Les hommes du président

Reince Priebus, chef de cabinet, Jason Miller, conseiller,... (AP)

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Reince Priebus, chef de cabinet, Jason Miller, conseiller, Boris Epshteyn, porte-parole, et Michael Flynn, le nouveau conseiller pour la sécurité nationale, regardent le président alors qu'il s'adresse aux médias.

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(Québec) CHRONIQUE / Pendant que Justin Trudeau réunit ses homologues pour discuter des changements climatiques, Donald Trump nomme un climatosceptique notoire, Scott Pruitt, à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Ancien attorney general de l'Oklahoma, il a passé une partie de sa carrière à se battre contre les politiques de l'Agence. En 2014, le New York Times a révélé qu'une lettre de Pruitt accusant l'EPA d'avoir grossièrement surestimé la pollution des nouveaux puits de gaz naturel avait été rédigée par les avocats de Devon Energy, l'une des plus grosses compagnies de gaz de l'Oklahoma.

Bref, l'homme n'est pas seulement vendu aux énergies fossiles, il est prêt à utiliser son poste pour défendre les pétrolières. Sa lettre critiquant l'Agence de protection de l'environnement lui avait été remise par le lobbyiste de l'entreprise, elle avait été recopiée et envoyée sur le papier en-tête de l'État...

Donald Trump souffle le chaud et le froid. Une journée il rencontre Al Gore pour entendre son plaidoyer sur les changements climatiques. Le lendemain, il confie le dossier à un ami des pétrolières. Comment se fier à un tel homme qui s'est fait élire en promettant de défendre les intérêts de la classe ouvrière, mais qui s'entoure de milliardaires? Et comment ne pas s'inquiéter de la nomination dans son cabinet de trois ex-généraux de l'armée, reconnus pour être des faucons?

Si vous croyez aux changements climatiques, ce qui se passe actuellement aux États-Unis n'est pas rassurant. Je comprends que la présidence n'empêchera pas les États comme la Californie d'aller de l'avant en matière environnementale. Mais les signaux de la Maison-Blanche risquent de dissuader ou de décourager de nombreux pays qui ont signé l'accord de Paris. Remarquez bien qu'après la décennie de Stephen Harper, le Canada est mal placé pour faire la morale aux Américains. Mais il reste qu'à moins de douter de la parole de la communauté scientifique, le temps joue contre nous. Tout retard supplémentaire ne fait qu'aggraver une situation déjà périlleuse.

Ce qui me ramène sur le sujet des pipelines... Je suis tombé en bas de ma chaise, jeudi, en lisant que le Sénat estime que les citoyens sont trop émotifs sur le sujet. Le comité sénatorial des transports et des communications a jugé - dans sa sagesse... - que le Canada doit sortir de la paralysie qui touche le transport du pétrole par oléoduc. Le sénateur indépendant Pierre-Hugues Boisvenu, qui a coprésenté le rapport, est cité par Le Devoir disant que toute politique énergétique au Canada ne peut reposer sur un fond émotif et délaisser tous les raisonnements rigoureux et objectifs nécessaires.

Je veux bien me calmer sur le sujet. Mais à la condition qu'on m'explique rigoureusement que l'exploitation accrue des sables bitumineux rendue possible par de nouveaux pipelines ne se fera pas aux dépens de nos objectifs de réduction des GES, signés par le premier ministre du Canada et engageant le pays dans la lutte contre les changements climatiques. J'attends toujours.

Le sauveur

On se croirait en campagne électorale : 55 millions $ pour de nouvelles places en CHSLD, 175 millions $ pour désengorger les tribunaux, 100 millions $ pour diminuer l'attente dans les hôpitaux... Il pleut des dollars sur le Québec. Les libéraux sont engagés dans une course contre la montre pour faire oublier les coupes budgétaires et démontrer que les sacrifices consentis ou imposés ont donné les résultats promis. «On a littéralement sauvé le Québec», a lancé Philippe Couillard. 

Noël approche, un sauveur nous est né.

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