Ça prendrait un ouragan

À moins d'une bombe ou d'une gaffe majeure,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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À moins d'une bombe ou d'une gaffe majeure, les probabilités sont fortes que le maire Labeaume soit réélu.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) CHRONIQUE / Pas d'ouragan en vue sur les radars de la course à la mairie de Québec.

Une première photo satellite publiée en fin de semaine donne le maire Labeaume très en avance, ce qui renforce l'intuition générale. À moins d'une bombe ou d'une gaffe majeure, les probabilités sont fortes qu'il soit réélu.

Le sondage Léger/Journal de Québec du début septembre place Régis Labeaume à 49 %, Jean-François Gosselin (Québec 21) à 14 % et Anne Guérette (Démocratie Québec) à 10 %, avant répartition des indécis.

Cela suggère un petit recul de l'appui au maire par rapport au résultat électoral de 2013 (il avait obtenu 74 %), mais rien pour l'inquiéter. Surtout que les intentions de vote pour le maire semblent plus solides que pour ses adversaires.

Le chiffre le plus significatif de ce sondage est sans doute le taux de satisfaction de 78 %. 

Après 10 années de pouvoir, le résultat est impressionnant. La dernière décennie n'a pourtant pas été qu'un long fleuve tranquille. 

Il y a eu des tempêtes, des dérapages, des virages à 180 degrés, du cafouillage dans les services de proximité, des projets contestés (marché public, Phare, dézonage, etc), des échecs (ex : SRB), de la grogne contre les taxes, des revers judiciaires, etc. 

Sans parler des résultats mitigés à l'amphithéâtre et des satanés Nordiques qui ne reviennent toujours pas alors que Las Vegas, ville du péché, s'apprête à sauter sur la glace.

On peut bien essayer d'expliquer l'avance de M.Labeaume par la faible notoriété du nouveau venu Jean-François Gosselin (Québec 21) et par une chimie qui ne fonctionne pas entre les électeurs et Anne Guérette (Démocratie Québec).

La faiblesse relative de l'opposition n'explique cependant pas le fort taux de satisfaction qui se maintient pour le maire. Tout semble glisser sur la peau du canard.

Il est dans la tradition à Québec de réélire les maires sortant. Le dernier à avoir été battu fut Joseph-Ernest Grégoire en 1938, c'est dire combien ça fait un bail.

Mais ce n'est pas unique à Québec. En 2009 et 2013, près de 80 % des maires sortants des grandes villes du Québec ont été réélus, a constaté Jérôme Couture, chercheur post-doctoral de l'INRS. 

Jean-François Gosselin s'encourage à l'idée que M.Labeaume était parti de rien ou presque lorsqu'il a été élu la première fois en 2007. 

C'est vrai, mais M.Labeaume n'affrontait pas un maire sortant jouissant d'un fort taux de satisfaction et il fut vite appuyé par une partie de l'establishment de Québec. Ce n'est pas le cas de M.Gosselin. Celui-ci trouvera cependant des appuis à la radio, ce qui n'est pas négligeable.

Le sondage Léger suggère que les candidats d'Équipe Labeaume sont largement en avance dans tous les arrondissements.

C'est possible, mais l'échantillon de répondants (1 000 au total de la ville) n'est pas suffisant pour tirer des conclusions solides pour chacun des arrondissements. Encore moins dans les districts.

En 2013, les appuis aux candidats d'Équipe Labeaume ont varié du simple au double. Seulement 32 % dans Saint-Louis-Sillery, mais plus de 75 % dans plusieurs districts (Montmorency, Vanier, Ste-Thérèse).

Dans les arrondissements La Cité-Limoilou et Ste-Foy-Sillery-Cap-Rouge, il suffirait que les appuis à Équipe Labeaume fléchissent un peu pour ouvrir la porte à l'opposition. La partie est loin d'être jouée.

De quoi va-t-on parler cet automne? Des mêmes sujets que la dernière fois : de circulation, de transport en commun et d'autoroutes; de démocratie; de services de proximité; de taxes et d'aménagement du sol.

Je ne fois qu'une différence significative. Le «vivre ensemble», qui n'a jamais été un enjeu électoral à Québec, risque cette fois de le devenir, avec le tout ce bruit de fond causé par l'extrême droite.

Ce ne serait pas une bonne nouvelle. C'est un sujet délicat qui demande nuances et sensibilité, deux choses qui résistent mal aux raccourcis des campagnes électorales.




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