Normandeau, Hamad, et quoi d'autre encore?

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Nathalie Normandeau

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(Québec) La saga du trafic d'influence liée au financement du Parti libéral du Québec est repartie de plus belle avec les révélations de l'émission Enquête sur le ministre Sam Hamad. Les courriels de Marc-Yvan Côté faisant état de ses discussions avec «notre ami» sont dévastateurs pour le ministre et pour le gouvernement. Dans ce contexte, les contributions de Côté et de Premier Tech à la caisse électorale de M. Hamad donnent vraiment l'impression qu'il y a eu trafic d'influence.

Il y a une différence énorme entre une «impression» et une preuve hors de tout doute. Mais en politique, c'est l'impression et la perception qui l'emportent. Je ne vois pas comment Philippe Couillard pourrait fermer les yeux sur cette histoire.

La semaine dernière, les libéraux étaient furieux d'entendre François Legault déclarer en chambre que le PLQ était un «parti de pourris». Le chef de la Coalition avenir Québec a modifié son propos par la suite en disant que c'est le parti qui est pourri, mais peu importe. Les événements des dernières semaines ne sont pas de nature à rassurer les Québécois sur l'intégrité du gouvernement.

Le pire, c'est que ce n'est pas terminé. Le dépôt de la preuve recueillie par l'UPAC contre Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté va faire les manchettes. Et il est fort possible que les enquêtes policières mènent à d'autres arrestations. Philippe Couillard a encore deux ans et demi devant lui avant les prochaines élections, mais c'est un véritable supplice de la goutte qui l'attend si les accusations de fraude ou de manquement grave à l'éthique se multiplient, comme c'est le cas actuellement.

Après l'arrestation de Mme Normandeau, M. Couillard a pris ses distances de l'époque de Jean Charest en déclarant que le Parti libéral a changé. «Le parti que je dirige actuellement a une pratique exemplaire en financement politique, on fait du financement populaire.»

C'est vrai, mais c'est bien davantage les lois sur le financement des partis qui ont changé, sous le gouvernement de Pauline Marois. Si le financement politique au Québec n'est plus le même, ce n'est pas à l'initiative des libéraux.

Normandeau, Hamad, et quoi d'autre encore? doit maintenant se demander le premier ministre. La panique n'est pas bonne conseillère dans de telles circonstances, mais l'ignorance est pire encore. S'il y a encore des squelettes dans le placard du PLQ, Philippe Couillard doit le savoir. Il doit passer ses ministres et ses députés au confessionnal et faire un grand ménage au besoin. S'il ne le fait pas, c'est la police et les médias qui le feront à sa place.

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