Le tueur de l'Oregon aurait ciblé des étudiants chrétiens

Des femmes se réconfortent alors qu'elles s'apprêtent à... (AP, John Locher)

Agrandir

Des femmes se réconfortent alors qu'elles s'apprêtent à aller reprendre leurs biens sur le campus.

AP, John Locher

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

ROSEBURG - Les motifs du tireur qui a abattu neuf personnes sur un campus de l'ouest des États-Unis jeudi restent mystérieux, des bribes de biographies faisant apparaître un homme taciturne amateur d'armes. 

«Il est trop tôt pour dire quel était le motif du tueur», a déclaré vendredi le shérif du comté local, John Hanlin. Chris Harper Mercer, 26 ans, est mort lors d'un échange de coups de feu avec les forces de l'ordre sur les lieux du crime, après avoir tué neuf personnes et blessé neuf autres.

La police a découvert un véritable arsenal sur le campus de l'université d'Umpqua et chez le tueur : 13 armes, 1 gilet pare-balles et 5chargeurs. Toutes les armes avaient été achetées légalement, relançant une nouvelle fois le débat sur leur contrôle.

Obama revient sur le drame

Le président Barack Obama s'est exprimé de nouveau sur ce drame vendredi pour dénoncer l'«inaction» des élus à réguler davantage l'accès aux armes à feu. «Je vais parler de cela de manière régulière [...] et politiser cela, car notre inaction est une décision politique», a fustigé M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Il a aussi ironisé sur des propos controversés de son adversaire républicain Jeb Bush, qui a affirmé à propos de la tuerie que «ces choses-là arrivent». «Les Américains devraient entendre cela et juger par eux-mêmes en tenant compte du fait que tous les deux mois, nous avons une tuerie. Et ils pourront décider s'ils pensent que "ces choses-là arrivent"», a estimé M. Obama.

La police a dévoilé vendredi les noms des victimes et lu des déclarations de familles éplorées.

Le shérif John Hanlin n'a pas voulu confirmer si le tueur avait demandé aux étudiants de dire s'ils étaient chrétiens avant d'abattre ceux qui répondaient oui.

Le Southern Poverty Law Center, une organisation qui suit aux États-Unis les groupes incitant à la haine, a estimé que la tuerie avait toutes les caractéristiques d'un crime classique motivé par la haine et que le tireur avait choisi ses victimes en fonction de leur religion.

Mary Moore, 57 ans, vit dans l'appartement juste au-dessus de celui de Chris Harper Mercer. Elle se disait «bouleversée, choquée».

Crâne rasé, bottes militaires, pantalon de treillis et T-shirt blanc : il s'habillait toujours de la même façon, ont assuré des voisins au journal, le décrivant comme étant un jeune homme anxieux et taciturne.

Le portrait du tueur restait pourtant flou vendredi, sa demi-soeur, Carmen Nesnick, peignant une tout autre image sur CBS : «Il plaçait toujours les autres avant lui. Il voulait que tout le monde soit heureux», a-t-elle témoigné, assurant que son demi-frère par alliance n'était pas anti-religieux et que sa famille était chrétienne.

Chris Harper Mercer serait né au Royaume-Uni avant de déménager aux États-Unis pendant son enfance, a-t-elle indiqué, précisant que sa mère à elle avait épousé le père du tueur il y a quelques années. 

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer