Un Phare bien meilleur 

Le promoteur Michel Dallaire aurait pu ignorer les... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le promoteur Michel Dallaire aurait pu ignorer les critiques mais a choisi d'en tenir compte. Il y a là une belle leçon de démocratie. On gagne à mettre les projets le plus tôt possible sur la place publique pour le bonifier.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) CHRONIQUE / La nouvelle version du Phare dévoilée mardi représente un progrès spectaculaire par rapport au concept initial.

Le promoteur Michel Dallaire en avait donné un aperçu le printemps dernier, mais il était difficile d'en juger avant d'avoir vu. 

Les nouvelles planches confirment que le projet évolue dans la bonne direction. 

J'étais de ceux qui ont critiqué le projet initial. Je le trouvais massif, replié sur lui-même et sans intérêt architectural, pour rester poli.

Le promoteur avait cependant l'appui du maire et de 80 % des citoyens (sondage Léger). Il aurait pu ignorer les critiques, mais a choisi d'en tenir compte. 

Il y a là une belle leçon de démocratie. On gagne à mettre les projets le plus tôt possible sur la place publique pour les bonifier. 

Sommes-nous aujourd'hui devant le grand projet phare dont les citoyens seront fiers pendant les 100 prochaines années, comme le souhaiterait M. Dallaire?

Sans doute pas. 

Il reste du travail à faire pour affiner l'architecture, en outre sur les tours secondaires, qui ne sont encore que des esquisses minimalistes et plutôt banales. On est cependant sur la bonne voie.

Le projet n'a plus la lourdeur écrasante du début. Les lignes ont été épurées; la place publique a gagné en superficie et en ensoleillement. Elle devient désormais le coeur du projet, plutôt qu'une cour ingrate coincée au pied des tours.

Cette place sera davantage animée, notamment par l'ajout d'une salle de spectacle. 

On sait l'importance des espaces publics pour la qualité de vie des quartiers. Si le Phare aspire à devenir le coeur du nouveau centre-ville d'affaires de Sainte-Foy, il était impératif de le rendre attractif pour les voisins, passants et visiteurs.  

On se réjouit de l'abandon de l'arche de métal qui coiffait la version initiale de la grande tour de 65 étages et lui donnait un air ringard. L'idée du phare sera désormais incarnée par la lumière qui enveloppera les cinq ou six étages supérieurs et qui sera visible de toutes les directions. 

Le fait de varier la hauteur des tours secondaires crée un équilibre et un mouvement qui correspondent mieux à l'image qu'on se fait du «skyline» d'un quartier de centre-ville.

Reste à voir les détails d'architecture. L'évocation de cristaux de quartz sur les parois de verre asymétriques de la tour principale est intéressante et fait beaucoup plus contemporain que le design initial. 

J'ai cependant appris à me méfier des planches d'artistes qui donnent un aperçu général, mais n'arrivent jamais à bien traduire le rendu final d'un projet qui continue d'évoluer. C'est particulièrement vrai des illustrations de nuit. 

Les citoyens fâchés qu'on puisse construire au-delà des 30 étages prévus au zonage auront une raison de plus de s'objecter au Phare. Ce n'est plus une, mais deux tours qui dépasseront ce seuil (45 et 65 étages).

C'était le prix à payer pour conserver les mêmes superficies tout en dégageant les emprises au sol. 

Vous ne serez pas tous d'accord, mais je crois que la façon dont les immeubles du Phare occuperont le sol est un enjeu plus important que la hauteur des tours. 

Que celles-ci fassent 30, 40 ou 60 étages ne fait pas tant de différence, sinon sur la longueur de l'ombre en hiver et sur l'effet de vent. Le promoteur dit avoir tenu compte de ces éléments en remaniant son projet. 

Le principal obstacle au projet du Phare demeure l'impact sur la circulation. Le secteur de la tête des ponts est déjà lourdement congestionné. Ce sera pire avec le Phare. 

Le seul scénario envisagé actuellement semble être de raccorder le Phare au boulevard Hochelaga par la rue des Châtelets. La logique voudrait que la facture soit à la charge du promoteur. Reste à voir si cet accès peut suffire. 

J'ai été étonné du peu de réponses du promoteur Dallaire sur cet enjeu. Il renvoie la balle à la Ville qui la renvoie à son tour au ministère des Transports. Il faudra bien que quelqu'un finisse par tirer ça au clair.

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