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15 unes marquantes du Soleil

«UNE TERRIBLE CATASTROPHE» (Infographie Le Soleil)

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30 août 1907 «UNE TERRIBLE CATASTROPHE»... - image 1.0

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30 août 1907 «UNE TERRIBLE CATASTROPHE»

30 août 1907

«UNE TERRIBLE CATASTROPHE»

La ville est en état de choc. Le pont de Québec en pleine construction, sa structure sud vient de s'effondrer. «Une terrible catastrophe», titre Le Soleil. Mais Québec est aussi blessée dans son orgueil. Le pont, c'est plus qu'un lien entre deux rives. La mairie en rêve depuis... 1851! Amorcés en 1900, les travaux sont surnommés «le chantier du siècle». Le travail est très dangereux. Mais la paie est bonne (5 $ par jour, trois fois le salaire moyen). Finalement, la «merveille» ne sera terminée qu'en 1917. Entre-temps, un autre drame, survenu en 1916, alimente sa légende noire. Les plus crédules aperçoivent parfois une lueur diabolique, dans le monstre d'acier.

16 avril 1912«LE TITANIC S'ENGLOUTIT...»... - image 2.0

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16 avril 1912«LE TITANIC S'ENGLOUTIT...»

16 avril 1912

«LE TITANIC S'ENGLOUTIT...»

Le 15 avril, Le Soleil se contente d'annoncer que le Titanic est «en danger». À Montréal, le représentant des propriétaires répète que le navire est insubmersible. Les premières dépêches, transmises par télégraphie sans fil, laissent croire que les passagers sont sauvés. Ou que le géant est remorqué à Halifax. Mais dès le lendemain, 16 avril, Le Soleil vise juste en évoquant le «plus grand désastre de l'histoire maritime». Par contre, il exagère en suggérant que le navire a été dessiné par un natif de Québec, Lord Pirrie. Plus tôt, M. Pirrie s'était fait remarquer pour son optimisme inébranlable, malgré le manque d'embarcations de sauvetage à bord du Titanic. «Le navire est insubmersible, disait-il en substance. Ses embarcations de sauvetage ne servent qu'à secourir d'autres navires.»

5 août 1914«L'ANGLETERRE DÉCLARE LA GUERRE»... - image 3.0

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5 août 1914«L'ANGLETERRE DÉCLARE LA GUERRE»

5 août 1914

«L'ANGLETERRE DÉCLARE LA GUERRE»

C'est la guerre. Et comme dira Churchill, «la première victime d'une guerre, c'est la vérité». Dès le début des hostilités, le gouvernement canadien a pris le contrôle des messages arrivant par câble ou par télégraphie sans fil. Autant dire que les infos circulent au compte-gouttes. Le 5 août, Le Soleil décrit une bataille navale, «tout près», au large du Maine. Vérification faite, personne n'en trouve la trace. Ce n'est qu'un début. Pendant des mois, les journaux font l'impasse sur l'étendue du carnage en Europe. Sans parler de la futilité des attaques à découvert, contre des mitrailleuses crachant 600 balles à la minute. Les soldats les ont rebaptisées «les machines à signer des permissions».

25 avril 1928«LINDBERGH EN COUVRANT LA DISTANCE...»... - image 4.0

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25 avril 1928«LINDBERGH EN COUVRANT LA DISTANCE...»

25 avril 1928

«LINDBERGH EN COUVRANT LA DISTANCE...»

En 1928, Charles Lindbergh est considéré comme l'homme le plus populaire du monde. L'année précédente, il a réussi la première traversée de l'Atlantique en solitaire, à bord de l'avion Spirit of Saint-Louis. Les foules l'acclament. Partout, c'est la «lindberghmanie». Mais voilà que le héros se pointe à Québec, pour livrer d'urgence un sérum à un as de l'aviation, Floyd Bennett, qui se meurt à l'hôpital Jeffrey Hale. Des milliers de personnes viennent applaudir son atterrissage sur les Plaines. Le rédacteur en chef du Soleil se précipite pour lui donner la main. «Lucky Lindy» est reçu en grande pompe. Mais c'est le coeur brisé qu'il repart, le lendemain. Son ami Bennett a rendu l'âme durant la nuit.  

24 août 1943 «L'OFFENSIVE SUPRÊME CONTRE BERLIN»... - image 5.0

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24 août 1943 «L'OFFENSIVE SUPRÊME CONTRE BERLIN»

24 août 1943

«L'OFFENSIVE SUPRÊME CONTRE BERLIN»

Été 1943. Le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, et le premier ministre britannique, Winston Churchill, se réunissent à Québec pour planifier «l'offensive suprême contre Berlin». En secret, ils décident qu'un vaste débarquement aura lieu en Normandie, au printemps 1944. Le Canada joue les observateurs. Le premier ministre, Mackenzie King, compare son rôle à celui «du directeur général du Château Frontenac»! En ville, de folles rumeurs circulent. Un taxi jure même qu'il a reconnu Staline! Peu importe. L'heure est à l'optimisme. «La victoire souffle dans les drapeaux alliés», écrit Le Soleil. À la fin, Churchill se permet un bain de foule, devant l'hôtel de ville. Puis il s'éclipse discrètement pour aller «taquiner la truite», dans le Nord. 

6 juin 1944«L'INVASION»... - image 6.0

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6 juin 1944«L'INVASION»

6 juin 1944

«L'INVASION»

Dès l'aube, les téléscripteurs crachotent l'incroyable nouvelle. En France, le Débarquement commence! Les Allemands l'attendaient dans la région de Calais. Il se déroule plutôt en Normandie, là où les fortifications côtières sont inachevées. La situation est confuse. Pour des raisons «d'ordre tactique», le haut commandement interallié refuse de nommer les lieux exacts du Débarquement. Les informations les plus précises proviennent de... Radio Berlin, la voix de l'Allemagne nazie. Plus tard, beaucoup plus tard, on fera les bilans. En tout, 339 soldats canadiens vont mourir en ce jour fatidique, notamment lors des furieux combats pour reprendre Courseulles--sur-Mer, maison par maison.  

23 novembre 1963 «KENNEDY, ASSASSINÉ, ...»... - image 7.0

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23 novembre 1963 «KENNEDY, ASSASSINÉ, ...»

23 novembre 1963

«KENNEDY, ASSASSINÉ, ...»

Tous les contemporains se souviennent avec précision où ils se trouvaient lorsqu'ils ont appris l'assassinat du président John F. Kennedy, à Dallas. Les images du drame, relayées en boucle par la télévision, ajoutent à la commotion. Une nouveauté. À la une, Le Soleil reproduit la célèbre photographie de James Altgens, prise quelques instants après le tir mortel. On y aperçoit un agent des services secrets, Clint Hill, debout sur le parechoc arrière de la limousine officielle, essayant de retenir Jackie Kennedy qui rampe sur le coffre, possiblement pour récupérer un morceau du crâne de son mari. Bientôt, l'assassinat fera l'objet de milliers de théories plus ou moins paranoïaques. Cinquante ans plus tard, en 2013, 59 % des Américains ne croiront plus à la thèse officielle du tireur unique.  

22 juillet 1969«22H56 MINUTES, 20 JUILLET 1969»... - image 8.0

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22 juillet 1969«22H56 MINUTES, 20 JUILLET 1969»

22 juillet 1969

«22H56 MINUTES, 20 JUILLET 1969»

On a marché sur la Lune! «La réalité dépasse la science-fiction», écrit Le Soleil. À travers le monde, des centaines de millions de personnes étaient rivées à un téléviseur pour assister à l'exploit. Le Québec ne fait pas exception. On a réveillé les enfants. Et quand l'astronaute Neil Armstrong pose le pied sur la surface lunaire, Le Soleil raconte que ce fut comme si l'humanité tout entière marquait un but décisif. «C'est un petit pas pour un homme, mais c'est un grand pas pour l'humanité», dit Armstrong. Plusieurs téléspectateurs ressentent alors une sensation rarissime : la fierté d'appartenir au genre humain. 

16 octobre 1970«FELQUISTES ET PARTISANS HORS-LA-LOI»... - image 9.0

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16 octobre 1970«FELQUISTES ET PARTISANS HORS-LA-LOI»

16 octobre 1970

«FELQUISTES ET PARTISANS HORS-LA-LOI»

Durant des jours, la crise prend de l'ampleur. Le Front de libération enlève d'abord un diplomate britannique. Puis il s'empare du ministre québécois du Travail, Pierre Laporte. La riposte du gouvernement fédéral de Pierre Trudeau sera terrible. À 4h, le 16 octobre, il décrète la Loi des mesures de guerre. Les libertés fondamentales sont suspendues. «À toute fin pratique, [...] c'est Ottawa qui a tous les pouvoirs», écrit Le Soleil. En quelques heures, 238 personnes sont arrêtées, dont 52 à Québec. À la une du Soleil, on aperçoit des policiers qui mènent une perquisition sur la rue Du Pont. Très vite, l'état d'urgence engendre une série d'abus que le cinéaste Michel Brault illustrera dans son film Les ordres.  

10 novembre 1989 «LA RDA OUVRE LE ''RIDEAU DE... - image 10.0

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10 novembre 1989 «LA RDA OUVRE LE ''RIDEAU DE FER''»

10 novembre 1989

«LA RDA OUVRE LE ''RIDEAU DE FER''»

Le mur de Berlin est tombé. Mais Le Soleil joue de prudence. Qui sait si «l'extraordinaire décision» durera? Même si les événements se bousculent dans les pays du Bloc soviétique, la chute du mur ressemble à un accident. Tout commence durant la soirée, lorsque le porte-parole du régime est-allemand répond à une banale question sur les voyages à l'étranger. Il bafouille. Il lit de travers une directive, ce qui suggère que les voyages sont permis «sans restriction». La nouvelle se répand. Des centaines de gens se présentent aux points de passage vers l'Ouest, notamment sur la Bornholmer Strasse, au nord de la ville. Sur place, l'officier responsable hésite. Ses supérieurs sont introuvables. À la fin, il laisse passer tout le monde. Le Mur n'existe plus.  

26 mai 1995 «LES NORDIQUES 1972-1995»... - image 11.0

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26 mai 1995 «LES NORDIQUES 1972-1995»

26 mai 1995

«LES NORDIQUES 1972-1995»

Adieu les Bleus. En mai 1995, on sent confusément que la ville de Québec enterre plus que ses Nordiques adorés. «Québec n'a plus les moyens de son rêve», déclare Marcel Aubut, en annonçant la vente du club à Denver. «Les Nordiques n'auraient jamais vu le jour en 1972 si Marius Fortier et quelques férus de hockey avaient été animés d'un esprit aussi mercantile», écrit Le Soleil. L'équipe de Québec, devenue l'Avalanche du Colorado, remportera la Coupe Stanley dès l'année suivante. Le soir de la victoire, le 10 juin 1996, quelques centaines de personnes fêtent sur la Grande Allée. Après réflexion, les champions ne viendront pas défiler à Québec avec le précieux trophée, pour remercier les partisans. Apparemment, on craint que le geste passe pour un manque de respect.  

31 octobre 1995«On recommence»... - image 12.0

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31 octobre 1995«On recommence»

31 octobre 1995

«On recommence»

Au lendemain de la folle soirée électorale qui a vu le Non remporter une courte victoire lors du second référendum sur la souveraineté, Le Soleil parle d'un suspense «électrisant». Le mot n'est pas trop fort. Vers 21h, le Oui atteint 53 %. Mais l'écart se resserre. À 21h34, les deux options sont à égalité! 50,0 % contre 50,0 %! À 21h35, le Non prend la tête. L'avance tient à un fil. À 22h20, la victoire est finalement accordée au Non, avec 50,58 %. Le Soleil choisit de reléguer les photos de politiciens dans les pages intérieures. La une présente deux jeunes filles en pleurs. Une partisane du Oui. Une partisane du Non. Le Soleil juge «terrible» qu'un débat aussi important aboutisse à un écart «statistiquement insignifiant».  

21 avril 2001 «VENDREDI NOIR»... - image 13.0

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21 avril 2001 «VENDREDI NOIR»

21 avril 2001

«VENDREDI NOIR»

À la veille du Sommet des Amériques, qui réunit 34 chefs d'État, une clôture métallique de quatre kilomètres a été érigée dans le Vieux-Québec. Plus de 6600 policiers gardent la structure, rebaptisée «le mur de la honte». À l'époque, les réunions internationales attirent d'imposantes manifs antimondialisation. Québec ne fait pas exception. Dès le début, les choses dégénèrent. Manifestants et policiers s'accusent de provocation. Durant trois jours, Québec découvre les nouvelles techniques de «contrôle des foules». Plus de 900 balles de plastique sont tirées. Pas moins de 5148 grenades lacrymogènes sont utilisées sur quelques pâtés de maisons. Il faudra déployer des ventilateurs géants pour empêcher l'énorme nuage lacrymogène de pénétrer dans les hôtels des dignitaires.  

12 septembre 2001«DES MORTS PAR MILLIERS»... - image 14.0

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12 septembre 2001«DES MORTS PAR MILLIERS»

12 septembre 2001

«DES MORTS PAR MILLIERS»

Où étiez-vous vers 9h, le 11 septembre 2001? À l'heure où l'Amérique a senti qu'elle basculait dans un autre âge? Vers l'inconnu. Durant les premières heures, les images des avions qui percutent les tours, retransmises sans cesse, ont un effet quasiment hypnotique. Et les rumeurs ajoutent à l'affolement général. Il est notamment question d'un camion bourré d'explosifs, découvert sous un pont de New York. Une seule certitude, reprise par Le Soleil : «Les morts se comptent par milliers». Les commentateurs répètent déjà que «rien ne sera plus comme avant». Les comiques se demandent (brièvement) s'ils ont encore droit à l'humour. Le choc sera durable. En 2016, plus de 76 % des Américains décrivent encore les attentats comme l'événement le plus important survenu durant leur existence.  

8 janvier 2015«LE MONDE EST CHARLIE»... - image 15.0

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8 janvier 2015«LE MONDE EST CHARLIE»

8 janvier 2015

«LE MONDE EST CHARLIE» 

À Paris, la rédaction du journal Charlie Hebdo vient d'être décimée par des fous de dieu. Le carnage annonce une nouvelle vague d'attentats islamistes. Mais le monde ne le sait pas encore. Exceptionnellement, Le Soleil place une caricature en première page. Soudain, «le monde est Charlie». Il veut croire que la plume est plus puissante que l'épée. La solidarité montre pourtant ses limites. Même les dictateurs et les extrémistes se mettent à défiler pour la liberté d'expression. De quoi donner raison au dessinateur Cabu, qui constatait que les beaufs [NDLR : les étroits d'esprit] profitent davantage de la liberté d'expression. «Ces gens osent dire des choses aujourd'hui que personne n'aurait osé dire il y a 10 ans, expliquait-il peu de temps avant d'être assassiné. Ils vendent la peur, la peur de l'avenir, la peur de l'autre.»  

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