Un défilé par froid extrême

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Malgré le froid mordant, les duchesses gardaient le sourire.

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

(Québec) Les carnavaleux ont quitté le confort des bars et des restaurants juste à temps pour la parade, et plusieurs se sont empressés de le retrouver... avant même que Bonhomme ne fasse son entrée.

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Disparaissant sous les couches de vêtements, les spectateurs étaient quand même frigorifiés samedi soir pour le défilé de la Haute-Ville.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Disparaissant sous les couches de vêtements, les spectateurs étaient quand même frigorifiés samedi soir pour le défilé de la Haute-Ville. Le mercure a glissé jusqu'à -21 °C en soirée, avec un ressenti de -38 °C. Bonne nouvelle cependant pour les gens de Québec : les températures glaciales se termineront mardi, affirme Robert Michaud, météorologue pour Environnement Canada.

Samedi soir cependant, le froid extrême était bien là. La plupart des gens ont choisi de rester à l'intérieur jusqu'à l'heure précise du passage de la parade, ce qui a profité aux bars et restaurants. «C'est bien meilleur que d'autres soirs, ça n'arrête pas», se réjouit Fabio Monti, copropriétaire de l'Atelier.

Sur les terrasses, des barmaids accoudées à des bars de glace servent caribous, cafés et chocolats chauds. Mais attention, le remplissage de canne n'est pas permis, prévient Anne-Julie Lachance, barmaid au Grand Café, «les gens ne peuvent pas boire dans les rues».

Un rapide coup d'oeil nous montre toutefois que plusieurs carnavaleux ont fait fi des règlements. Cannes et petites flasques étaient plus visibles que la semaine dernière.

À 20h37, heure de passage du défilé, les restaurants se vident. Les trottoirs et les zones VIP se remplissent en un instant, sans toutefois devenir bondés comme lors du défilé de Charlesbourg.

De la visite des pee-wee

Frédéric Jouët, venu de Genève pour accompagner son fils au tournoi pee-wee, profite des couvertures et des boissons chaudes et alcoolisées de la zone VIP. «On a acheté nos effigies et nos passes afin de profiter pleinement du cortège», dit-il, enveloppé dans sa couverture en polar aux motifs de ceinture fléchée.

Les premiers chars arrivent. Les gens dansent et tapent des mains, autant pour le plaisir que pour se réchauffer. Les tambours de la fanfare résonnent, mais les trompettes se font plus discrètes, le froid rend la tâche difficile aux musiciens.

Les chars défilent les uns après les autres, mais le rythme est moins fluide que la semaine dernière. Alors que plusieurs restent stationnés de nombreuses minutes, d'autres passent en coup de vent devant les spectateurs. Les tableaux font tout de même leur effet, le regard vert des cerfs et les loups soulèvent toujours l'admiration, mais la foule se montre moins participative que lors du défilé de Charlesbourg.

Et moins patiente aussi. Pendant la deuxième partie du défilé, plusieurs commencent déjà à renter. Lorsque Bonhomme pointe finalement son nez, la foule est nettement plus clairsemée. Derrière le dernier char, les trottoirs ont repris leur apparence d'avant le défilé.

Des journalistes étrangers séduits

Arrivés à Québec cette semaine, de nombreux journalistes étrangers ont assisté à leur tout premier défilé nordique. «C'est vraiment très créatif. J'aime beaucoup les personnages de la nature. J'aime bien quand c'est fait avec peu de moyens et beaucoup de créativité. Le résultat est étonnant», s'émerveille Vincent De Monicault, du magazine de voyage OOpartir.

En compagnie de plusieurs compatriotes français, il a eu droit à un séjour hivernal en Mauricie et à Québec. «On a découvert la gastronomie locale, qui est une très belle surprise», souligne-t-il. Derrière eux, un groupe de jeunes journalistes britanniques dansaient sur place pour se réchauffer. «Le froid est saisissant, on s'y attendait, mais pas autant», dit Nina Zietman, de Mpora.com. Le groupe a aussi assisté au bain de neige en après-midi. Lorsqu'on leur demande de décrire le Carnaval en quelques mots, la réponse ne se fait pas tarder: «une bande de cinglés qui s'amusent dehors dans le froid!»

Alors que le Carnaval était une première pour bien des journalistes, la surprise n'était pas entière pour Donna Perkins de l'émission de télévision Andiamo! à Los Angeles, qui avait assisté à l'événement il y a neuf ans. «Il y a plus d'attractions maintenant», remarque-t-elle. «C'est froid, mais c'est un plaisir unique.»

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