grand point d'interrogation sur Cleveland, vu les tensions entre le parti républicain et Donald Trump.

DISCOURS :

Nombreux, ils mélangent habituellement gloires du parti et étoiles montantes, dont une chargée du discours d'ouverture, un choix toujours très attendu qui peut transformer un inconnu en vedette, comme cela avait été le cas en 2004 pour Barack Obama lors de la convention démocrate.

En principe, le discours d'acceptation du candidat en est le point d'orgue final, mais Donald Trump qui trouve «ennuyeux» le format traditionnel des conventions pourrait en décider autrement.

Dans le passé, ces discours pouvaient offrir des visions différentes, mais depuis plusieurs années, les orateurs collent à la ligne du parti.

SURPRISES :

La convention républicaine est cette année tout sauf prévisible. Quatre jours avant son début, on n'en connaissait ni les règles, ni le programme, ni les orateurs, ni ce qui va se passer à l'extérieur, alors que des milliers de manifestants y sont attendus.

Certains poids lourds du parti, comme les deux anciens présidents Bush ou les deux ex-candidats Mitt Romney et John McCain, ne s'y rendront pas.

Mais Trump est un as de la téléréalité, ancienne vedette de l'émission The Apprentice. Créer la surprise, il connaît.

La convention démocrate devrait être plus classique, d'autant que Bernie Sanders, le rival d'Hillary Clinton durant les primaires, lui a apporté son soutien mardi.

IMPACT :

«Très important» selon Jeanne Zaino, experte du Iona College à New York, tant pour les partis que pour les électeurs.

C'est en principe la grande messe unificatrice du parti après des primaires difficiles, une campagne publicitaire géante qui vise à créer un enthousiasme pour les candidats, qui manque singulièrement cette année.

«C'est le moment où le parti se ''vend'' au public américain, essaie de générer du soutien pour le parti et le candidat, et explique au pays ce qu'il représente, pas seulement pour la présidentielle, mais aussi pour le Sénat, très important cette année, la Chambre des représentants, et au niveau local», explique Jeanne Zaino.

Et l'électeur peut aussi mieux comprendre, à travers les discours et le programme du parti, quelles sont ses positions.

Après une convention, le candidat investi enregistre généralement un «rebond» dans les sondages. La deuxième convention assure aussi un «rebond» à son candidat. L'importance et la durée de ces rebonds sont très étudiées.

MANIFESTATIONS :

Des milliers de manifestants sont attendus tant à Cleveland qu'à Philadelphie. À Cleveland, de nombreux groupes anti-Trump, des militants antiracistes, des antinucléaires, des militants «black power», mais aussi des proTrump. Pour compliquer la tâche de la police déjà sur le pied de guerre, certains ont fait savoir qu'ils seraient armés de manière visible, comme c'est autorisé dans l'Ohio.

À Philadelphie, les partisans de Bernie Sanders ont notamment prévu de manifester en force.

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