Chérie, j'ai réduit Donald Trump!

Les ennuis s'accumulent pour le président Trump.... (AP, Andrew Harnik)

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Les ennuis s'accumulent pour le président Trump.

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(Québec) CHRONIQUE / En politique, la règle de base veut que lorsque vous êtes au fond d'un trou, il faut cesser de creuser. Mais avec le président Donald Trump, c'est tout le contraire. Non seulement Monsieur ne s'arrête jamais de creuser, mais il appelle généralement un bataillon de pelles mécaniques à la rescousse.

Heureusement, le ridicule ne tue pas. Même lorsque le sort du monde est en jeu. Rappelez-vous le jour où le fanfaron Trump annonçait qu'un porte-avions se dirigeait vers la Corée du Nord. Le vilain Kim Jong-un n'avait qu'à bien se tenir! Tout ça pour découvrir avec stupéfaction, quelques jours plus tard, que le navire voguait encore dans la direction inverse!

Il n'empêche. Pour Mister Trump, les ennuis s'accumulent. À Washington, les mauvaises langues affirment qu'il n'existe pas de boulot plus ingrat que la défense de Donald Trump. Un ancien conseiller de Barack Obama résume : «Soit tu passes pour un menteur, soit tu passes pour un fou». Plus cruel encore, un commentateur suggère «qu'on pourrait circuler en paquebot dans la tête de Donald Trump sans risquer d'entrer en collision avec le moindre remord».

*** 

Ces jours-ci, la nomination d'un procureur spécial chargé d'examiner des liens suspects entre la campagne Trump et la Russie constitue une très mauvaise nouvelle pour le président. Qui sait où l'enquête aboutira? Malgré tout, la destitution de Donald Trump semble très improbable. Le Congrès est largement dominé par les Républicains. De plus, l'incompétence et l'amateurisme ne constituent pas des crimes. Sinon, où s'en irait le monde, je vous le demande?

On retiendra que c'est le congédiement du directeur du FBI, James Comey, qui a mis le feu aux poudres. Reste que le président Trump n'est pas du genre à se priver de gratter une allumette, même au fond de la poudrière. Au début, Monsieur reliait le départ de Comey à l'enquête jugée décevante sur les courriels privés d'Hillary Clinton. Puis, sans même avoir prévenu son équipe, il s'est retourné comme un gant. Il a admis qu'il voulait en finir avec l'enquête «inutile» du FBI sur les liens entre son administration et la Russie.

Je vous épargne certains détails. Mais juste pour décupler la paranoïa ambiante, le président a ensuite dévoilé des infos secrètes au ministre russe des Affaires étrangères, au cours d'une rencontre à la Maison-Blanche.

Accrochez-vous bien au pinceau, parce que ce coquin d'oncle Donald finit toujours par enlever l'échelle...

***

Vendredi, le président amorce un voyage qui le conduit notamment au... Vatican. Vrai qu'il aurait besoin d'un petit miracle pour redorer son image. À travers le monde, Monsieur provoque des réactions allant du traditionnel «Laissons-lui sa chance!» jusqu'au cri horrifié de «My God, les Américains ont confié les clés de la Maison-Blanche à un enfant de huit ans!»

Dans un article hallucinant, la revue Foreign Policy révèle la panique qui règne au siège de l'OTAN, à Bruxelles, à la veille du sommet auquel participe Donald Trump, le 25 mai. «La manière d'envisager la visite de Trump frise le ridicule, confie un organisateur. C'est comme si on se préparait à dialoguer avec un enfant; une créature qui dispose d'une capacité d'attention très faible et qui ne connaît rien à l'OTAN ou aux affaires du monde. [...] Tout le monde est terrifié.»

L'avantage, lorsque les attentes sont aussi basses, c'est qu'il devient plus difficile de décevoir. Quoi que... 

***

En attendant, Donald Trump s'est décerné mercredi le grand prix du martyr politique. «Aucun politicien dans l'histoire n'a été traité de manière aussi injuste que moi», a-t-il gémi. Rien de moins. Alors pour le consoler, il convient de lui offrir cette version modernisée d'une blague ancienne.

Un jour, Donald Trump se confie à l'un de ses conseillers. «J'ai problème, explique-t-il. Pour m'occuper dans le Bureau ovale, vous m'aviez suggéré de trouver un hobby. Alors je me suis procuré un énorme casse-tête. Mais il est trop difficile. Depuis mon arrivée à la Maison-Blanche, je n'ai même pas réussi à jumeler deux pièces. 

- Que représente le casse-tête, demande le conseiller, en étouffant un bâillement. 

- Un gros coq coloré, répond M. Trump. 

- D'accord, je vais jeter un coup d'oeil, soupire le conseiller. 

Le président amène son complice dans le Bureau ovale. Il lui montre la table sur laquelle il a étalé le casse-tête. Le conseiller demeure bouche bée. Il regarde la boîte du casse-tête, puis il se tourne vers le président : «Bon sang, M. Trump, voulez-vous bien remettre ces Corn Flakes dans leur boîte?»




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