Le Jardin Scullion

Plus qu'un jardin, l'oeuvre d'une vie

Qu'évoque pour vous le mot «jardin»? Tout dépendant de l'affection que vous... (Jardin Scullion)

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Marie-Hélène Jean
Le Quotidien

(Saguenay) Qu'évoque pour vous le mot «jardin»? Tout dépendant de l'affection que vous éprouvez pour ce genre d'endroit, l'image d'un espace plus ou moins imposant dédié à la culture des végétaux vous vient probablement à l'esprit. Si l'on précise «Jardin Scullion», votre vision est toute autre. Vous respirez l'odeur de la nature environnante, vous sentez le sol sous vos pas et vous remémorez cette expérience complète et unique en soi.

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Choisir les bons mots pour décrire le Jardin Scullion n'est pas chose simple. L'oeuvre est telle, que l'on craint de la dénaturer en prétendant saisir sa démesure. Pour comprendre ce qu'est le Jardin Scullion, il faut le vivre, sillonner ses dizaines de kilomètres de sentier, admirer ses aménagements paysagers d'une rare beauté où s'épanouissent 2000 espèces végétales provenant des quatre coins du monde. Un paradis terrestre? En effet, c'en est un.

Avec de devenir un site luxuriant, le Jardin Scullion était une vaste terre abandonnée de 40 hectares qu'un photographe, cinéaste et pilote de brousse trouva sur son chemin. Tout était à faire. Sur ce terrain dénudé, Brian Scullion planta 10 000 arbres dans les trois premières années. Faisant office de brise-vent, ceux-ci permirent d'instaurer un microclimat à l'endroit même où se trouve le jardin. Avec le temps et bien sûr beaucoup (beaucoup!) de travail, le Jardin Scullion commença à prendre forme ou plutôt, à prendre vie.

C'était en 1985. Déjà, on reconnaissait en Brian Scullion les qualités d'un visionnaire. Nul ne doutait que le jeune homme d'à peine 25 ans était voué à un brillant avenir.

«C'est une histoire de passion et de ténacité. Il faut aimer ça, mais aussi travailler fort. Je dis souvent que nous avons bâti en une seule génération ce que les familles prennent habituellement deux et peut-être même trois générations à faire. J'ai visité des jardins partout dans le monde et j'ai très rarement rencontré le fondateur ou le propriétaire d'un de ces endroits. Depuis quelques années, je suis présent sur le site tous les jours, justement pour discuter avec les gens et leur faire connaître l'histoire du jardin. C'est à mon avis ce qui fait la différence entre une expérience qui est le fun et une expérience mémorable. J'en profite pendant que je peux le faire», raconte humblement Brian Scullion.

Bien avant que l'on associe son nom à celui d'un paysagiste réputé, Brian Scullion, Almatois d'origine, avait déjà de nombreux talents, mais aussi une affection particulière pour la nature. «Je suis parti dans l'Ouest, à Calgary en Alberta, pendant trois ans, mais j'avais en tête de revenir dans la région et de m'acheter une ferme. Tout jeune, j'allais dans le bois pour aller chercher de la mousse et des bébés cèdres pour les mettre sur le petit terrain chez mes parents. Nous étions huit enfants et moi, j'étais toujours grimpé dans les arbres. Je ramenais toujours des roches et toute sorte de petits animaux que j'élevais à la maison. Je m'intéressais à tout ce qui était dans la nature. J'étais en fait un maniaque de nature», poursuit-il avec enthousiasme.

Lorsque Brian Scullion s'est retrouvé devant ce terrain d'un kilomètre de long qui allait devenir le sien, les ambitions étaient grandes et les projets, nombreux. «J'avais des prérequis. Je recherchais un endroit à proximité d'un cours d'eau, un endroit peu boisé où je pourrais partir de zéro pour créer mon propre microclimat.»

Discuter avec Brian Scullion, c'est avoir l'impression de s'entretenir avec une encyclopédie vivante, mais surtout passionnante. Alors que son entreprise horticole voyait le jour, M. Scullion développa le créneau de la production de végétaux et de plantes ornementales à titre de grossiste et, en parallèle, un service d'aménagement paysager. «J'ai un côté artistique très développé. J'adore la peinture, je joue du piano depuis 35 ans et je maîtrise la guitare. Si j'ai quelque chose en tête, je vais jusqu'au bout. Quand j'ai un objectif, je le vois comme s'il était déjà concrétisé et c'est la même chose quand il s'agit de créer des aménagements paysagers. Je suis capable de visualiser le résultat et ça a sans doute contribué à la notoriété de l'entreprise. C'est quelque chose qui s'est fait naturellement comme si c'était écrit dans le ciel.»

Le jardin qui porte son nom est pour lui une passion, un lieu sans contrainte dont le potentiel ne demande qu'à être exploité. Le Jardin Scullion a ouvert ses portes en 1999 et est devenu un véritable pilier de l'industrie touristique dont la renommée dépasse largement les frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Mon gagne-pain, c'est l'aménagement paysager, c'est-à-dire la pépinière, la vente de végétaux, la production et la réalisation de projets. C'est avec ça que je gagne ma vie. Les bénéfices sont réinvestis dans le jardin qui est ma passion. Quand je travaille dans le jardin, il n'y a pas de limites. Je peux sans cesse l'améliorer et penser à de nouveaux concepts, de nouveaux sentiers, mettre en valeur certains végétaux. La créativité est à son maximum.»

Tous les membres de la famille Scullion s'impliquent dans l'entreprise qui ne cesse de voir naître de nouveaux projets. «L'an prochain, nous ouvrirons au public un jardin de conifères d'un kilomètre de long. À ma connaissance, ce sera un des plus grands jardins de conifères au monde. On y comptera 4,2 kilomètres de sentiers avec hangar et voiturettes électriques. On pourra observer les changements de couleur des végétaux et des conifères à différents moments dans la saison. Ce projet est l'aboutissement des expériences que l'on a faites depuis une dizaine d'années avec des conifères nouveaux. Ceux-ci sont rustiques, donc adaptés à nos conditions climatiques, mais n'ont encore jamais été expérimentés au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ni même au Québec. Il y a du potentiel là-dedans, c'est extraordinaire!»

Pour en savoir davantage sur le Jardin Scullion et son histoire, visitez le jardinscullion.com ou encore mieux, découvrez-le en personne à L'Ascension!

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