Non à une candidature avec Lake Placid: Labeaume «pas surpris»

La montagne de Whiteface, située à quelques kilomètres... (Archives La Presse, Bernard Brault)

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La montagne de Whiteface, située à quelques kilomètres de Lake Placid, compte plusieurs infrastructures pouvant accueillir les Jeux d'hiver.

Archives La Presse, Bernard Brault

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Des JO à Québec ?

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Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Québec) Régis Labeaume assure ne pas être surpris de la décision du Comité olympique américain (USOC) de refuser une éventuelle candidature commune de Lake Placid avec Québec pour les Jeux d'hiver en 2026.

«Ce n'est pas une grosse surprise pour nous. J'en avais parlé avec le président Bach», a dit le maire de Québec à propos de sa rencontre du 11 avril à Lausanne avec le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

La volonté des États-Unis de tout miser sur une candidature pour Los Angeles aux Jeux d'été de 2024 fait en sorte que le pays ne veut pas dédoubler les choses et miner ses chances.

«On se disait qu'une candidature commune Québec-Lake Placid, ça ferait du bruit sur la ligne», a illustré M. Labeaume à propos de la ville de l'État de New York à 400 km de Québec.

Il réagissait à un article paru mardi dans La Presse dans lequel le porte-parole du USOC, Patrick Sandusky, indique que «le Comité olympique américain est concentré à 100 %» sur Los Angeles en 2024 et qu'il «n'envisage pas de candidature pour 2026».

M. Sandusky précisait aussi qu'aucune ville américaine ne peut présenter une candidature conjointe avec une ville étrangère sans le feu vert du USOC, ce qui ferme la porte aux espoirs de Québec d'avoir Lake Placid comme alliée.

Jumelles canadiennes

En point de presse mardi, Régis Labeaume a aussi avancé l'hypothèse que, de toute façon, le Comité olympique canadien (COC) aurait possiblement «imposé» un jumelage avec une ville canadienne. Le maire dit avoir «des premiers signaux» en ce sens. Les villes de Whistler et de Calgary seraient toujours dans la mire, bien que Calgary puisse envisager une candidature seule pour 2026. Ce serait donc la fin pour Québec. «On va voir, on est en analyse», a répété M. Labeaume.

«L'avantage avec Lake Placid était la proximité, a ajouté le maire. Mais l'hypothèse canadienne est vraiment la plus simple.»

Il reste toutefois la possibilité que Los Angeles n'ait pas les Jeux d'été de 2024. Et que la perspective d'une candidature conjointe revienne sur le tapis. 

«On va le savoir assez rapidement», a dit M. Labeaume. Au Canada, on saura vraisemblablement d'ici la fin juin si le COC choisira de foncer pour les Jeux d'été, possiblement Toronto 2028, ou Calgary ou Québec 2026. «On verra où on est rendus à ce moment. Si on n'est pas prêts, on va dire qu'on réfléchit et qu'on analyse.»

Régis Labeaume a aussi dit mardi avoir «de plus en plus le sentiment que la solution pour la montagne pour la descente masculine» se trouverait dans une structure démontable.

«Il ne resterait que le bobsleigh, la luge, le skeleton et le saut à ski qui iraient dans une autre ville», a-t-il soutenu mardi à propos de ces installations très dispendieuses. Une piste de bobsleigh à elle seule coûte 130 millions $ à construire.  

Trop tôt pour statuer sur un référendum, selon Blais

Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais estime qu'il est encore trop tôt pour dire de quelle façon les gens de Québec devraient être consultés sur une éventuelle candidature olympique. Mais il ne ferme pas la porte à l'idée de tenir un référendum en même temps que des élections municipales de novembre 2017. «S'il faut modifier la loi, on verra en temps et lieu, mais pour l'instant, sa réflexion est très préliminaire», a dit M. Blais à propos de Régis Labeaume selon qui ce double scrutin serait la solution idéale. «Quand on saura la nature de ce projet, ce sera peut-être plus facile de voir la nature de la consultation qu'on doit prendre», a poursuivi M. Blais. Avant tout, il se réjouit de voir que le maire de Québec s'est engagé à sonder la population avant d'aller de l'avant ou non. «Ce qui est important, et il [M. Labeaume] l'a dit, c'est qu'il y ait une consultation.» 

Avec Jean-Marc Salvet 

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