Isle-Maligne: la ville de compagnie hétérogène

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  • Érigée en 1936, elle regroupe plusieurs services: bureau de poste, cour municipale, épicerie, boucherie et un salon de barbier. Ce bâtiment sert donc de lieu commun où la population peut se rendre pour une foule d'occasions. Aujourd'hui, le bâtiment accueille la Maison des Bâtisseurs. (Société d'histoire Lac-Saint-Jean)

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    Érigée en 1936, elle regroupe plusieurs services: bureau de poste, cour municipale, épicerie, boucherie et un salon de barbier. Ce bâtiment sert donc de lieu commun où la population peut se rendre pour une foule d'occasions. Aujourd'hui, le bâtiment accueille la Maison des Bâtisseurs.

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  • Une des sept maisons des cadres supérieurs de la compagnie Duke-Price, érigées pendant la première phase de construction de maisons à Isle-Maligne. (Claudie Laroche)

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    Une des sept maisons des cadres supérieurs de la compagnie Duke-Price, érigées pendant la première phase de construction de maisons à Isle-Maligne.

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  • Une autre maison faisant partie du Quartier des Boss. (Claudie Laroche)

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    Une autre maison faisant partie du Quartier des Boss.

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  • Ces garages sont un autre exemple caractéristique du modèle d'urbanisme utilisé par les Anglais. Celui-ci est aménagé dans la ruelle du Quartier des Boss. (Claudie Laroche)

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    Ces garages sont un autre exemple caractéristique du modèle d'urbanisme utilisé par les Anglais. Celui-ci est aménagé dans la ruelle du Quartier des Boss.

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Claudie Laroche
Le Quotidien

(Saguenay) sle-Maligne, quartier qui a pris son envol grâce à la centrale hydroélectrique, se distingue par ses constructions érigées en plusieurs phases. D'abord des camps pour les ouvriers, Isle-Maligne n'a pas suivi le même chemin que les autres villes de compagnie de la région. ceci se remarque lorsqu'on fait le tour de ce quartier aux maisons qui se distinguent de l'uniformité du quartier voisin, Riverbend.

Les débuts

Sir William Price, personnalité qui a sans équivoque marqué l'histoire de la région, a joué un rôle important dans la construction de la centrale hydroélectrique appartenant aujourd'hui à Rio Tinto Alcan. En effet, désirant implanter sa nouvelle usine de pâte à Riverbend, il mena a bien le projet en compagnie de l'homme d'affaires américain, James Buchanan Duke, créant ainsi la compagnie Duke-Price.

Duke, qui détenait les droits sur les rivières Petite et Grande Décharge, avait dû ralentir ses plans de construction de la centrale quelque temps après avoir reçu l'autorisation, en 1914, d'ériger une telle construction, faute d'acheteurs d'électricité. Son alliance avec Sir William Price était donc nécessaire, en 1920, afin de reprendre le projet. À la fin de l'année 1925, la Centrale de l'Isle-Maligne devient la plus puissante usine d'électricité du monde. Elle produisait 402 mégawatts d'électricité par an, un record qui fut battu par la centrale de Shipshaw, qui entra en service pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alcan

Après le décès des deux hommes d'affaires, Price (1924) et Duke (1925), l'Aluminium Company of Canada (l'Alcan) s'est implantée dans la même année au Saguenay et a commencé à construire une usine d'aluminium à Arvida. Ayant besoin des forces hydroélectriques de la région pour fonctionner, elle acquiert bientôt plus de la moitié des actions de la Duke Price.

La ville de compagnie

Avant même la construction de la centrale, la compagnie érigea une série de camps peu confortables qui formeront une ville, localisés sur la rive sud du site de la construction. Ils étaient tous dotés d'eau courante chlorée, d'un système d'égout et bien entendu, d'électricité.

Cet endroit, appelé le Plateau, était peu stable et la compagnie devait y effectuer de nombreux travaux d'excavation afin d'égaliser le terrain et d'en faciliter le drainage. À Isle-Maligne, les travailleurs étaient regroupés selon leur provenance; les Canadiens français étaient donc réunis. Quant aux contremaitres, ceux-ci étaient logés dans des installations séparées.

Après la construction de la centrale, les employés qui y travaillaient eurent besoin d'un endroit permanent où se loger. La compagnie améliora donc ses camps et créa une nouvelle agglomération que les Anglais appelaient Toonerville (les francophones modifient pour Tourneville). S'ensuivirent ensuite des agrandissements près de la Grande-Décharge afin de pouvoir loger confortablement plus de travailleurs.

Le premier quartier de maisons à être érigé par la compagnie est le «quartier des boss» (qu'on appelle d'ailleurs toujours ainsi) sur la rive nord de la Grande Décharge. Ce quartier comptait sept maisons, surplombait la centrale et logeait les cadres supérieurs de la compagnie Duke-Price et des employés de la Saguenay Power, opérant la centrale. Un grand escalier y avait été aménagé afin qu'ils puissent s'y rendre aisément en tout temps. On peut toujours voir l'entrée de cet escalier lorsqu'on se promène dans le quartier.

Innondations

L'histoire de la création de la ville de compagnie d'Isle-Maligne et ses bâtiments reposait donc sur la construction de la centrale hydroélectrique qui a soulevé l'ire de plusieurs résidents des alentours. Les propriétaires des terres entourant la Grande-Décharge ont vu plusieurs de leurs terres être inondées à la suite de sa mise en opération. Certains évoquèrent cette construction comme une tragédie, alors que d'autres se réjouissaient de sa création, qui assurait des emplois pour des générations à venir.

Marquée par la Deuxième Guerre mondiale, sa création s'est étalée sur plusieurs décennies, c'est pourquoi le quartier Isle-Maligne et ses résidences ne sont pas aussi uniformes que la plupart des autres villes de compagnies de la région. Elle présentait toutefois les mêmes caractéristiques : infrastructures, installations sociales, communautaires et sportives, toutes détenues et gérées par la compagnie Duke-Price et Alcan.

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