Les barbiers Schorem: des rock stars au poil

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La popularité des barbiers Schorem est telle que Bertus «The Bloody Butcher» et Leen «The Bearded Bastard»passent près de six mois par année aux quatre coins du monde pour partager leur savoir-faire.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

(Québec) Ils sont barbus, amplement tatoués et ont des allures de rock stars. Mais si ceux qu'on appelle les Schorem sont reconnus mondialement, ce n'est pas pour leurs talents de musiciens, mais plutôt pour la façon dont ils manient les ciseaux et le rasoir.

Les deux barbiers néerlandais sont dans la capitale pour montrer leur savoir-faire lors d'un spectacle haut en couleur dimanche après-midi, au Centre des congrès de Québec. Le Soleil s'est entretenu avec Bertus «The Bloody Butcher» (le boucher sanguinaire) et Leen «The Bearded Bastard» (le bâtard barbu), deux «mauvais garçons» qui ne se prennent vraiment pas au sérieux... sauf lorsqu'il est question de coupes de cheveux! 

Q Que signifie Schorem? C'est le nom de votre salon de barbier à Rotterdam (aux Pays-Bas) qui est traduit en anglais par scumbag et qui voudrait dire à peu près «trou de cul» en français...

R En fait, le nom est comme lost in translation [perdu dans la traduction]... Lorsqu'on a décidé d'ouvrir notre salon de barbier [en 2011], on essayait de trouver un nom en anglais, mais ça ne marchait pas trop. Un soir qu'on était soûl, il y a ce mot en néerlandais qui est sorti : schorem. C'est un très mauvais mot, c'est une insulte d'appeler quelqu'un comme ça. Mais il y a aussi un jeu de mots, car en néerlandais, c'est également le verbe raser conjugué au passé. Le jeu de mots s'est comme perdu dans la traduction en anglais [et dans les autres langues]. 

Il faut expliquer qu'au moment d'ouvrir, on ne pensait jamais qu'on serait connu au-delà des frontières des Pays-Bas! On ne mentira pas : on aime boire, on aime faire le party, on fait des vidéos stupides, donc le nom convient plutôt et on a bâti une réputation autour de ça, je présume.

Q C'est la deuxième fois que vous venez à Québec, après votre passage il y a deux ans lors d'une tournée canadienne. Qu'avez-vous réservé aux gens pour votre show dimanche?

R On n'a rien préparé. On n'a pas encore nos modèles, on les voit demain [dimanche] matin à 10h. On ne veut pas de modèles clichés et parfaits comme dans les magazines, on veut travailler avec des gars ordinaires, ceux qu'on a dans nos chaises tous les jours, dans la «vraie vie». On improvise et, normalement, quand on arrive dans une ville, on va dans des bars ou dans des commerces de tatouages et on recrute des gars. On leur sert une bière sur scène et on est relax.

Q Vous coupez les cheveux et taillez la barbe... quelles sont plus précisément vos spécialités?

R On fait des coupes classiques qui paraissent bien, sans flafla. On n'essaie pas de faire ce qui est in, on fait des coupes qui ont déjà fait leurs preuves. Il y a quelques coupes qui font bien à tous les gars et ces classiques ne vont jamais disparaître. Si on compare avec la mode, les filles parlent de ce qui est tendance, mais elles ont toutes une robe noire. Si elles ne savent pas quoi porter, elles vont mettre leur robe noire et savent qu'elles vont paraître toujours bien. C'est un classique indémodable.

Q On a assisté ces dernières années au retour en force des barbiers. Est-ce seulement une mode passagère, selon vous?

R C'est une question qu'on se fait beaucoup poser. D'abord, il y a une différence entre un coiffeur et un barbier. Le coiffeur est habitué de travailler avec les cheveux des femmes, fait des colorations, des permanentes... Ce n'est pas notre truc. Notre salon est pour hommes seulement, on ne fait que des coupes et des tailles de barbes. Ce n'est pas de l'art qu'on fait, mais plutôt un savoir-faire : on se perfectionne constamment, tout en faisant les mêmes coupes. 

Les barbiers ne vont jamais partir parce que les gars ont repris leur place [dans les salons], qui s'était perdue dans l'ouest [du monde]. Dans l'est, dans des pays comme la Turquie, l'Arabie, l'Inde, les salons de barbiers ont toujours été là.

La prestation des barbiers Schorem a lieu à 15h dimanche au Centre des congrès de Québec et sera précédée dès 14h d'une compétition de barbiers. Entrée : 5 $

Nuit blanche pour les sculpteurs

Les sept équipes participant au volet national de sculpture sur neige ont passé la nuit de samedi à dimanche au grand air pour terminer leur oeuvre, soumise au vote du public dès 9h aujourd'hui. L'équipe de la Gaspésie a piqué la curiosité du Soleil avec sa sculpture J'en pince, montrant deux homards superposés qui pratiquent l'acroyoga. Une façon de marier les emblématiques crustacés des Maritimes à une discipline très tendance, qui allie acrobaties et yoga, explique Anyk Valade, membre de l'équipe du capitaine Marsel Ritchie qui en est à sa troisième présence au Carnaval. À propos du nouveau site pour le concours de sculptures, juste à côté du Grand Théâtre, M. Ritchie souligne avec bonheur qu'il est «moins venteux» que celui des Plaines.

Un orignal difficile à dompter

L'orignal mécanique a attiré plusieurs festivaliers présents au... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 6.0

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L'orignal mécanique a attiré plusieurs festivaliers présents au Camp à Jos, au parc de la Francophonie, qui souhaitaient «dompter la bête».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Lors du passage du Soleil au site du parc de la Francophonie, vers 20h samedi, la popularité de l'orignal mécanique ne faisait aucun doute. Jeunes et moins jeunes espéraient dompter cette adaptation du taureau mécanique et rester sur son dos 

plus que quelques secondes. Wu Guangzheng, un étudiant chinois de passage dans la capitale pour quelques jours, a peiné à garder l'équilibre, mais a qualifié l'expérience de «géniale». Le jeune homme qui partage son séjour au Canada entre Québec et Toronto ignorait que le Carnaval battait son plein à son arrivée, mais il n'a pas hésité à se procurer l'effigie pour avoir accès aux sites et profiter de la fête d'hiver.

Aujourd'hui au Carnaval...

Barbiers : Les Schorem

14h à 17h

Centre des congrès de Québec, salle 400

Sculptures sur neige - volet national : remise des mentions

15h30 à 16h

Palais de Bonhomme (place de l'Assemblée-Nationale)

Grand prix de trois-skis

12h à 16h

Camp à Jos (parc de la Francophonie)

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