Le bus et le métro gratuits à Paris

Avant de se rendre à la Conférence de... (La Presse Canadienne, Adrian Wyld)

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Avant de se rendre à la Conférence de Paris sur le climat, Justin Trudeau était à Malte, vendredi, pour le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth.

La Presse Canadienne, Adrian Wyld

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(Paris) PARIS / Les transports en commun seront gratuits dimanche et lundi à Paris, mais ce ne sera pas pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Avec l'arrivée de 147 chefs d'État et de gouvernement dans la capitale française, la mairie de Paris n'a pas eu le choix que de fermer ses grandes artères aux automobilistes, et de leur demander de prendre l'autobus et le métro. La Conférence de Paris sur les changements climatiques s'avérait déjà un cauchemar logistique avant les attentats du 13 novembre. Depuis cette date, c'est pire encore.

Les transports en commun seront gratuits dimanche et lundi à Paris, mais ce ne sera pas pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Avec l'arrivée de 147 chefs d'État et de gouvernement dans la capitale française, la mairie de Paris n'a pas eu le choix que de fermer ses grandes artères aux automobilistes, et de leur demander de prendre l'autobus et le métro. La Conférence de Paris sur les changements climatiques s'avérait déjà un cauchemar logistique avant les attentats du 13 novembre. Depuis cette date, c'est pire encore.

L'enjeu en vaut-il la chandelle? Les sceptiques sont nombreux. Sauf que cette fois, tout le monde semble s'entendre pour dire qu'on n'a plus le choix : un échec mènerait à une situation de catastrophe dont les coûts financiers et humains seraient monstrueux. La situation des migrants des derniers mois a provoqué une onde de choc partout dans le monde. Ce sera pire encore si les changements climatiques forcent des populations entières à quitter leur pays.

Pour Justin Trudeau, l'enjeu n'est pas d'arriver à Paris avec un nouveau plan de réduction des GES. Il est trop tard. Un tel plan ne s'improvise pas sur le coin de la table comme un programme électoral. Les solutions sont complexes, elles exigeront des négociations serrées avec les provinces, la collaboration des villes, de l'industrie, et de la population. Voilà pourquoi Ottawa et les provinces se donnent 90 jours à leur retour de Paris pour négocier les modalités d'un tel plan. En principe, tout le monde veut sauver la planète, mais ce sera difficile de maintenir cette belle harmonie lorsque viendra le moment de négocier les sacrifices à faire pour y parvenir.

Ce que Justin Trudeau tentera de faire à Paris, c'est de rétablir la crédibilité environnementale du Canada après les années Harper. Si les pays riches ne démontrent pas leur sérieux, de nombreux autres y trouveront un prétexte pour ne rien faire.

À défaut d'arriver à Paris avec du concret, le premier ministre Trudeau se présente à la conférence à la tête d'une délégation importante comprenant notamment les premiers ministres de plusieurs provinces, dont le Québec et l'Ontario. Ceux-ci avaient déjà l'intention de participer à l'événement, mais seulement à partir du 4 décembre, dans le contexte de la participation des «États fédérés». Ils n'auront pas leur place aux côtés des chefs d'État et de gouvernement dans les cérémonies d'ouverture et les discours officiels, mais en acceptant d'accompagner M. Trudeau, ils donnent de la crédibilité à son gouvernement.

Pour Philippe Couillard cela implique réaménager un horaire déjà chargé. Il est arrivé à Paris ce matin et reviendra au Québec lundi pour la reprise des travaux de l'Assemblée nationale mardi. Il retournera sur Paris vendredi prochain, en compagnie d'une délégation comprenant notamment Pierre Karl Péladeau, François Legault et Manon Massé.

D'ici le 12 décembre, toute la planète sera inondée de reportages sur les changements climatiques. Même les maires des villes de la planète convergeront vers Paris pour parler environnement. Denis Coderre sera là, Régis Labeaume, non. Un sommet parallèle se tiendra également à Montreuil réunissant des milliers de personnes de la société civile.

Plus de 3000 journalistes ont été accrédités à la conférence qui n'est pas en mesure d'en accueillir davantage. Même la presse parlementaire qui accompagne Justin Trudeau à Ottawa attendait encore son accréditation hier. L'organisation a promis de revoir le tout pour donner «une répartition équitable des postes disponibles à tous les pays du monde entier».

Il y aura tellement d'intervenants de tous les horizons à Paris, que cette grand-messe de l'environnement ressemble à une tour de Babel. La question est de savoir si tous ces beaux discours mèneront à des décisions concrètes.

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