Une belle soirée... mais pas de victoire

Plus de 800 spectateurs ont assisté au duel... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Plus de 800 spectateurs ont assisté au duel entre les Aigles et les Voyageurs. Malheureusement, leurs favoris n'ont pas su les rendre heureux.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Une avance de 1-0 dans la série face aux Aigles de Trois-Rivières, une belle soirée d'été comme on n'en a rarement vu cette année et une foule enthousiaste de plus de 800 amateurs au Stade Richard-Desmeules. Tout semblait être en place pour que les locaux poursuivent sur leur lancée amorcée la veille, mais une fois de plus, les spectateurs sont repartis bredouilles, à la suite d'une défaite de 5 à 2 de leurs favoris.

Les Aigles ont donc nivelé les chances dans cette série trois de cinq qui se poursuivra jeudi soir, au stade Maskinongé. Si les Trifluviens ont démontré une meilleure concentration que lors du premier duel, les Voyageurs n'ont qu'eux à blâmer pour ce résultat décevant. Ils ont officiellement commis quatre erreurs, ouvrant la porte toute grande à leurs rivaux.

La cinquième manche a été particulièrement hasardeuse. Des balles échappées au champ extérieur ont permis aux Aigles d'inscrire quatre points. Un déficit de 2-1 s'est du même coup transformé en avance de trois points, ce qui a eu pour effet de faire taire une foule médusée.

«La balle échappée dans le champ gauche sur un ballon nous a fait mal, a reconnu l'entraîneur des Voyageurs, Martin Pouliot, en faisant référence à la claque de Francis Désilets qui n'a pas été maîtrisée par Jason Vallières. Le pire, c'est que ce n'est pas la première fois que ça arrive cette saison. Il y a une couple de joueurs qui n'avaient pas été utilisés beaucoup et ce soir (mardi), on leur a demandé de jouer un match numéro deux d'une série. On ne peut pas s'attendre à des miracles, mais ça va dans l'attitude. Quand tu joues sur les talons et que tu as peur de faire des erreurs, c'est à ce moment qu'elles vont arriver. Le fait d'échapper des ballons m'agace. Dans le junior élite, ce n'est pas normal que j'aie à retenir mon souffle sur les balles frappées dans le champ. On a fait le décompte avec les entraîneurs et ça fait environ 25 balles échappées par nos voltigeurs depuis le début de la saison.»

Les Voyageurs avaient pourtant mis les spectateurs dans le coup en fin de quatrième. Mathieu Tremblay n'a fait qu'une bouchée de la rapide de Joey Toupin, en réussissant un retentissant coup de circuit de deux points.

«Je pensais que son circuit allait nous propulser, a avoué Pouliot. On n'avait toujours pas réussi de coup sûr avant cette manche et Mathieu a frappé une bombe. On dirait qu'on n'a pas réussi à savourer la longue balle. Si on revient avec une bonne manche par la suite, on conserve notre momentum. Au lieu de ça, on leur a transféré.»

Martin Pouliot n'avait rien à reprocher à son lanceur partant Derek Côté, retiré du match au cours de cette cinquième manche fatidique. Jean-Michel Tremblay a aussi bien fait en relève. Le coach en chef désire maintenant voir une attitude de conquérant de la part de sa troupe, ce qu'il n'a pas vu dans son discours d'après-match.

«Il faut se relever, a martelé Pouliot. C'est une série deux de trois, ce n'est pas le temps d'avoir une face de carême. On veut prouver qu'on est capable de jouer contre eux et c'est l'occasion de le faire. Revenons rapidement sur terre.»

Les Voyageurs ont perdu les services de Samuel Sirois-Paradis, touché à une épaule lors d'une glissade au premier coussin. Martin Pouliot espère qu'une journée de repos lui permettra de se rétablir à temps pour la partie de jeudi. Keven Fortin devrait être le lanceur partant.

Une équipe en contrôle

Dans l'autre vestiaire, le pilote des Aigles, Jean-Philippe Lemay, était conscient que ses joueurs ne pouvaient se permettre de revenir à la maison en retard 0-2 dans la série.

«On est habitué de venir au Saguenay et l'énergie du stade, on aime ça, a souligné Lemay. On carbure à ça plutôt que d'en être intimidé. On se devait de rebondir et c'est ce qu'on a fait. Il n'y a rien d'acquis pour nous. Au cours des trois premiers matchs de la série, je m'attendais à de bons duels de lanceurs. Dans le meilleur des scénarios, on ne voulait pas échapper le premier match à domicile, mais on n'a pas su aller chercher ce premier gain. C'était donc important de revenir fort sur la route.»

Le partant des Aigles, Joey Toupin, a été fidèle à lui-même. En sept manches de travail, le droitier a espacé cinq coups sûrs, en plus de passer cinq frappeurs dans la mitaine. Jean-Philippe Lemay était plus ou moins surpris de l'étoffe de son artilleur de 20 ans.

«Ce n'est pas la première fois qu'il se fait confier la balle pour des missions importantes et il a su la relever avec brio encore une fois, a-t-il louangé. Il a trouvé le moyen de se sortir d'une quatrième manche un peu plus difficile et il a terminé la soirée avec un match complet.»

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