Le Carnaval retrouve l'équilibre mais perd 70 000 visiteurs

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Caroline Roy, vice-présidente chez Léger, Alain April, président du conseil d'administration du Carnaval, et Mélanie Raymond, directrice générale, ont rencontré la presse, mercredi.

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le Carnaval de Québec a beau avoir retrouvé l'équilibre budgétaire en 2016, il reste encore du pain sur la planche pour relancer la fête qui a attiré 70 000 visiteurs de moins cette année.

Le président du conseil d'administration du Carnaval, Alain April, a expliqué mercredi en conférence de presse que même si la vente d'effigies du Carnaval avait légèrement augmenté (77 500 contre 75 000 en 2015), l'achalandage aux diverses activités avait diminué de près de 17 %, passant de 420 000 à 350 000.

«On a vendu sensiblement le même nombre d'effigies, mais les gens viennent moins souvent. C'est une baisse importante qui nous oblige à revoir le produit», a résumé M. April en précisant que, financièrement du moins, la situation avait commencé à se rétablir.

Grâce à de nouveaux partenaires privés, le Carnaval, qui avait bénéficié d'une aide d'urgence de 500 000 $ de la Ville de Québec et du gouvernement provincial, a en effet pu éponger le déficit de 600 000 $ réalisé en 2015 en plus de placer 500 000 $ pour reconstituer un fonds de prévoyance. En plus, l'événement a même conclu l'année financière avec un léger surplus de 34 779 $.

À court terme, Alain April aimerait ajouter de l'argent dans le fonds de prévoyance pour le ramener à 1 million $, soit 10 % du budget de 10 millions $ de la fête. « Les subventions représentent encore 33 % de notre budget et ça demeure trop élevé. Pour un événement comme le nôtre, il faudrait ramener ça à 25 %.»

Forcé à revoir son produit, le Carnaval a aussi mis de l'avant des groupes de discussion avec des citoyens de Québec et des gens d'affaires afin d'identifier des façons de relancer la fête dans le coeur des gens de Québec.

Plus festif

Une chose est certaine, pour donner une dimension plus festive au Carnaval et pour reconquérir les adolescents et les 18 à 34 ans, une clientèle qui avait déserté le Carnaval depuis le virage familial entamé il y a quelques années, le Carnaval mettra fin à la convergence de ses activités vers un même site.

«On s'est rendu compte que même si on créait de belles activités pour les adolescents et les jeunes adultes sur les plaines d'Abraham, ils n'iraient pas parce que ce site est maintenant identifié aux enfants et aux activités familiales», souligne la nouvelle directrice générale du Carnaval, Mélanie Raymond.

Plus ou moins cinq sites supplémentaires verront donc le jour à court ou moyen terme, des sites qui seront destinés à des groupes qui ont des intérêts différents : enfants, adolescents, familles, jeunes adultes. Ces sites n'ont pas encore été identifiés, mais tout est sur la table à dessin, même l'abandon des plaines comme lieu de rassemblement. «On conservera tout de même un lieu pour les activités destinées à la famille», assure M. April.

Et le président a avoué que le choix d'un spectacle symphonique au Centre Vidéotron pour lancer les activités n'avait pas été une réussite. «S'il y a une autre activité au Centre Vidéotron pour lancer le Carnaval, ce ne sera définitivement pas une symphonie. Il faut mettre ça plus festif.» 

Duchesses de retour

Pas question cependant d'abandonner ce que M. April a qualifié d'incontournables : les défilés, le palais de Bonhomme, les sculptures sur neige, les duchesses et la bougie. «Il faudra cependant les jazzer un peu plus. Par exemple, dans le cas des duchesses, elles aimeraient plus de contacts avec des gens d'affaires, des entrepreneurs, qu'on leur fasse vivre des expériences en lien avec leur parcours», indique Mélanie Raymond. 

Trois ans après leur retour au Carnaval, les duchesses reviendront donc en 2017 et leur existence n'est pas menacée. «Elles sont peut-être critiquées, mais il y a toujours du bon là-dedans», conclut Mme Raymond.

»C'est un défi très, très grand, mais, heureusement,... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

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»C'est un défi très, très grand, mais, heureusement, j'ai été agréablement surprise du talent qu'il y avait dans cette équipe», Même si elle insiste pour dire qu'elle n'est pas celle qui «sauvera le Carnaval», a déclaré mercredi la directrice générale du Carnaval, Mélanie Raymond.

Le Soleil, Patrice Laroche

Le grand défi de Mélanie Raymond

Même si elle insiste pour dire qu'elle n'est pas celle qui «sauvera le Carnaval», Mélanie Raymond savait quel défi elle aurait à relever en acceptant la direction générale de l'événement en décembre.

«C'est un défi très, très grand, mais, heureusement, j'ai été agréablement surprise du talent qu'il y avait dans cette équipe de 45 permanents qui montre un bon mélange d'expérience et de vision nouvelle», a déclaré au Soleil celle qui avait été auparavant directrice générale du Congrès mondial des Jeunes Chambres de commerce.

Parmi les chantiers sur lesquels elle se penchera, on trouve les dates du Carnaval. Car oui, certains souhaiteraient tenir l'événement une semaine plus tard pour éviter les redoux qui ont donné bien des maux de tête à l'organisation cette année.

«Nous avons vérifié l'impact de décaler le Carnaval d'une semaine. Il y en a un, mais il n'est pas majeur. Nous consultons présentement nos associés, hôtels et restaurants à ce sujet, et les avis sont partagés. Ce ne sera pas une décision facile», indique Mme Raymond, en assurant toutefois que la date du Carnaval demeurera la même en 2017, soit la fin janvier et le début du mois de février.

La seule promesse que la nouvelle directrice fait, c'est de décentraliser les activités de la fête. En tant que femme de 41 ans sans enfant, Mme Raymond avoue qu'elle-même ne se sentait parfois pas à sa place à travers la marmaille sur le site des plaines d'Abraham.

La place de la famille continuera cependant bel et bien d'exister. «Malheureusement, quand le virage familial a été fait il y a quelques années, on a échappé les ados et les jeunes adultes sans enfant. Il ne faudrait pas refaire la même chose cette fois en échappant les familles», conclut-elle.

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