Par les fenêtres de l'amphithéâtre

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(Québec) Je n'ai pas été renversé par le nouvel amphithéâtre de Québec.

Non pas que j'aie été déçu, au contraire. Mais on avait tant vu d'illustrations, photos et descriptions que l'effet de surprise était un peu éventé.

Il me restait aussi en tête des images de quelques-uns des arénas dont Québec s'est inspiré (Pittsburgh, St. Paul au Minnesota, etc.).

Des images aussi de ce que Québec ne voulait pas. Le Centre Bell par exemple, avec ses corridors étriqués et l'absence de hall d'entrée.

En d'autres mots, on savait assez bien où Québec s'en allait, ce qui limite les surprises.

Les objectifs ont été atteints :

un grand hall lumineux; des coursives ouvertes sur la glace et sur la ville; une facilité d'accès aux concessions; le confort des loges et des aires corporatives; des projections en haute technologie et l'inclinaison des gradins.

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J'ai eu le sentiment, lors de ma visite avec un groupe du FM93 cette semaine, qu'on avait livré, rubis sur l'ongle, ce qui avait été promis : un amphithéâtre moderne dont les citoyens pourront être fiers.

Ma seule déception aura probablement été la murale lumineuse Le grand bleu du Nord dans le hall d'entrée. Je l'avais imaginée plus brillante, plus ciselée et, surtout, plus visible. Le seul endroit pour vraiment la voir est pendant l'ascension du grand escalier mécanique menant à la coursive supérieure.

Il restera maintenant à tester l'amphithéâtre en situation de matchs et de spectacles.

La circulation dans les corridors et les escaliers sera-t-elle aussi facile qu'on le croit?

Les angles de vue seront-ils tous aussi dégagés lorsque les spectateurs assis devant seront se tiendront sur le bout de leur siège?

Les entrées et sorties de stationnement seront-elles fluides ou sources d'irritation lorsqu'on remplacera les humains par des machines perceptrices?

Le son sera-t-il aussi précis dans une salle remplie à capacité qu'avec des fauteuils vides? On le saura sous peu.

Manquent aussi les réponses à deux autres questions importantes : à quand le retour de la LNH et l'amphithéâtre fera-t-il ses frais?

Les réponses auront une incidence sur les droits et sur le loyer que Québecor payera à la Ville.

Manquent enfin les détails de la place publique «Jean Béliveau» à venir devant l'amphithéâtre.

L'espace est déjà bien encadré par les façades de l'amphithéâtre, du Pavillon de la jeunesse, du Pavillon du commerce et du Pavillon des arts.

Pour peu que la Ville réussisse à l'animer et à l'ouvrir sur le boulevard Hamel, comme le suggère le rapport Gélinas, cette place peut devenir une attraction supplémentaire pour la ville.

Bonne idée de vouloir y ériger une grande oeuvre d'art public et d'en faire un concours. Pourvu que celui-ci soit mené à terme et que l'oeuvre choisie tienne la route et puisse plaire au public.

On a vu des concours et projets d'art bien intentionnés (bretelles de l'autoroute Dufferin, patro Saint-Vincent, etc.) finir en non-lieu ou en rejet social.

***

Pas de choc donc, mais deux images fortes me sont restées de la visite.

Une première, pragmatique. Celle de la voie ferrée qui longe la rue Soumande du côté nord de l'amphithéâtre. On pourrait s'en servir pour amener le public à l'amphithéâtre. Claude Rousseau en avait fait la suggestion il y a quelques années. Ce n'est pas fou.

Il suffirait d'un débarcadère, d'un grand «abribus» et de quelques voies d'évitement.

Des navettes ferroviaires pourraient le desservir depuis la Côte-de-Beaupré, Saint-Augustin et la Rive-Sud via Sainte-Foy. Un moyen de transport «moderne» pour un stade moderne.

Ce n'est pas dans le plan de mobilité durable, mais ça n'empêche pas d'y réfléchir.

***

La seconde image est davantage impressionniste.

Vu de l'extérieur, l'amphithéâtre semble refermé sur lui-même. Les hautes parois d'acier striées de meurtrières annoncent une forteresse close.

Cette impression est trompeuse. Les ouvertures, qui du dehors paraissent minimales, donnent de l'intérieur d'étonnantes vues panoramiques sur 360 degrés.

En se tournant vers le sud, le centre-ville de Québec semble se fondre à celui de Lévis, comme s'il n'y avait plus de fleuve entre les deux.

La tour Desjardins de Lévis (15 étages) prolonge la silhouette de Québec comme si elle en faisait partie. En contrebas, l'Hôtel-Dieu de Lévis, fondu lui aussi au paysage de Québec.

Au-delà de l'angle de vue inédit, un symbole. Celui d'un projet qui rassemble.

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