L'effigie du Carnaval de Québec fabriquée en Chine

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L'effigie du Carnaval de Québec 2015 s'illuminera pour la première fois.

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 30 janvier au 15 février 2015. »

(Québec) Pour la première fois cette année, l'effigie de Bonhomme, qui sert de laissez-passer aux participants du Carnaval, sera «made in China» plutôt qu'au Québec.

Depuis plus de 25 ans, la coopérative Promo Plastik et ses prédécesseurs Plastic Gagnon à Saint-Jean-Port-Joli fabriquaient les petites figurines du célèbre Bonhomme Carnaval. Et même avant cette date, la vedette de la fête d'hiver a toujours été conçue, moulée et ensachée dans la province. 

Cette année, les organisateurs du Carnaval ont misé sur un nouveau concept à l'image de celui du macaron du Festival d'été de Québec (FEQ). Le laissez-passer, désormais rond et plutôt plat, est lumineux. Distribution Teknolight, une entreprise de Québec qui compte comme seule employée la propriétaire, a remporté l'appel d'offres. Après avoir cherché des entreprises «du coin» qui pourraient produire 130 000 unités de la tête de Bonhomme illuminée, Renée-Claude Auclair dit s'être résignée à regarder du côté de l'Asie.

Grâce à la plateforme Web Alibaba, qui permet en quelques clics de trouver des fournisseurs à travers le monde, Mme Auclair a arrêté son choix sur quelques entreprises, qu'elle a fait inspecter par un Montréalais, précise-t-elle, qui travaille en Chine. «J'ai essayé de respecter au maximum le côté humain, le côté qualité sur le produit. Je suis très consciente que tout cela est important», assure la femme d'affaires. «À partir de là, j'ai fait mon choix selon les prix pour livrer à temps.»

«J'ai essayé d'optimiser tout ce qui était travail fait ici pour faire travailler le plus de personnes possibles au Québec», précise-t-elle, ajoutant qu'en plus de son inspecteur montréalais en Chine, elle a embauché une entreprise de transport de la Capitale-Nationale. «C'est dommage, c'est comme dans beaucoup de domaines, il n'y a pas beaucoup d'expertise ici encore», souligne-t-elle au sujet de la technologie lumineuse que sa compagnie exploite.

Perte d'identité

Le directeur général de Promo Plastik, Serge Kirouac, assure qu'il aurait été capable de répondre aux critères du Carnaval puisque c'est la coopérative qui a le contrat du macaron du FEQ, qui brille aussi dans le noir. Même s'il est déçu d'avoir perdu un important contrat qui occupait ses 17 employés à l'automne, c'est surtout sur le message qu'envoie l'organisation de la fête d'hiver qui le laisse perplexe.

«Il faut prendre conscience que si on va dans la facilité comme ça, à un moment donné, il va falloir se poser des questions. On ne peut pas juste être des preneurs de commande, à moins que la province s'en aille vers ça», avance M. Kirouac. Il souligne également que le Carnaval reçoit des subventions du gouvernement pour ses retombées économiques anticipées. «C'est certain qu'elles vont diminuer [...] Mais ça ne semble par avoir de poids dans la balance», ajoute celui qui déplore également «la perte d'identité» associée au produit autrefois 100 % québécois.

Une décision d'affaires

Le président et chef de la direction du Carnaval, Denis Simard, reconnaît que l'organisation éprouvait une certaine fierté lorsque l'effigie était fabriquée à Saint-Jean-Port-Joli. «Mais la vie, c'est toujours un rapport entre le coût de production et la capacité qu'ont les gens de payer», explique-t-il, ajoutant que la décision découle de la révision des coûts de production et du nouveau concept arrêté pour le laissez-passer.

«L'ensemble des produits dérivés que les événements vendent et commercialisent, la plupart sont fabriqués à l'extérieur de Québec. Posez la question au FEQ, aux producteurs de spectacles, ça fait partie d'une réalité», fait valoir M. Simard. «Si personne n'est capable de produire au même coût à Québec, on fait quoi, on n'en fait pas?» questionne celui qui assure que la ceinture fléchée, autre icône du Carnaval, est toujours confectionnée en sol québécois.

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