• Le Quotidien > 
  • Zone 
  • > L'infirmière praticienne spécialisée, une denrée plutôt rare 

L'infirmière praticienne spécialisée, une denrée plutôt rare

Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et... (Photo courtoisie)

Agrandir

Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) sont une denrée rare. Pourtant, cette porte d'entrée au réseau de la santé s'avère une véritable bouffée d'oxygène pour le système actuellement en place.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon les plus récentes données disponibles, elles étaient dix au 31 mars 2015. À travers le Québec, on en dénombre plus de 350 et le gouvernement de Philippe Couillard s'est engagé à ce qu'elles soient 2000 d'ici 2024.

Pour Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), le temps est venu pour les libéraux de passer de la parole aux actes. «Il y a un engagement, mais nous attendons depuis deux ans. Ça prend des annonces fermes et des gestes concrets. Le ministère de la Santé et des Services sociaux doit s'engager à ouvrir des postes dans chaque région et permettre aux universités de dispenser la formation appropriée», clame Mme Tremblay.

L'infirmière praticienne spécialisée oeuvre en spécialité (cardiologie, néonatologie, néphrologie et première ligne). Elle dispose d'une grande autonomie et de tous les outils nécessaires pour poser certains actes médicaux.

Ces professionnelles ont le pouvoir de prendre en charge des problèmes de santé courants et d'accompagner les personnes âgées et les patients souffrant d'une problématique de maladie chronique.

Dans 80 à 85% des cas, les IPS sont en mesure de soigner leur clientèle sans avoir recours à un médecin. «Nous avons une excellente collaboration du Collège des médecins. Cette solution a fait ses preuves et il est temps que Québec emboîte le pas. Les médecins qui ont découvert tout le potentiel de travailler avec des IPS ne retourneraient jamais en arrière», poursuit Lucie Tremblay.

«Notre système doit redevenir le meilleur système de santé au monde. Il l'a déjà été et il est loin de l'être en ce moment. Nous devons changer nos façons de faire. Nous sommes toujours en queue de peloton, notamment, lorsqu'on parle d'accessibilité aux soins».

Madame Tremblay ajoute que les infirmières qui souhaitent se former pour acquérir davantage d'autonomie professionnelle attendent de connaître les perspectives d'emploi qui s'offrent à elles avant de faire le grand saut.

Pour porter le titre d'IPS, la candidate doit obtenir une maîtrise en science infirmière, option pratique avancée, ainsi qu'un diplôme complémentaire en sciences médicales.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer