Le tapis rouge

Malgré le fait que Philippe Couillard soit à... (Agence France-Presse, Eric Feferberg)

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Malgré le fait que Philippe Couillard soit à Paris pour la conférence sur le climat, les enjeux liés au terrorisme et à l'accueil des réfugiés ont retenu son attention et celle de son homologue français, Manuel Valls.

Agence France-Presse, Eric Feferberg

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(Paris) PARIS / Ce n'est que lundi dernier que Justin Trudeau a invité ses homologues provinciaux à l'accompagner à Paris pour l'ouverture officielle de la conférence sur les changements climatiques. Philippe Couillard était à peine arrivé dans la capitale française, samedi matin, qu'on lui avait déjà obtenu une rencontre bilatérale avec le premier ministre Manuel Valls. La décision avait été prise à peine 36 heures plus tôt, m'a-t-on indiqué samedi. Normalement, on ne s'invite pas aussi tardivement dans le monde de la diplomatie. C'est dire la qualité des rapports entre le gouvernement français et celui du Québec.

M. Couillard a beau être à Paris pour la conférence sur les changements climatiques, c'est encore le terrorisme et la question des réfugiés qui ont le plus retenu l'attention des deux hommes ainsi que celle des journalistes qui les ont rencontrés samedi, à la sortie de leur entretien d'une trentaine de minutes. D'ailleurs, le premier ministre Couillard se rendra aujourd'hui au théâtre Le Bataclan pour un hommage du Québec aux victimes, et il aurait même invité Justin Trudeau à l'y accompagner. On ne sait pas encore si l'invitation sera retenue, mais l'événement contribuera à rappeler une fois de plus les événements tragiques du 13 novembre.

D'ailleurs, M. Couillard a réitéré samedi que ces attentats ont placé les démocraties en «état de guerre» et a salué la vigueur et la détermination de la réponse française. De son côté, M. Valls a déclaré que le terrorisme ne connaît pas de frontières et a insisté sur l'importance de la collaboration pour combattre ce fléau.

Manuel Valls a toutefois déclaré qu'il serait faux de croire que ces attentats vont porter ombrage aux discussions sur le climat. «Ce que le terrorisme vise, c'est la division, que les sociétés se referment. Au contraire, c'est un message de vie que nous devons porter. C'est ce que fait la France... c'est de tenir un rendez-vous pour l'avenir de l'humanité. D'une certaine manière, il y a une obligation de réussite, et la négociation va se poursuivre dans les jours qui viennent.» M. Valls a d'ailleurs réitéré que «le Québec est à l'avant-garde de ce rendez-vous essentiel pour l'avenir de la planète».

Terrorisme ou pas, on n'a pas senti samedi, en arrivant à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, l'omniprésence des services de sécurité qu'on nous annonce depuis les attentats du 13 novembre.

Ce sera peut-être différent aujourd'hui et demain à l'arrivée des chefs d'État et de gouvernement. Mais Paris n'est pas la ville assiégée que l'on pourrait imaginer de ce côté de l'Atlantique. Même si les touristes sont moins nombreux, les gens se baladaient samedi le long de la Seine comme toutes les fins de semaine.

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