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Les enfants s'en donnaient à coeur joie, dimanche, dans les glissades.

Le Soleil, Yan Doublet

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Carnaval de Québec

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Carnaval de Québec

Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

(Québec) Les festivals hivernaux à travers le Canada ont beaucoup à apprendre du Carnaval, qui en est aujourd'hui à sa 62e année. Mais, selon Stacy Russell, coordonnatrice médias au FROSTIval de Fredericton, les petits frères peuvent aussi inspirer leur aîné.

Venue expressément à Québec pour observer la fête hivernale, Stacy Russell, ainsi que des organisateurs du Winterfest d'Edmonton, ont eu droit à une visite des coulisses. Le Soleil l'a rencontrée dimanche, tout juste avant qu'elle ne reparte pour gérer le festival néo-brunswickois.

Q Que retenez-vous de votre visite au Carnaval?

R C'est un festival très ancré dans la tradition. Ils font un très bon travail pour intégrer l'histoire à la fête. Je remarque aussi que la fête essaie grandement de s'adapter, de regarder les bons coups et les moins bons pour pouvoir progresser. 

Q Quels seraient ces bons et moins bons coups?

R Le Carnaval exploite très bien sa mascotte. Bonhomme est la figure la plus reconnaissable de Québec. Il est une vedette, j'ai frissonné quand j'ai réalisé qu'il était près de moi! 

Aujourd'hui, les gens faisaient la file pour un selfie avec Bonhomme. C'est dur, pour un festival, de trouver une bonne mascotte et de l'utiliser de la bonne manière. Le Carnaval excelle là-dedans. 

Par contre, la programmation doit réussir à trouver un équilibre entre les activités intérieures et extérieures. Ils vivent ce que vit tout festival hivernal, c'est-à-dire qu'ils subissent les aléas de mère Nature. Au FROSTIval, presque 50 % de nos activités sont intérieures. Si la météo n'est pas de notre côté, les gens peuvent se tourner vers autre chose. 

Ils devraient aussi organiser davantage d'activités le soir, afin de rejoindre la génération Y. Le Carnaval est très populaire auprès de la famille, mais il a du mal à attirer les jeunes, ce qui est le cas de beaucoup d'autres carnavals. On y travaille aussi, ils sont très difficiles à attirer. Mais, en général, tous nos événements qui impliquent des dégustations d'alcool se vendent très bien. 

Q Quelles sont les différences entre l'organisation du FROSTIval et celle du Carnaval de Québec?

R Le Carnaval est une grande organisation, avec un budget très important. Le nôtre est plus petit, mais en même temps notre population est plus petite. Ici, beaucoup d'événements sont gérés par l'organisation du Carnaval. 

Au FROSTIval, nous regroupons des événements indépendants sous la même bannière, mais nous ne les gérons pas. Nous nous impliquons seulement dans le marketing. Nous sommes comme un panier d'activités. La première année, nous avions 50 événements; aujourd'hui, nous en présentons 150. Mais comme ils se gèrent eux-mêmes, c'est beaucoup moins demandant pour l'organisation. Et si une activité ne fonctionne pas, ça ne rejaillit pas sur l'ensemble.

Q Parmi les activités présentées au Carnaval, quel serait votre coup de coeur?

R Définitivement les sculptures de neige. Ma préférée est probablement la plus simple : un cube où des formes humaines ont été taillées dans la neige. Les gens prennent la pose en adoptant les mêmes positions. C'est une idée toute banale, mais qui marche super bien. Tout le monde qui passe par là va se faire prendre en photo. 

Q Le FROSTIval se déroule en même temps que le Carnaval. Pourquoi, selon vous, ressentons-nous le besoin d'avoir une fête hivernale à ce temps de l'année?

R Pour célébrer l'hiver. Sinon, on resterait enfermés tout l'hiver. C'est un antidote à la dépression, une occasion de se retrouver. Nous en avons besoin.

Le cochon de neige enlève les honneurs

La chaleur et quelques fissures ont donné des... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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La chaleur et quelques fissures ont donné des sueurs froides à l'équipe du cochon de neige.

Le Soleil, Erick Labbé

Le cochon de neige aura tenu bon, malgré sa structure fragile. Le risque s'est avéré payant pour les sculpteurs des Laurentides qui ont séduit autant le jury que le public. 

«Il faut être effronté pour faire ça. Ils ont enlevé autant de neige à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ce n'est pas évident, pour que ça tienne», décrit le président de l'International de sculptures sur neige, Michel Sawyer. «Ils avaient hâte que le jury passe ce matin.»

À nouveau, c'est une oeuvre politisée qui a conquis le jury et le public. Cependant, si le message sous-jacent peut influencer quelque peu le public, le contenu n'a aucune incidence sur les notes des jurés, assure le président. 

Ni lors de la sélection des équipes qui prendront place à la compétition. «C'est artistique, il faut laisser libre cours aux artistes pour s'exprimer», commente Daniel Bouchard, directeur des opérations.  

Plus de peur que de mal

Quelques fissures ont donné des sueurs froides à l'équipe gagnante, composée de Jessie Armand, Mathieu Béchard et Michel Proulx. Mais au final, la chaleur leur aura causé plus de peur que de mal. De même pour les autres équipes, aucune de leurs oeuvres n'a subi de dommages, malgré un mercure au-dessus de zéro. «Mais si le temps reste chaud et qu'il y a de la pluie... On dit aux gens de venir les voir pendant qu'elles sont là», met en garde M. Sawyer. 

L'équipe de l'Université Laval, composée de Florence Asselin, Steve Fortier-Evers et Antoine-Bernard Caron-Gingras, a aussi remporté les prix du jury et du public pour le volet relève du concours. Les lignes précises de leur cabane dans les arbres ont joué en leur faveur.

Le public avait les pieds dans l'eau dimanche, pendant les cérémonies de remise des mentions. Devant le palais de Bonhomme, le sol était glacé comme une patinoire en avant-midi, avant de se transformer en gadoue. Les carnavaleux ont été très nombreux à mouiller leur bas de pantalon sur les sites de l'événement. La foule était dense et l'ambiance, festive. Les sculptures, si elles s'effondrent d'ici quelques jours, auront au moins pu être admirées par des milliers de visiteurs.

Un rendez-vous de casse-cous

Les festivals hivernaux à travers le Canada ont... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 5.0

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Le Soleil, Yan Doublet

Le Grand Prix de trois-skis de Marto Napoli a donné une belle dose d'adrénaline aux casse-cous, et un beau spectacle aux visiteurs. Au total, 1060 coureurs ont dévalé les pistes. Un beau succès, estime l'animateur Marto Napoli, qui prévoit déjà ajouter une troisième piste l'an prochain. «Le Carnaval cherchait un truc rassembleur et rigolo», explique-t-il. «Pour que les jeunes reprennent possession du Carnaval, il faut des activités plus extrêmes. Le Super Shot, le trois-skis, ça n'existait pas avant. C'est vraiment un renouveau.» Dimanche, enfants et famille essayaient la piste familiale, alors que les plus courageux se sont risqués sur la piste experte, qui comprenait un saut, et un dénivelé qui donnait le vertige. La période d'essai a par la suite laissé place à la compétition un contre un, dans laquelle les participants ont rivalisé d'originalité. Beaucoup étaient costumés et plusieurs ont même apporté leur trois-skis personnalisé.

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