L'éducation sur les réseaux sociaux

Océane Lavoie, une adolescente de 14 ans de... (Photo courtoisie)

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Océane Lavoie, une adolescente de 14 ans de l'Abitibi, a lancé un message sur Facebook, en janvier dernier, afin de dénoncer la cyberintimidation.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Victimes d'intimidation sur les réseaux sociaux, plusieurs paient cher leur adaptation à ce monde souvent cruel. Rares sont ceux qui s'expriment convenablement sur cette tribune, surtout quand vient le temps de confronter ses idées.

C'est le cas d'Océane Lavoie, une adolescente de 14 ans de l'Abitibi qui lançait un message touchant sur Facebook. En janvier dernier, elle répondait à un individu qui lui avait dit d'aller se suicider via les réseaux sociaux. La vidéo est rapidement devenue virale.

Comme Océane l'a si bien dit, les mots ont beaucoup d'impact. Ils peuvent laisser des marques positives et nous faire grandir, mais ils peuvent aussi laisser des marques négatives et nous détruire. Quand on sait bien s'en servir, et qu'on s'exprime correctement, il est possible de tout dire. 

La cyberintimidation et la cyberdépendance sont des problématiques faisant partie de notre réalité. Comme les réseaux sociaux peuvent créer une dépendance aussi malsaine que n'importe quelle autre dépendance, certains usagers devraient être bannis à vie. Comme on enlève le permis de conduire à un récidiviste de l'alcool au volant, l'intimidateur d'Océane ne devrait plus jamais circuler sur le Web, ni même avoir accès à un ordinateur ou à un cellulaire. Plus de permis, donc plus de véhicule.

Pour améliorer nos interactions dans le monde des réseaux sociaux, il faudrait sans doute passer par l'éducation. Pouvons-nous espérer voir naître un programme en ce sens au secondaire ? On laisse des jeunes se dénuder et envoyer promener la terre entière sur cette plateforme où tout est permis. Comme en témoignent les nouvelles, les internautes finissent par apprendre de leurs erreurs, mais on peut sans doute éviter quelques dérapes avec de la prévention. S'exprimer habilement est une faculté qui se développe.

Je verrais bien la formule revisitée du cours d'économie familiale, disparue depuis le début des années 2000, revenir avec cette mission sociale d'apprendre à utiliser sainement les réseaux sociaux, dès l'entrée au secondaire. On pourrait y apprendre comment régler les conflits, comment gérer ses relations amoureuses, comment exprimer son opinion ou ses désaccords poliment, comment régler ses comptes en privé, etc. Il faudrait que tout le monde soit conscient des traces que peuvent laisser nos gaffes sur les réseaux sociaux et qu'on expose sa vie à des milliers de gens. 

Et, comme il porte le mot économie, pourquoi ne pas prolonger ce cours tout au long du secondaire en découvrant aussi les notions de budgets et de placements ? Le crédit gruge la vie des jeunes adultes qui réussissent trop facilement à emprunter pour les études, la voiture, la maison, le mariage de rêve, etc. Évidemment, tout finit par exploser quand l'argent devient source de stress. Quand, à la fin du mois, il reste seulement quelques dollars dans le compte conjoint, la liberté doit en manger une claque.

Les écrits de mon journal

Fidèle à mon habitude, depuis la naissance de mon premier journal intime, mes journées commencent encore et toujours en me levant. 

Les soirs de semaine, mes parents écoutaient les nouvelles et ensuite ma soeur et moi avions le droit à notre moment de 30 minutes de Passe-Partout que mère prenait plaisir à écouter avec nous. Je me souviens qu'elle riait souvent, mais pas aux mêmes blagues que nous. Il y avait vraiment des jokes pour les parents dans cette émission. Mon père, qui trouvait ça un peu nono, en profitait pour faire «une relaxe» sur le divan. 

J'ai écouté cette émission pour enfant jusqu'au secondaire. Dans l'autobus, en cachette, mon amie Véro et moi nous nous parlions tout bas de l'épisode de la veille, pour que personne n'entende notre secret. 

En famille, on avait aussi des émissions qu'on écoutait tous ensemble. Rock et Belles Oreilles était sans doute notre émission familiale préférée. Surtout la fois où ils avaient fait une parodie de Passe-Partout. 

Correction

• Es-tu capable de corriger le top sept de mes pires fautes quand j'étais en cinquième année ?

• On a joué au boligne.

• On est allé à la béblihotèque.

• Maman a fait des crêpes pour aissaiyer son robot.

• Maman aussi d'ayeur, faisait du ménage. 

• C'était bien lefonne. 

• On m'a dit de faire plein décsèrcise.

• On a diné des bons gilletige.

Ton école dans le journal

Enseignants, parents et élèves, vous êtes invités à communiquer avec moi via mon courriel afin de me donner des nouvelles de votre école, ou de celle de votre enfant, afin de la faire connaître aux lecteurs. De plus, cette tribune est mise à votre disposition pour rendre hommage aux enseignants et aux jeunes qui se démarquent. J'attends de vos nouvelles à mviau@lequotidien.com




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