Le fleuve dans le sang

François, Jean-François, Daniel Blais, un coéquipier, Dominique et... (Fournie par la famille Lachance)

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François, Jean-François, Daniel Blais, un coéquipier, Dominique et Daniel (à l'avant) en 2009. Ils ont remis à l'ordre un canot de Joseph Lachance pour traverser de Montmagny à l'île au canot.

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(Québec) Les Lachance ont le fleuve dans le sang. De génération en génération, ils ont traversé les eaux à bord de leur canot à glace. Dimanche, Dominique Lachance guidera son équipe pendant la course du Carnaval, suivant les traces de son grand-père qui avait participé au tout premier événement, en 1955.

Joseph Lachance guide sa famille en canot à... (Photo fournie par la famille Lachance) - image 1.0

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Joseph Lachance guide sa famille en canot à glace. 

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François Lachance ... (Photo fournie par la famille Lachance) - image 1.1

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François Lachance 

Photo fournie par la famille Lachance

D'abord utilisé par nécessité, puis par amour du sport, le canot à glace est, avant tout, une affaire de famille pour les Lachance.

Le Soleil les a rencontrés à Montmagny. À l'instar de leurs ancêtres, les deux frères Lachance, Dominique et Jean-François, et leur père François, ne restent jamais loin du fleuve.

Parti de l'île d'Orléans, leur ancêtre s'était établi à l'île au Canot, dans l'archipel situé entre Grosse-Île et l'Île-aux-Grues. En l'absence de pont, les insulaires empruntaient le canot à glace pour se déplacer d'une île à l'autre. C'est par cette voie que le grand-père de François Lachance avait séduit sa grand-mère, qui résidait sur l'île voisine.

«Petit garçon, je voyais mon père partir pour se rendre à Grosse-Île», raconte François Lachance. «Ils se servaient du canot à glace pour les ravitaillements, les urgences...»

...Et les programmes secrets. «Durant la Deuxième Guerre mondiale, ils ont développé beaucoup d'anthrax sur Grosse-Île pour développer des armes bactériologiques. Mon grand-père en a transporté pour l'armée en canot. Il savait qu'il avait des flacons avec de la poudre blanche, mais il ne savait pas ce que c'était. Imaginez s'il avait chaviré...» raconte Jean-François Lachance.

Sur le fleuve, les marins se mesurent l'un à l'autre. À partir des années 30, les Lachance étaient l'équipe à battre. En 1955, le Carnaval de Québec organise sa première course de canots à glace, à laquelle participe Joseph Lachance, père de François.

À l'époque, les participants à la compétition étaient des marins, racontent-ils. Avec les années et l'amélioration des canots, les participants sont passés de navigateurs à sportifs.

Passer le flambeau

Après 11 courses et 10 victoires, Joseph Lachance cesse la compétition. Son fils François suivra ses traces quelques années plus tard. À 22 ans, il emprunte un vieux canot, réunit une équipe et commence l'entraînement. Avec son rafiot qui lui brise presque entre les mains, il réussit à décrocher la deuxième place en classe sport.

Propulsé dans la classe élite, il se procure un canot : la Bertha. Avec son embarcation, il chauffe le champion Paul Bégin.

La Bertha accueillera à son bord une passagère toute spéciale. En 1974, Lise Payette devient la première femme à faire la traversée Québec-Lévis en canot à glace.

François Lachance enchaîne les podiums, avant d'abandonner la compétition en 1982. «Je n'avais plus rien à prouver», dit-il.

Comme son père l'avait fait avant lui, Jean-François entend l'appel de la compétition au début des années 90. Selon lui, ses débuts ont été ses meilleures années.

Après une pause en 1998, il reprend la compétition du jour au lendemain. À son bord, il accueille un athlète olympique coréen, qui n'avait jamais essayé le canot à glace.

Son père et son frère Daniel grimpent avec eux. «On a pris la Bertha. Mon père dirigeait notre canot, et celui d'une autre équipe à qui il a donné un canot flambant neuf», ajoute-t-il, l'air découragé.

«C'est la course la plus loufoque à laquelle j'ai participé!»

Depuis, ses frères ont pris la relève. Dimanche, Dominique Lachance participera à la traditionnelle course du Carnaval. «La compétition aujourd'hui est très relevée», constatent-ils. Pour grimper sur le podium, les canoteurs doivent y mettre du temps... et beaucoup d'argent.

Au-delà des courses, le canot reste d'abord et avant tout un mode de vie pour la famille. Au moment de notre entretien, François Lachance se préparait à retourner dans les îles à bord de son embarcation, comme son père et son grand-père l'avaient fait avant lui.

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