Leçon de marketing pour les duchesses

Devant le succès de la vente des bougies... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Devant le succès de la vente des bougies par les duchesses, le président du C.A. du Carnaval assure que le volet reviendra l'an prochain.

Le Soleil, Yan Doublet

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

(Québec) Tout «est sur la planche à dessin» pour l'an prochain, commente Alain April, président du conseil d'administration du Carnaval, lors du bilan de l'expérience des duchesses. Toutefois, ces dernières, ainsi que leur rôle dans la vente des bougies, sont là pour rester.

«Si on veut leur donner une touche entrepreneuriale, c'est sûr qu'elles vont avoir quelque chose à vendre», souligne M. April. «Pour nous, la bougie, via un travail des duchesses, va être là l'année prochaine.» 

Un volet dans lequel la reine du Carnaval, Amélie Godin-Gosselin, a excellé. «C'était mon plus gros défi, ce n'est pas quelque chose que je fais du tout en enseignement. Mais finalement, ça a tellement bien été, je suis tellement fière de mon duché, qui a vendu plus de 25 % de toutes les bougies.»

Le rôle des duchesses sera-t-il augmenté pour l'an prochain? Organiseront-elles à nouveau des activités dans leur duché? Pour le moment, l'organisation n'a pas voulu se mouiller, attendant les recommandations de Charlyne Ratté, présidente du jury des duchesses. 

Selon la duchesse de La Cité-Limoilou, Joannie Bélanger, qui a organisé un Bal des tuques au Domaine Maizerets, «les duchesses ont avantage à mobiliser leur quartier. Les gens aiment le Carnaval, aiment rencontrer leurs duchesses». «On n'était pas obligées de tenir un événement cette année, mais j'y tenais», ajoute-t-elle. 

La duchesse de La Cité-Limoilou dresse un bilan très positif de son expérience, surtout qu'elle s'est découvert des forces insoupçonnées. Atteinte de fibromyalgie, elle s'est réjouie d'avoir pu participer à l'ensemble des activités des duchesses. 

Les sept jeunes femmes ont amorcé leur aventure avant le Carnaval, par un voyage à Paris. Une expérience que veut répéter l'organisation, quoique la destination ne sera probablement pas la même. 

«La mission commerciale a initié la visite de 10 voyagistes français», explique Patrick Lemaire, responsable du développement touristique et des médias internationaux. «Déjà, ils nous ont envoyé des commentaires, comme quoi ils ont l'intérêt de pousser le produit du Carnaval auprès de leurs clients l'année prochaine. Pour nous, c'est très positif.»

L'amphithéâtre dans la mire

Malgré une assistance qui s'est laissée désirer pour la Symphonie hivernale et le couronnement de la reine, le Centre Vidéotron aussi reste dans la mire de l'organisation.  «Pour nous, ce n'était aucunement mitigé», rétorque Alain April par rapport au succès des deux événements. «Il y a un filon là avec le Centre Vidéotron. Comment on va l'exploiter? C'est une autre question.»

L'idée de clore le défilé au Centre Vidéotron, évoquée par le concepteur du défilé Ghislain Turcotte dans nos pages vendredi, pourrait aussi se retrouver «sur la planche à dessin». «On va prendre les meilleures [idées], toujours dans le budget qu'on a», nuance le président.

Revengeance «déjantée»!

C'était soir de fête vendredi à la Revengeance des duchesses. La nouvelle reine Morgane Clément-Gagnon, du duché de Lévis, a été couronnée devant une foule compacte qui faisait grimper la température à l'intérieur du bar. 

«L'essence même d'un carnaval, c'est d'être déjanté, de se déguiser, de se prendre pour d'autres. C'est ça qui m'a attiré dans la Revengeance, et je crois m'être donnée dans cette folie», a-t-elle exprimé. 

«Pour nous, une duchesse, c'est quelqu'un qui fait l'événement et non pas qui représente un événement», croit Maude Gagnon, présidente de Diadème, qui chapeaute la Revengeance. 

Alors que les duchesses du Carnaval dressaient leur bilan, l'organisatrice de l'événement parallèle s'est dite déçue de la tangente prise par l'organisation. «On trouvait audacieuse la formule où on mettait de l'avant l'esprit créatif et innovateur des duchesses. Mais de réduire ça, cette année, à la simple vente de produits dérivés et mettre le poids du financement sur les duchesses, on ne sera jamais d'accord.» 

Cependant, elle s'est dite ouverte à des associations entre les duchesses de la Revengeance et du Carnaval. «Des duchesses ont fait des demandes de rapprochements, mais ça n'a pas eu lieu en raison d'horaires trop chargés. Mais des rapprochements entre femmes, c'est souhaitable.»  

Un rapprochement pourrait d'ailleurs avoir lieu entre les duchesses de Charlesbourg, Rosalie Mercier et Roselyne Chevrette. Rosalie Mercier, qui a choisi d'appuyer l'organisme Cité-Joie, a souligné aujourd'hui le travail de Roselyne pour l'intégration des personnes handicapées en milieu de travail. «Elle fait vraiment un travail digne de notre duché», a-t-elle souligné. 

Roselyne Chevrette, qui vit avec le syndrome de la trisomie 21, a lancé vendredi soir un appel à sa comparse du Carnaval afin d'oeuvrer ensemble pour une même cause. «Je l'invite à venir au lancement de mon quatrième recueil [de poésie]», a lancé Roselyne Chevrette, qui ajoute que l'occasion sera belle pour partager leurs visées.

Succès de foule à la Soirée des célibataires

L'organisation attendait 300 personnes. Ils auront été 620 à converger vers le Maurice Nightclub vendredi soir pour la Soirée des célibataires. «Il y a beaucoup de gens qui sont venus seuls», commente Karine Arsenault, entremetteuse pour la soirée.

Au passage du Soleil, vers 21h30, des couples semblaient déjà se former. Sur les divans, le long des murs, les petits groupes de deux étaient légion et semblaient plongés dans leur conversation.

«On essaie aussi de créer des groupes d'amitié», explique Mme Arsenault. «Il y en a que tous leurs amis sont en couple. [Une soirée comme cela] leur permet de voir qu'ils ne sont pas seuls dans leur situation.»

Les règles de la soirée sont les suivantes : pas de mention de son âge, de sa profession et du nombre d'années de célibat. «On a eu des surprises. Une femme a fréquenté un gars pour quelques rendez-vous avant de savoir qu'il avait huit ans de moins», raconte Erika Roussel, aussi entremetteuse.

Au Maurice, la majorité des célibataires présents avaient plus de 30 ans.

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