L'avantage de la glace

Dans cinq des six arrondissements de Québec, l'entretien... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dans cinq des six arrondissements de Québec, l'entretien des patinoires est confié, sauf quelques exceptions, à des organismes locaux.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CHRONIQUE / Un bilan de début de saison des patinoires de quartier à Québec montre des écarts étonnants entre le service offert dans chaque arrondissement.

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Infographie Le Soleil

À climat égal, des patinoires de Sainte-Foy ont été ouvertes avec près de deux semaines de retard par rapport à d'autres glaces de quartiers voisins.

Les données obtenues par Le Soleil indiquent que les patinoires de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge sont les seules de la ville à être entretenues uniquement par des cols bleus.

Coïncidence (ou pas), ce sont celles qui ont ouvert le plus tardivement cet hiver, soit le 8 janvier en moyenne.

Le mot d'ordre à Québec est partout le même : ouvrir les patinoires le plus tôt possible après le 6 décembre, dès que la température le permet.

Le climat exceptionnellement chaud du début de cet hiver a évidemment reporté partout l'ouverture des patinoires.

L'arrondissement de La Haute-Saint-Charles fut le premier à ouvrir des glaces le 30 décembre dans les quartiers de Val-Bélair et Montchâtel.   

C'était dans l'ordre des choses. En début de saison, quelques degrés peuvent faire une différence et les quartiers du nord, plus en altitude, «profitent» d'un climat plus froid que le centre-ville. 

Bon an, mal an, La Haute-Saint-Charles est ainsi le premier à ouvrir des glaces et le dernier à les éteindre. Ça s'appelle avoir l'avantage de la glace.

Il est plus difficile d'expliquer comment, à quelques kilomètres de distance sur le plateau de la haute ville, des patinoires ont pu ouvrir le 2 janvier alors que pour d'autres, il a fallu attendre au 12, au 13 et même au-delà.

Le relevé de la Ville montre par exemple que les patinoires des Saint-Martyrs, Roger-Lemelin et parc Durocher dans La Cité-Limoilou ont été accessibles à partir du 2 janvier.

Dans l'arrondissement voisin de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, pas une seule patinoire n'a ouvert avant le 5 et une dizaine le 12 janvier et après.

En moyenne, les patinoires de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge ont ouvert trois jours plus tard que celles des autres arrondissements.

Pas de quoi en faire un plat, direz-vous. C'est vrai, trois jours, c'est peu. Mais dans nos hivers écourtés, chaque jour de glace compte pour les jeunes, surtout pendant les vacances de Noël.

Il y a aussi que les citoyens paient partout les mêmes taxes de base. Ils devraient avoir droit à des services équivalents. Ce n'est pas (toujours) le cas pour les patinoires. 

Dans cinq des six arrondissements de Québec, l'entretien des patinoires est confié, sauf quelques exceptions, à des organismes locaux. 

L'arrondissement de Sainte-Foy est le seul à les entretenir en régie. À première vue, il est tentant d'y voir un lien avec les ouvertures tardives. 

Mon hypothèse est que les cols bleus ont d'autres priorités que les patinoires et que l'organisation du travail est plus complexe à la Ville que dans un organisme de quartier. J'y voyais une explication vraisemblable aux retards.

Il semble que ce ne soit pas aussi simple. Les cols bleus affectés aux patinoires de Sainte-Foy sont des «auxiliaires» et ont des horaires atypiques qui permettent de travailler les fins de semaine. 

La Ville rapporte aussi que des heures supplémentaires ont été faites dans Sainte-Foy pendant le temps de Fêtes pour accélérer les ouvertures. Bonne idée. 

Le seul ennui, c'est que les résultats ne semblent pas avoir suivi.

J'ai parlé au responsable des patinoires dans Saint-Sacrement (La Cité-Limoilou) où la première patinoire a ouvert le 2 janvier.

Martin Dumas ne croit pas avoir une meilleure recette que les cols bleus. Les patinoires des «bleus» ont peut-être ouvert plus tard cet hiver, dit-il, mais d'autres années, c'est le contraire.

M. Dumas rappelle que les organismes plus petits sont plus vulnérables que la Ville s'ils perdent un employé.

Cela dit, il y a aux Loisirs Saint-Sacrement une souplesse qui permet d'arroser de nuit si nécessaire. 

J'ai compris aussi qu'il arrivait qu'on prenne le risque d'arroser sans attendre que les critères officiels soient remplis (trois nuits consécutives à - 15 °C.) 

Cela peut avoir pour conséquence de «perdre» une patinoire et de devoir recommencer. Mais cela permet aussi de pouvoir ouvrir plus tôt que les autres.

Ainsi en est-il de la qualité des glaces une fois les patinoires ouvertes. C'est très variable. 

Cela dépend de la température et de l'achalandage, mais aussi de la détermination que l'on met à l'arroser de jour ou de nuit.  

Lu sur une page Facebook au début janvier : «Il a tu des patinoire pour jouer au hockey d'ouverte?» 

On y sent la hâte de trouver une patinoire, mais disons que la puck ne roulait pas pour l'Office de la langue française ce jour-là.

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