155 migrants arrêtés à la frontière hongroise

Des réfugiés se massaient hier du côté serbe... (AP, Zoltan Mathe/MTI)

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Des réfugiés se massaient hier du côté serbe de la frontière entre la Serbie et la Hongrie, fermée par un mur surmonté de barbelés. Un nombre record de 9380 migrants sont entrés en Hongrie lundi, selon la police, à la veille de l'interdiction de passer la frontière.

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Associated Press
Budapest

BUDAPEST, Hongrie - Cent cinquante-cinq migrants qui tentaient de pénétrer illégalement en Hongrie depuis la Serbie ont été arrêtés, hier, en vertu de nouvelles lois entrées en vigueur le même jour.

Il est dorénavant illégal de traverser ou d'endommager... (AP, Balazs Mohai/MTI) - image 1.0

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Il est dorénavant illégal de traverser ou d'endommager la clôture haute de quatre mètres que la Hongrie a érigée le long de sa frontière avec la Serbie.

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Il est dorénavant illégal de traverser ou d'endommager la clôture haute de quatre mètres que la Hongrie a érigée le long de sa frontière avec la Serbie. Ces migrants feront donc l'objet d'accusations criminelles pour être entrés en sol hongrois en endommageant la clôture. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a annoncé la construction prochaine d'une autre clôture le long d'une portion de la frontière de 450 kilomètres entre la Hongrie et la Roumanie.

La Hongrie a aussi proclamé un état d'urgence dans deux comtés du sud du pays, ce qui confère des pouvoirs spéciaux aux forces de l'ordre et ouvre la voie au déploiement de l'armée pour venir en aide aux policiers et aux douaniers. Déjà, une forte présence militaire a été constatée dans la région depuis quelques jours.

Le chemin de fer que suivaient des migrants pour passer de la Serbie à la Hongrie est dorénavant bloqué par un conteneur enveloppé de barbelés qui peut être retiré pour laisser passer les trains. Ceux qui avaient pu entrer en Hongrie avant ces fermetures ont pris place à bord d'autocars qui devaient apparemment les conduire directement en Autriche. L'Autriche a toutefois lancé qu'elle pourrait très bientôt manquer de places pour héberger tous ces réfugiés.

Le premier ministre hondrois, Viktor Orban, a prévenu que les demandes d'asile des migrants qui arrivent de Serbie seront rejetées, puisque la Serbie est un pays sécuritaire. Des migrants bloquent actuellement la principale autoroute entre la Serbie et la Hongrie; ils promettent de refuser de s'alimenter tant qu'on ne leur permettra pas d'entrer en Hongrie.

Le ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dacic, a répliqué qu'il est inacceptable que les réfugiés soient refoulés depuis la Hongrie vers son pays, alors que des milliers d'autres continuent à arriver depuis la Grèce et la Macé­doine. Il a dit que la Serbie, qui n'est pas membre de l'UE, se retrouve coincée entre deux États membres qui refusent de collaborer et qui ont des politiques divergentes.

Appel à un sommet européen d'urgence

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé hier, au terme d'une rencontre avec le chancelier autrichien Werner Faymann, que les deux pays souhaitent la tenue d'un sommet européen d'urgence, la semaine prochaine, pour discuter de la crise. Les leaders discuteraient de l'aide à apporter aux pays que fuient les réfugiés; d'une meilleure collaboration avec la Turquie; et de l'ouverture de camps où les réfugiés pourraient s'enregistrer en Italie et en Grèce.

Les ministres européens de l'Intérieur pourraient de nouveau se rencontrer le 8 octobre pour discuter de la répartition de quelque 120 000 migrants. Une rencontre à ce sujet, lundi, n'a pas permis d'en arriver à un accord. L'agence onusienne des réfugiés a déploré que des décisions plus décisives n'aient pas été prises.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a répété hier que son pays prévoit accueillir 800 000 migrants cette année, après que le vice-chancelier Sigmar Gabriel ait évoqué l'accueil d'un million de personnes la veille.

M. de Maizière appuie également la suggestion de couper le financement de l'Union européenne aux pays qui refusent d'accueillir leur juste part de réfugiés. Plusieurs pays, surtout en Europe de l'Est, refusent catégoriquement l'imposition de quotas obligatoires.

L'Organisation internationale pour les migrations prédit que l'incapacité de l'Europe à s'entendre sur la stratégie à adopter face à la crise des migrants se traduira par de nouvelles pertes de vie en mer Égée et par une détérioration de la situation en Grèce.

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