Faut-il sauver le commandant Cousteau?

Ces jours-ci, avec la rediffusion à grande échelle... (Photothèque Le Soleil)

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Ces jours-ci, avec la rediffusion à grande échelle sur le Web du documentaire Le monde du silence, le public redécouvre avec stupéfaction les méthodes du commandant Jacques Cousteau à ses débuts.

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(Québec) Sale temps pour les héros. Si ça continue, il faudra «inventer une clé pour leur remonter le moral», comme disait un célèbre dessinateur.

Avant, il restait au moins le commandant Jacques Cousteau. Un père du documentaire sous-marin. Un arrière-grand-père de l'écologie. Toujours le vieux grincheux préféré des Français, même des années après sa mort.

«Si les crevettes élisaient un pape, ce serait lui», disait-on.

Mais ce genre de politesse, c'était avant la rediffusion à grande échelle du documentaire Le monde du silence, tourné en 1954.

Ces jours-ci, grâce au pouvoir du Web, le public redécouvre avec stupéfaction les méthodes de Cousteau à ses débuts. Son équipe fait d'abord exploser un récif de corail avec de la dynamite, tuant des centaines de poissons. Plus loin, elle achève un baleineau à coup de fusil. Et juste au cas où cela ne suffirait pas, elle massacre des requins avec tout l'entrain de moustiques se jetant sur d'imprudents baigneurs à la peau blême, qui croyaient gagner du temps en coupant par le petit boisé de sapins, sur l'interminable chemin du camping.

À l'époque, Le monde du silence ne choquait personne. Le film a même obtenu la Palme d'or du Festival de Cannes et l'Oscar du meilleur documentaire. Mais 60 ans plus tard, plusieurs images sèment la consternation.

Le commandant Cousteau qui fait mal aux poissons?

Aussi révoltant que si Mickey faisait breveter une trappe à souris révolutionnaire...

***

D'accord. La mystique Cousteau prend l'eau. Mais rien ni personne ne pourra ébranler celle de Winston Churchill.

Pas touche à l'ancien premier ministre britannique! Pas touche à la voix qui a symbolisé la résistance des Anglais au nazisme, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ouille. Comment vous dire? Entre-temps, on a découvert que plusieurs fameux discours de Churchill ont été lus à la radio par... une doublure!

Apparemment, le premier ministre n'avait pas le temps de se déplacer en studio. Mais les mauvaises langues affirment que la mystification était rendue nécessaire par la consommation d'alcool du héros. Celles-là disent qu'il avait parfois l'élocution trop pâteuse pour jouer les héros du monde libre.

À sa décharge, Churchill ne camouflait pas son penchant pour l'alcool. «J'ai beaucoup plus profité de l'alcool que l'alcool n'a profité de moi», aimait-il répéter.

Et gare à ceux qui en doutaient. Un jour, une députée lui avait reproché d'être soûl.

«Ma chère, je suis ivre, avait répondu Churchill. Mais vous êtes laide. Et demain, je serai sobre alors que vous serez encore laide.»

On dira que les historiens n'en ont jamais fini avec Churchill. Récemment, certains ont vérifié la rumeur voulant qu'il ait expédié aux Soviétiques une boîte de condoms sur laquelle il avait fait ajouter l'inscription : «extra petit».

Il s'agissait d'une légende urbaine.

***

Sale temps pour les héros.

Même pour l'incorruptible Eliot Ness, qui s'est mesuré au gangster Al Capone, au début des années 30. Récemment, la légende a pris une torpille sous la ligne de flottaison, quand un historien a dévoilé que Ness refilait aux journalistes une partie de l'alcool qu'il saisissait. En échange, ses exploits faisaient les manchettes.

Un coup dur. Comme si on apprenait qu'Iron Man était tombé amoureux de la rouille...

Hélas, le temps ronge les héros comme l'acide. Sauf de rares exceptions, qui résistent aux multiples scandales, comme l'ancien président John F. Kennedy.

Bizarrement, le souvenir de Kennedy est même enjolivé par des anecdotes qui ressurgissent d'on ne sait où.

La dernière raconte le jour où le président se fait interpeller par un ouvrier, en pleine campagne électorale.

- Est-ce que c'est vrai que vous n'avez jamais eu besoin de faire un travail manuel pénible, pour gagner votre vie, à la sueur de votre front? demande l'homme.

En entendant ces mots, l'entourage de Kennedy devient inquiet. On craint le dérapage. Mais le candidat reste calme.

- C'est vrai, répond-il.

Alors l'ouvrier sourit.

- Je veux seulement vous dire que vous n'avez rien manqué du tout...

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