Pas de référendum «à 6 millions$» pour des JO, dit Labeaume

Si Québec se lance dans une candidature pour les Jeux d'hiver de 2026, la... (Archives, La Presse)

Agrandir

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Des JO à Québec ?

Sports

Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Québec) Si Québec se lance dans une candidature pour les Jeux d'hiver de 2026, la population sera consultée «en bonne et due forme», assure Régis Labeaume. Mais pas question de faire un référendum seul dont les coûts sont de 6 millions $, selon le maire de Québec.

«On va trouver une façon, tout le monde va pouvoir s'exprimer. On va faire en toute transparence, on vous en fait la promesse», a certifié M. Labeaume lors du conseil municipal de lundi.

Dans un monde idéal, les citoyens pourraient voter sur une candidature olympique en même temps qu'aux élections municipales de novembre 2017, estime Régis Labeaume. Or, la loi québécoise ne le permet pas actuellement.

«Un référendum complet, c'est 6 millions $. Je ne dépenserai pas 6 millions $ pour un référendum, oubliez ça. C'est-tu clair? Ce que j'aimerais est qu'on puisse consulter le monde en même temps que les élections. Ce serait bien moins compliqué et ça ne coûterait pas une cenne de plus.»

Une autre option pourrait être la signature de registres, comme l'avait privilégié l'ancien maire Jean-Paul L'Allier pour la candidature de Québec aux Jeux olympiques de 2002. «On pourrait faire des ouvertures de registres, mais on ne fera pas de référendum à 6 millions $, là-dessus, je vous en passe un papier. Mais ce que la population doit savoir, c'est qu'elle sera consultée», a poursuivi M. Labeaume en assurant que la Ville «ne prendra pas cette décision seule». «C'est une décision que tu prends collectivement. Et quand tu consultes le monde, ça règle le problème.»

Lorsqu'il a annoncé le 24 mars qu'il allait rencontrer le président du Comité international olympique, Thomas Bach, le 11 avril au siège du CIO à Lausanne, Régis Labeaume avait placé «une acceptabilité sociale forte de la population» comme l'une des quatre conditions pour foncer vers une candidature aux Jeux d'hiver si tel était le désir de la Ville après analyse. Les trois autres conditions sont le soutien des gouvernements fédéral et provincial, le respect du cadre financier de la Ville de Québec et des chances réelles d'être sélectionnée au niveau canadien et par le CIO.

Les JO au coeur des échanges

Ce conseil municipal de lundi a été coloré par le retour de la mission d'une semaine en Suisse de Régis Labeaume.

En point de presse avant la séance, les trois élus de l'opposition, Paul Shoiry, Anne Guérette et Yvon Bussières, ont estimé qu'il était encore tôt pour décider de la tenue d'un référendum. Avant tout, ils somment le maire de «statuer de façon claire sur ses intentions» relativement aux Jeux. «Nous, on est au point où on veut l'heure juste. On pense qu'il est en mode olympique et beaucoup de citoyens de Québec le pensent. On veut savoir quelles sont les prochaines étapes. Qu'est-ce qu'il entend faire pour monter la candidature? Est-ce qu'il veut remettre sur pied Équipe Québec?» a demandé Paul Shoiry.

Pilotée par Claude Rousseau et mise sur pied en 2009, Équipe Québec avait comme mandat d'étudier les infrastructures en vue d'une candidature pour les Jeux d'hiver.

Réflexion dans un climat «tiède»

Les élus d'Équipe Labeaume sont plutôt «tièdes» quant à une éventuelle candidature olympique. «On est dans la tiédeur. On n'a pas d'excitation du tout», assure Régis Labeaume qui a pris la température de l'eau auprès des 17 conseillers de son caucus lundi.

«On n'a pas besoin de ça dans la vie. On n'est pas obligés d'avoir des Olympiques et on a bien de l'ouvrage», a dit le maire de Québec. Un discours comparable à celui qu'il a tenu vendredi à Genève lors du bilan de sa mission. Malgré une rencontre fructueuse avec des responsables du Comité international olympique qui lui ont fourni «beaucoup de réponses» sur le «sérieux» d'une réforme souhaitée pour des JO plus «modestes», il avait dit qu'il n'y avait «pas que ça comme dossier» à la Ville.

«Mais on va l'analyser rigoureusement. La question qu'on se posait est de savoir est-ce qu'on peut faire un projet qui nous ressemble. On en est là. On n'est vraiment pas en mode olympique, ça c'est certain», a poursuivi M. Labeaume, reprenant la formule martelée pendant sa semaine en Suisse.

Quant à la population, il estime que la perception a souffert des scandales, de la corruption. Au Québec, avance le maire, les plus vieux ont un souvenir des dépassements de coûts de Montréal. «Mais les plus jeunes veulent les Olympiques», a soutenu M. Labeaume.

Le maire de Québec a aussi dit ne pas être étonné par les propos de la ministre fédérale des Sports, Carla Qualtrough, selon qui le Canada «doit accueillir» les JO ou les Jeux du Commonwealth d'ici 2030. En entrevue à La Presse lundi, la ministre a aussi affirmé qu'une candidature de Québec pour 2026 «aurait du sens».

«C'est toujours très prestigieux pour un pays d'avoir des Olympiques, c'est toujours très payant. Même si le fédéral payerait la sécurité, c'est toujours payant au total. On comprend le gouvernement de vouloir en avoir, a avancé M. Labeaume. On n'est pas surpris du tout. Comme on n'est pas surpris de voir que le gouvernement provincial espérerait qu'on soit candidate aux Olympiques si c'était à des coûts raisonnables.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer