La vie continue (1)

Liam a fêté ses trois ans il y... (Photo fournie par la famille)

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Liam a fêté ses trois ans il y a trois jours, alors que les médecins ne lui donnaient pas deux ans à vivre à la naissance.

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(Québec) Voici venu le temps de faire quelques suivis à des chroniques écrites au cours des derniers mois. Parce que la vie continue.  1er de 2

Liam a eu trois ans

J'ai demandé à Ian Défossés des nouvelles de son fils. Liam reconnaît une trentaine de mots, s'exprime de mieux en mieux, arrive à lever les bras. Il a aussi recommencé à faire des grimaces. Ça a l'air niaiseux, mais pour grimacer, il faut du muscle dans la langue et Liam en avait de moins en moins, tellement qu'il n'arrivait plus à la sortir de sa bouche.

Il est né avec une maladie, l'amyotrophie spinale de type 1, la pire, et les médecins ne lui donnaient pas deux ans à vivre. Liam a fêté ses trois ans il y a trois jours, il y avait un super-héros sur son gâteau.

Je vous avais raconté son histoire en mai 2014, Liam avait été exclu des essais pour un traitement parce qu'il était né 17 jours trop tard. Ses parents ont réussi à trouver la recette de la fameuse molécule, ils l'ont fait fabriquer à leurs frais dans un labo, l'ont fait tester sur des cochons dans une faculté de médecine vétérinaire. Liam en prend depuis février et, depuis, il continue à faire des pieds de nez à la médecine.

Famille élargie

William Lacombe m'avait raconté son histoire pour la fête des Mères, il avait retrouvé la sienne à 60 ans, elle en avait 96. La dame n'avait jamais dit à personne qu'elle avait un enfant, il avait été conçu dans le péché, on l'avait mis en adoption immédiatement après l'accouchement. Au lieu de lui tendre son bébé, on lui a donné un formulaire de consentement à l'adoption. Elle l'a appelé Sabinien.

Quand il a retrouvé sa mère, il a retrouvé une douzaine de cousins et cousines qui ne savaient pas que leur vieille tante Anne-Marie avait eu un fils. Il y avait quelques rumeurs, évidemment, mais on ne parlait pas de ça. Il y avait des rumeurs aussi dans la famille de son père, mais on en parlait encore moins. Dans la chronique que j'ai écrite, j'ai raconté comment son papa était mort, à 35 ans, dans un accident de travail. William m'avait demandé de ne pas le nommer, par respect.

J'ai reçu un courriel le jour de la publication : «Serait-ce un Lavergne?», eh oui, c'était un Lavergne. William a retrouvé deux cousins et une cousine à la fin juillet, il a compris d'où lui venait son sens de l'humour.

Voilà qui vient compléter son album de famille, à 80 ans.

Dossier clos

C'était l'histoire de Sophie*, une Française qui habite Québec depuis 1992 et qui retourne régulièrement en France pour visiter sa famille. Elle ramenait toujours, par la même occasion, de petites boîtes de fond de veau en poudre de marque Maggi. Un peu comme du Bovril.

L'an dernier, un douanier particulièrement attentif a remarqué que le produit était illégal, la loi permet un maximum de 2 % de viande, le Maggi en contient 2,1 %. Le douanier a saisi les cinq boîtes, il y en avait pour 25 $ environ, l'a condamnée sur-le-champ à payer 800 $ pour une «violation grave» à la loi de l'immigration.

Je serais curieuse de savoir ce qui entre dans la catégorie «violation mineure».

Toujours est-il que Sophie a contesté l'amende, plutôt le montant de l'amende. Elle reconnaissait le «crime», involontaire, mais trouvait que le douanier avait appuyé fort sur le crayon. Elle a épuisé tous ses recours, s'est rendue jusqu'au ministre et à la Commission agricole du Canada.

Tout ça pour 0,1 % de trop.

*Le prénom a été modifié.

Paires d'yeux recherchées

Godelieve De Koninck a commencé toute seule, il y a presque huit ans, à faire de la lecture de groupe au CHSLD Louis-Hébert, elle s'est dit que ça les changerait de la télé. Et puis, elle a ajouté une deuxième résidence, et une troisième. Elle a baptisé son projet Liratoutâge, a recruté des bénévoles, le plus souvent des retraités qui ont une heure ou deux par semaine à donner.

Son projet va bien, presque trop, elle manque de bénévoles.

Le temps qui passe

Ça fera deux ans le 2 novembre. C'était la fête d'Étienne Gourdes, il venait d'avoir 28 ans, il retournait tranquillement chez lui. Rue du Court-Métrage, à Loretteville, une voiture l'a fauché, il est mort. Le conducteur ou la conductrice a quitté les lieux, probablement en regardant partout autour, il ou elle n'a vu personne. La police n'a pas d'indice, pas de témoin direct, juste un gars qui dit avoir aperçu un VUS foncé. Depuis presque deux ans, déjà, le conducteur ou la conductrice se dit que plus le temps passe, moins il (ou elle) a de chances de se faire coincer. Chaque jour qui passe est un jour où il (ou elle) peut continuer à cacher la vérité. Pour les parents et les proches d'Étienne, c'est un jour de plus sans la connaître.

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