Une vision prometteuse

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(Québec) Avec ses vues uniques sur l'eau et les toits du Vieux-Québec, sa proximité du centre-ville et ses espaces vacants, le bassin Louise offre un important potentiel de développement.

Un premier pas avait été fait en 1984 lorsque le bassin Louise est devenu accessible au public pour les Grands Voiliers.

Il faut se souvenir du délabrement des anciens hangars et du sol crevassé pour mesurer le chemin parcouru.

Mais le projet était inachevé.

Plusieurs scénarios ont circulé depuis mais n'ont pas abouti. Le Port de Québec, qui est propriétaire de la majorité des terrains, veut désormais activer les choses.

Après quelques années de gestation et de consultations discrètes, il a dévoilé hier une «première» version prometteuse d'un quartier portuaire.

Un bon dosage d'espaces publics et d'immeubles à bâtir pour «encadrer» le bassin, comme on encadre les squares des centres-villes pour les mettre en valeur.

Une intéressante mixité d'usages susceptible de faire vivre un quartier le jour et le soir : habitations, commerces, hôtel, musée, plage, promenades, nouveau terminal de croisières, bureaux et espaces de congrès, etc.

Parmi les bonnes idées, celle de masquer un stationnement étagé derrière un hôtel à bâtir sur la rive ingrate du bassin Louise, côté nord.

La vidéo1 promotionnelle donne une bonne idée des volumes et du positionnement des futurs immeubles.

Il faut cependant rappeler qu'il s'agit d'une vision d'artiste et non de l'apparence réelle de ce qui sera construit.

Certains sourcilleront à la vue d'une tour d'habitation d'une vingtaine d'étages à la tête du bassin, bien que cette tour ne masquerait rien et n'écraserait aucun voisin. On verra.

Quant à la viabilité du projet, ce sont les promoteurs qui pourront dire s'il tient la route.

L'économie de Québec, aussi vigoureuse soit-elle, peut-elle soutenir un nouvel arrivage de condos de luxe, d'espaces d'affaires et de bureaux?

Le Port dit ne pas vouloir faire concurrence à ce qui existe et être complémentaire. En théorie, ça va, mais en pratique, les espaces occupés au bassin Louise ne le seront pas ailleurs.

Le pdg Mario Girard souhaite faire du bassin Louise un «projet de destination» et une «signature internationale».

Il tient cette ambition de quartiers portuaires qui l'ont inspiré : Barcelone, Boston, Baltimore, Marseille, Göteborg, Miami, etc.

Il s'agira de trouver pour celui de Québec une couleur spécifique qui mettrait en valeur le patrimoine et l'histoire. Cette signature unique n'apparaît pas de façon forte dans la vidéo, hormis peut-être pour les jolis préaux de bois qui évoquent l'époque des chantiers maritimes de la rivière Saint-Charles. Il reste de la place pour d'autres idées.

Échaudé par le débat de l'automne 2013 sur les silos de granules de bois et par celui qui a cours sur le projet d'agrandissement du Port, M. Girard semblait marcher sur des oeufs hier matin.

Il dit vouloir engager une «conversation» avec les citoyens de Québec et le ton est très conciliant :il n'y a rien de définitif; ce n'est qu'une vision; on va consulter et écouter; retirer du projet ce qui ne plaira pas ou ce qui nuirait à ce qui existe; rien ne presse, etc. Des gants blancs jusqu'aux coudes.

Un contraste avec l'attitude de défi que le Port manifeste sur son projet d'agrandissement. M. Girard insiste pour tenir ses propres audiences «indépendantes» plutôt que de soumettre le projet au BAPE comme le réclament des voix de plus en plus nombreuses.

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