Bilan des Voyageurs: le calendrier est à rediscuter

La présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay, et l'entraîneur... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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La présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay, et l'entraîneur Martin Pouliot, ausis directeur général, ont donné une conférence de presse lundi matin.

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Après sa première saison à la barre des Voyageurs de Saguenay, Martin Pouliot estime que l'organisation s'en va dans la bonne direction. L'entraîneur est conscient qu'il reste encore du travail à faire, notamment dans le changement de culture, mais il entrevoit de belles années sur le terrain du stade Richard-Desmeules.

Accompagné de la présidente Audrey Tremblay, Martin Pouliot a dressé lundi matin le bilan de la dernière saison, qui a pris fin au premier tour des séries face aux Aigles de Trois-Rivières.

D'entrée de jeu, l'entraîneur de carrière signale que le calendrier débalancé, axé sur les divisions, n'a pas aidé la formation jonquiéroise. Elle a également connu un lent début de saison pour conclure avec un dossier de 15 victoires et 27 revers. «Notre fiche n'est pas vraiment véridique en raison de notre calendrier difficile», soulève Martin Pouliot, ajoutant que la fiche contre les trois équipes de la division, Québec, Charlesbourg et Trois-Rivières, en plus des champions Montréal, a été de quatre victoires et 16 défaites. «Dans les 22 autres, on joue pour .500», rappelle-t-il, annonçant sans détour que dans la division de Lasalle, Coaticook, Longueuil et Granby, où les quatre équipes ont remporté moins de 20 victoires, les Voyageurs auraient probablement terminé en tête.

«Quand on a joué contre eux, soit on a balayé le programme double, ou on a divisé», indique Pouliot, avouant que le sujet du calendrier débalancé sera chaud lors des réunions hivernales. Il croit avoir plusieurs appuis au sein de ses homologues à travers la Ligue de baseball junior élite du Québec, mais précise qu'un calendrier traditionnel de 42 rencontres ne sera pas mis en place avant la saison 2017.

«Je ne souhaite pas seulement gagner une ou deux rondes en séries, mais le championnat. Ça fait assez longtemps. La dernière édition championne des Voyageurs, en 1989, je jouais», rappelle-t-il.

Culture

À son arrivée en poste l'hiver dernier, Martin Pouliot ne s'était pas défilé. Il avait annoncé vouloir mettre en place une organisation gagnante. Une saison plus tard, son objectif ultime n'a pas changé et il pense s'en aller dans la bonne direction.

«Il ne faut pas que nos vétérans veuillent s'en aller rendus à leurs grosses années. C'est la victoire qui va faire ça. Si on se met à gagner plus régulièrement en saison, personne ne va vouloir quitter le bateau», d'indiquer Martin Pouliot, mentionnant que cette culture ne prendra pas six mois à changer et s'orchestra avec les joueurs des équipes de relève dans le bantam AA et le midget AAA.

«Je l'ai senti tout l'été que le genou baisse vite un peu», d'admettre Pouliot qui aimerait le retour de ses adjoints Keven Denis-Fortier et Steven Langlois. Il souhaite également amener un entraîneur de la région dans le personnel.

Finalement, grâce à une gestion serrée des dépenses, l'organisation bouclera un bilan financier positif d'ici quelques semaines.

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Transactions: reculer pour mieux avancer

Les Voyageurs ont fait un pas en arrière cet été en transigeant les vétérans, dont le lanceur Philippe Saad. Dans l'esprit de Martin Pouliot, cette transaction apportera de très bonnes années de baseball aux Voyageurs.

À la fin juin, le lanceur de dernière année, qui avait demandé une transaction, est passé aux Aigles de Trois-Rivières. En retour, les Voyageurs ont mis la main sur Raphaël John Leblanc et des considérations futures. S'il ne peut en dévoiler plus pour le moment, Martin Pouliot est visiblement très satisfait du retour.

«Elle va faire passer l'organisation à un autre niveau quand on aura tous les morceaux. Il reste à s'assurer que tous les joueurs vont se présenter, mais ça va nous faire monter les marches beaucoup plus vite que prévu», d'annoncer Martin Pouliot qui a par la suite poursuivi un mouvement jeunesse, transigeant Simon Auger et Frédéric D'Amours contre des choix et encore une fois, des considérations futures qui seront connues cet hiver. Pendant ce temps, sur le terrain, les Jonquiérois se battaient pour une place en séries. «C'était le pari que je prenais», d'avancer Pouliot, annonçant que la liste de protection de 18 joueurs sera difficile à établir en raison de la profondeur, ce qui forcera une compétition interne pour le temps de jeu. Un vent de fraîcheur soufflera sur la formation en 2017 avec un bon noyau en place.

«Tu veux des surprises et des jeunes de 18 et 19 ans qui s'imposent rapidement, mais ce sont les gars de 21 et 22 ans qui doivent mener ton équipe», de rappeler Martin Pouliot, qui a bon espoir de pouvoir compter sur le receveur Christopher Stanford la saison prochaine. Il évalue également qu'il aura des lanceurs en quantité suffisante.

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