Hausse du coût des aliments

Le panier d'épicerie coûtera encore plus cher en 2015

Selon le Food Institute de l'Université de Guelph...

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Selon le Food Institute de l'Université de Guelph en Ontario, il faut s'attendre à une hausse de la facture d'épicerie de 0,3% à 2,4%.

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Sophie Richard
Le Quotidien

(Saguenay) En 2014, le prix de plusieurs aliments, notamment celui des viandes et du poisson, a considérablement grimpé. Si on espérait qu'il rechute pour la nouvelle année, il faudra patienter encore. Selon un rapport du Food Institute de l'Université de Guelph, en Ontario, le panier d'épicerie coûtera encore plus cher aux Canadiens en 2015.

Il faut s'attendre à débourser encore davantage pour nos aliments en 2015. Une hausse qualifiée de légère est à prévoir dans la grande majorité des secteurs alimentaires. On parle ici d'une hausse moyenne variant de 0,3 % à 2,4 %.

Plusieurs facteurs sont responsables d'une telle augmentation. «La situation mondiale affecte le Canada plus que jamais», mentionne Sylvain Charlebois, auteur principal du rapport et professeur au College of Business and Economics à l'Université de Guelph.

Selon ce dernier, l'augmentation du coût de la viande qui a atteint 12,4 % en 2014 comparativement à 5,9 % pour le poisson, est attribuable en partie à une plus grande demande à l'échelle planétaire. «La demande en protéine animale croît très rapidement à travers le monde ce qui fait inévitablement grimper les prix chez nous. Les changements climatiques forcent également les Canadiens à payer davantage pour leurs aliments et à faire des choix différents», explique l'expert.

Il faut également noter que les producteurs bovins et porcins ont connu des années difficiles dernièrement, voyant leurs élevages affectés par diverses épidémies et maladies.

Ainsi, l'augmentation du coût de la viande de même que celle pour le poisson se poursuivra en 2015 (de 3 % à 5 %).

Du côté des légumes, les Canadiens ne seront pas épargnés non plus. Puisqu'en 2014 la Californie a connu d'importantes périodes de sécheresse, et qu'une grande partie des produits importés au Canada provient de cet état, on peut s'attendre à ce que les consommateurs canadiens paient leurs légumes de 3 % à 5 % plus chers cette année.

Le coût des fruits et des noix devrait pour sa part connaître une augmentation variant de 1 % à 3 %.

Malgré tout, le coût des grains devrait rester similaire alors que celui des oeufs et des produits laitiers pourrait même baisser.

Les consommateurs devront donc être plus stratégiques dans leurs achats et magasiner davantage. Pour leur part, les géants de l'industrie alimentaire tenteront certainement d'offrir des prix qui semblent plus avantageux en coupant sur l'emballage et en diminuant les portions.

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