Sophie Grégoire Trudeau au Soleil: «J'ai besoin d'aide!»

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Sophie Grégoire Trudeau, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent», a-t-elle confié au Soleil.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CHRONIQUE / «Je voudrais être partout, mais je ne peux pas. J'ai trois enfants à la maison, puis j'ai un mari qui est premier ministre. J'ai besoin d'aide. J'ai besoin d'une équipe pour m'aider à servir les gens.»

Sophie Grégoire Trudeau était à Donnacona, lundi, aux côtés de 4600 adolescentes pour le lancement d'une activité de Filleactive, un organisme qui fait la promotion d'un mode de vie sain et actif. Elle en est devenue la porte-parole.

Mais la conjointe du premier ministre, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent. Tu te dis : je vais essayer de transmettre un message qui va rejoindre le plus de gens possible.»

En attendant, Sophie Grégoire Trudeau n'a pas de local à sa disposition à l'édifice Langevin qui abrite le bureau du premier ministre. «J'ai un bureau chez nous sur ma table à dîner. On veut dépoussiérer un peu les vieilles méthodes patriarcales et on veut moderniser l'appareil qui nous permet de servir les gens, parce que les gens veulent qu'on le modernise. Ça, c'est clair dans notre tête. J'ai une personne qui m'aide à recevoir les demandes, à leur répondre, et on en a plus qu'on peut en traiter.»

Pourquoi avoir choisi Filleactive? Elle ne connaissait même pas la fondatrice, Claudine Labelle, une ancienne athlète d'élite qui a créé l'organisme en 2007 pour stimuler les adolescentes de 12 à 17 ans à prendre leur santé en main.

Mais elle a lu son histoire qui l'a touchée : «Je prends souvent mes décisions non seulement sur l'ouverture du coeur, mais aussi sur les faits. Or c'est un fait que les jeunes Canadiennes ne bougent pas assez. C'est un fait que les jeunes Canadiennes ont de la misère à construire une estime d'elles-mêmes sur des valeurs profondes et non pas sur ce qu'on nous présente dans notre culture de compétition, d'individualisme et de comparaison.»

Sophie Grégoire Trudeau a connu des problèmes de désordre alimentaire pendant son adolescence. Elle en a contre certains messages des médias sociaux : «Tu dois avoir l'air de ça, tu dois te comporter comme ça pour être femme ou pour être un gars. Tout ce qui nous restreint dans notre liberté, dans l'expression de ce qu'on est, c'est au détriment de l'être humain.»

Elle en a également contre la normalisation de la violence par rapport à la femme dans les cours d'école. «Il y a une culture non seulement de haine envers soi-même, de comparaison et de compétition, mais aussi de violence envers la femme qui est reliée à la pornographie, aux images d'hypersexualisation dans les médias. Les jeunes filles se retrouvent dans un endroit où elles ne savent pas où grandir, entre étant appelées une prude ou une fille facile.»

Selon elle, les jeunes hommes ont besoin de modèles masculins et féminins pour être interpellés vers les changements qui s'imposent. Comment compte-t-elle faire pour passer ses messages? Elle répond que même si elle allait dans 200 écoles, ce qui «n'est vraiment pas possible», cela ne suffirait pas. «Il y a moyen de transmettre une connexion sincère et une conversation sincère, et là les nouvelles technologies nous aident. Alors j'espère pouvoir les utiliser au maximum.»

Sophie Grégoire Trudeau sur...

Les autochtones

«La cause des femmes autochtones, la cause autochtone point, me touche profondément. Je me souviendrai toujours d'un matin où j'ai appelé mon mari et où je n'étais pas en possession de mes pleurs. Et j'ai dit : "Ça ne se peut pas, ça peut pas continuer comme ça." C'était à cause d'une jeune femme autochtone qui avait été violée et laissée pour morte dans une rivière. C'est notre soeur, c'est nos enfants. Je ne suis pas capable, je suis juste pas capable! Mais on est sur la voie de reconstruction de cette grande relation brisée.»

Les changements climatiques

«Est-ce que ça m'inquiète de voir les grandes corporations qui polluent au détriment des pauvres qui n'ont rien à voir avec la pollution environnementale? Mais bien sûr, et mon mari porte très bien ce message-là. On partage les mêmes valeurs par rapport à ça. C'est clair que les grands problèmes environnementaux nous touchent, non seulement mon chum comme politicien, mais comme êtres humains, des êtres humains amoureux de la nature et de plein air. Ça vient nous chercher creux. Les grands sommets, c'est extraordinaire. Il faut que les grandes instances qui ont de l'influence se réunissent et il y a quand même de bonnes conclusions qui en sont sorties. Ce n'est pas moi, la politicienne, mais j'ose espérer que les gens vont être à la hauteur de leur parole.»

La conciliation travail-famille

«Il y a toujours un prix à payer. Il faudrait que ce prix-là soit moins gros. La femme est encore l'éducatrice centrale de sa famille, le noyau familial, celle qui transmet beaucoup de valeurs aux enfants. Il y a encore un tabou : quelqu'un qui reste à la maison aujourd'hui et qui ne travaille pas à l'extérieur. Ma mère s'est fait poser cette question-là quand elle a arrêté de travailler comme infirmière. Elle nous disait que lorsqu'elle allait dans les soirées pour accompagner mon père dans son travail, les gens la regardaient en voulant dire : "Ben là, on n'a rien à lui dire, elle, si elle reste à la maison..." Voyons donc, comme si ça enlevait un peu d'intelligence et d'intérêt pour la personne à qui on parle!»

Le féminisme

«Ça me fait tellement sourire, cette question-là, parce que pour moi, le mot féministe, ça veut tout simplement dire être au courant, avoir la connaissance de ce qui se passe sur la planète par rapport au déséquilibre hommes-femmes qui est flagrant. Est-ce qu'on peut ne pas être féministe quand on connaît les faits? J'ai de la misère à comprendre ça.»

Le français

«Je suis une amoureuse de la langue française. J'aime beaucoup écrire des chansons, des poèmes, je le fais régulièrement, je suis inspirée constamment.»

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