Les Voyageurs éliminés

Le lanceur Derek Côté n'est pas à blâmer... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le lanceur Derek Côté n'est pas à blâmer pour la cuisante défaite puisque cinq des six points qu'il a accordés aux Diamants ne sont pas mérités.

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Forts d'une avance de 3-1 dans la série contre Saguenay, les Diamants de Québec ont été sans pitié face aux Voyageurs qu'ils ont lessivés 10-0 pour ainsi accéder aux quarts de finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

Encore une fois, une mauvaise manche a suffi pour couler les Voyageurs. En fin de troisième, les Diamants qui menaient 1-0 ont en effet réussi à larguer leurs adversaires en inscrivant sept autres points au cours de cette seule manche. Même si le lanceur partant Derek Côté a accordé six points avant de céder sa place à Maxime Bélanger au monticule, un seul était mérité. Les hôtes ont ajouté deux autres points dans la manche suivante pour filer vers la victoire et clore la série 4-1. Leur as lanceur Vincent Ruel a largement contribué à la victoire des siens avec six manches complètes au monticule, vengeant du même coup sa défaite au match initial.

Même s'il était déçu de fermer les livres sur une aussi cinglante défaite, l'entraîneur-chef Martin Pouliot n'en a pas tenu rigueur à ses protégés, d'autant plus qu'ils ont fait de leur mieux malgré l'absence de joueurs d'impact. « Comme dimanche, nous avons eu cette fameuse manche qui n'en finit plus. Je ne pense pas que Derek soit à blâmer. C'est plate un peu, parce qu'on a fait jouer des joueurs qui n'ont à peu près joué à des positions clés. Je ne veux pas jeter le blâme sur personne, au contraire. Mais quand je coachais à Charlesbourg et à Québec, quand on savait que des gars partaient pour les collèges américains, nous avions toujours le luxe de les tasser pour faire jouer davantage ceux qui seraient présents en série. Cette année, avec les Voyageurs, étant donné que nous étions dans une course pour les séries, nous ne pouvions nous permettre ce luxe », a fait valoir le pilote des Jonquiérois.

Soulignons que les Voyageurs ont pu compter sur la présence du Jonquiérois Nicolas Doré, qui est revenu du New Jersey pour donner un coup de main à ses coéquipiers. Mais il n'en demeure pas moins que les Jonquiérois auraient eu besoin des trois autres joueurs qui ont quitté pour les collèges américains pour espérer avoir une chance de vaincre les champions de la saison régulière.

De cette série, Martin Pouliot retient que ses troupes ont livré un bon premier match « où notre lanceur a été meilleur que son adversaire » et qu'elles se sont bien battues lors des matchs à domicile. « Dans les matchs 3 et 5, on a été sortis tôt dans la rencontre, tandis que pour ceux disputés au Saguenay, on a été encore dans le coup en cinquième ou sixième manche. Le résumé de ces quatre parties, c'est une manche qui n'en finit plus où on accorde 5, 6 points sur des erreurs, des buts sur balles, etc. »

« On va faire un bilan dans les prochaines semaines, mais je pense que j'ai fait ma job de directeur gérant. Au cours des deux dernières années, j'ai échangé des joueurs de 22 ans pour acquérir des joueurs de 17-19 ans qui vont rester dans l'équipe pour que le club demeure compétitif », analyse Pouliot, qui se console à l'idée qu'il ne perdra peu ou pas de joueurs l'an prochain en raison de leur âge.

Mentionnons enfin qu'en quart de finale, les Diamants affronteront les Aigles de Trois-Rivières qui ont balayé leur série contre les Alouettes de Charlesbourg.

Martin Pouliot en réflexion

Martin Pouliot savait dans quoi il s'embarquait lorsqu'il a signé un contrat de trois ans comme entraîneur-chef et directeur général des Voyageurs de Saguenay. Mais jeudi soir, interrogé à chaud sur la poursuite de son mandat après la défaite de 10-0 aux mains des Diamants de Québec, le pilote des Jonquiérois a avoué remettre en question son retour à la barre de l'équipe l'an prochain. Il s'accorde quelques semaines de réflexion pour bien peser les pour et les contre avant de confirmer aux dirigeants de l'équipe s'il reviendra ou non pour compléter son mandat.

« Je vais prendre le temps de tout regarder ça comme il faut avant de décider si je vais revenir. J'avoue que je trouverais ça plate que quelque d'autre récolte les fruits des sacrifices faits au cours des deux dernières années, a confié Martin Pouliot, la voix un peu lasse à l'autre bout du fil.

Ce dernier estime avoir pris les décisions qui s'imposaient pour améliorer le club, mais en regardant les résultats de la présente saison, il n'avait pas l'impression que l'équipe avait vraiment progressé. « C'est sûr que c'est à chaud, qu'on vient de perdre et que je suis déçu. Mais on a la même fiche que l'an passé et on a gagné un match dans les séries. Comme coach, je me demande si on a progressé. Et d'un autre côté, je me dis que j'ai fait ce qu'il fallait faire (en échangeant des joueurs de 22 ans l'an dernier et cette année). Il y a des équipes qui sont dans les bas-fonds de la ligue et qui gardent leurs joueurs 22 ans pour essayer de gagner une ronde, tandis que nous, on les échange », ajoute-t-il songeur.

Bien sûr, il estime avoir fait ces sacrifices en se disant que l'année suivante, les joueurs échangés avaient terminé leur stage junior élite, tandis que lui pouvait bâtir le futur avec de jeunes joueurs. Mais la situation actuelle le laisse perplexe. À cela s'ajoute le fait de jouer dans une division très forte et de devoir composer avec un calendrier débalancé. Tous ces éléments feront partie des points qui entreront en ligne de compte dans sa réflexion pour la poursuite de son aventure avec les Voyageurs.




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