La SCHL prévoit un ralentissement de la croissance des prix

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La plupart des marchés canadiens de l'habitation sont surévalués, mais la croissance des prix ralentira jusqu'en 2018, selon la SCHL.

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Le Quotidien

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a fait une sortie cette semaine pour souligner qu'elle détectait des signes élevés de conditions problématiques en raison de la surévaluation et de l'accélération des prix sur le marché canadien de l'habitation.

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Bob Dugan, économiste en chef, Société canadienne d'hypothèques et de logement.

En effet, la progression des prix des logements a été plus rapide que celle des facteurs économiques fondamentaux, tels que le revenu personnel disponible et la croissance démographique, ce qui explique pourquoi de nombreux marchés de l'habitation sont surévalués au Canada. Toutefois, la SCHL est d'avis que la combinaison de surévaluation et de construction excessive devrait contribuer à ralentir la croissance des reventes et des prix des logements et entraîner une baisse du rythme des mises en chantier d'habitations.

Cette analyse est le résultat de données combinées tirées de deux grands rapports de la SCHL publiés simultanément pour la première fois cette semaine, soit: l'Évaluation du marché de l'habitation (EMH) et les Perspectives du marché de l'habitation (PMH). Le EMH est un système d'avertissement anticipé qui permet à la SCHL de prévenir les Canadiens des aspects préoccupants qui émergent sur les marchés de l'habitation, pour qu'ils puissent agir de manière à favoriser la stabilité du marché. Le PMH est un outil d'établissement de prévisions qui présente un éventail de résultats possibles pour mieux aider les Canadiens à prendre des décisions.

Selon le dernier rapport EMH, la surévaluation continue d'être détectée dans neuf régions métropolitaines de recensement (RMR) du pays et la construction excessive, dans sept RMR. Les RMR de Vancouver, Calgary, Saskatoon, Regina, Hamilton et Toronto sont celles affichant des signes de conditions problématiques les plus élevés. En ce qui a trait aux RMR de Montréal et Québec, ces dernières ont des signes de conditions problématiques modérés.

Par ailleurs, le rapport PMH fait ressortir d'importantes disparités régionales sur les marchés de l'habitation qui se résorberont au cours de l'horizon prévisionnel. À l'échelle nationale, les mises en chantier d'habitations et les ventes MLS® devraient diminuer un peu en 2017, avant de se stabiliser en 2018 pour se situer à des niveaux qui cadrent mieux avec les facteurs économiques fondamentaux et les changements démographiques.

«Nous observons maintenant des signes élevés de conditions problématiques à l'échelle nationale en raison de la surévaluation, ce qui signifie que les prix des logements demeurent supérieurs aux niveaux correspondant au revenu personnel disponible, à la croissance démographique et à d'autres facteurs fondamentaux. Cette surévaluation, conjuguée à des signes de construction excessive dans certains centres, signifie que la progression des prix des logements ralentira et que les mises en chantier d'habitations devraient diminuer en 2017 et 2018.»

- Bob Dugan, économiste en chef, Société canadienne d'hypothèques et de logement

Source: SCHL

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