Les impacts de l'étalement urbain

On assiste en périphérie des villes majeures de la région, notamment des zones... (Mariane St-Gelais)

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Mariane St-Gelais

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Mélissa Bradette
Le Quotidien

On assiste en périphérie des villes majeures de la région, notamment des zones entourant les pôles des anciennes villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie, ainsi que de la ville d'Alma, à une amplification de l'étalement urbain. C'est-à-dire que le territoire bâti des villes s'accroit plus rapidement que leur population, ce qui a pour effet de diminuer la densité de population des milieux urbains.

«Le phénomène d'étalement urbain n'est pas unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En fait, les principaux centres urbains du Québec ont vu leur densité de population diminuer de 5 %. Toutefois, le fait que les gens recherchent un milieu de vie intéressant et abordable, et que nous disposions de vastes espaces en région nous pousse davantage à donner de l'expansion à nos villes, plutôt qu'à compacter celles-ci. Par exemple, la naissance de quartiers en bordure de l'autoroute et les nombreux développements résidentiels à Saint-Honoré et Saint-Bruno, sont issus de l'étalement urbain», explique Simon Gagné, directeur général d'EURÊKO!.

«L'étalement urbain», est d'autant plus préoccupant du fait qu'il engendre des impacts considérables sur le milieu. Tant sur le plan économique, social, qu'environnemental, on constate que les effets néfastes sont nombreux. Dépenses importantes associées à l'ajout d'infrastructures pour desservir les citoyens qui s'établissent en périphérie, perte de terres agricoles au profit de nouveaux développements résidentiels, perte de forêts et milieux humides, augmentation des émissions de gaz à effet de serre en lien avec le transport, détérioration de la qualité de l'air, plus grande inactivité physique, diminution des contacts avec l'intérieur... il s'agit là de quelques conséquences, mais la liste pourrait être encore plus exhaustive.»

Contrer l'étalement urbain

Les villes auraient donc avantage à augmenter leur densité de population. Plusieurs villes sont d'ailleurs préoccupées par l'étalement urbain. Certaines agglomérations ont même délimité un périmètre urbain pour limiter l'étalement et de même coup protéger les terres agricoles ainsi que les forêts et les milieux humides. C'est le cas, notamment de la Ville de Saguenay.

Mais comment renverser la vapeur? Certes, il existe des solutions, puisque les villes des autres provinces canadiennes sont parvenues à contrer l'étalement urbain et ont vu augmenter en moyenne de 7 % leur densité de population.

«Différents moyens sont à la portée des villes pour contrer l'étalement urbain. Par exemple la création d'un programme d'accès à la propriété dans les quartiers à meilleur densité permettrait de revitaliser ces secteurs. Il deviendrait alors plus attrayant pour les citoyens de s'y établir. Les programmes d'aide à la rénovation peuvent aussi s'avérer des incitatifs avantageux, puisqu'ils amèneraient les gens à opter davantage pour les bâtiments existants que les maisons neuves dans les quartiers plus éloignés des grands centres», fait valoir Simon Gagné.

«D'autre part, il importe aussi de faire ressortir les avantages de la vie urbaine. Par exemple, la lutte aux émissions de GES ne faisant que commencer en choisissant une maison bien située, les gens diminuent non seulement leurs émissions de GES liées au transport, mais de même coup ils font un choix qui leur permettra à long terme de protéger leur investissement.»

En terminant, jetez un coup d'oeil au site Internet de Cohabitat Québec, www.cohabitat.ca. Ce Syndicat de copropriété divise géré par une coopérative de solidarité constitue un bel exemple de projet favorisant l'augmentation de la densité urbaine et la mise en commun des ressources.

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